Traitement de l'asthme et cancer 2010

Traitement de l'asthme

L'asthme ne peut pas être guéri, mais ses symptômes peuvent être soulagés. Une personne atteinte d'asthme bien traité devrait être en mesure de vivre une vie active et presque libre de symptômes.

L'asthme est une maladie chronique. On en est atteint même lorsqu'on ne ressent aucun symptôme. Pour demeurer en santé, vous devez gérer votre asthme en tout temps.

Comment gérer l'asthme : suivez ces étapes

  1. Collaborez avec votre médecin pour atteindre la maîtrise de vos symptômes d'asthme
  2. Suivez à la lettre votre plan d'action contre l'asthme
  3. Évitez vos déclencheurs d'asthme: la fumée, l'air froid, etc.
  4. Évitez vos inducteurs d'asthme: vos allergies, les virus, etc.
  5. Utilisez conformément vos médicaments
  6. Sachez quoi faire lors d'une crise d'asthme
1. Collaborez avec votre médecin pour atteindre la maîtrise de vos symptômes d'asthme

Pour la plupart des personnes atteintes d'asthme, il est possible d'achever une bonne maîtrise de la maladie. Si vous ressentez des symptômes d'asthme souvent ou si encore vous avez des crises d'asthme, il est probable que vous n'avez pas atteint le degré de maîtrise faisable. Rendez visite chez le médecin, et demandez de l'aide afin d'atteindre une meilleure maîtrise.

Signes d'un bon contrôle sur vos symptômes d'asthme

Vous êtes en plein contrôle de vos symptômes d'asthme, si :

  • Vos symptômes apparaissent moins de quatre fois par semaine durant le jour;
  • Vous ne manquez pas de jours de classe ou de travail en raison de vos symptômes d'asthme;
  • Votre activité physique n'est pas limitée;
  • Les symptômes qui nuisent à votre sommeil apparaissent moins d'une fois par semaine;
  • Vous utilisez votre inhalateur de secours contre l'asthme (pompe bleue) au plus trois fois par semaine
Signes d'une mauvaise contrôle sur vos symptômes d'asthme

Les symptômes de l'asthme peuvent s'aggraver lentement. En reconnaissant les signes précurseurs d'un manque de contrôle sur vos symptômes d'asthme, vous pouvez prévenir un épisode d'asthme. Voici quelques symptômes qui indiquent que l'asthme est hors de contrôle :

  • Une toux, une respiration sifflante ou un essoufflement vous réveille plus d'une fois par semaine;
  • Votre inhalateur de secours (pompe bleue) ne soulage pas aussi rapidement ou efficacement les symptômes d'asthme;
  • Vous utilisez votre médicament de secours plus de 3 fois par semaine;
  • vos symptômes d'asthme vous empêchent de pratiquer vos activités régulières, notamment l'exercice physique.

Si vous ressentez un de ces signes, consultez votre médecin ou suivez à la lettre les instructions énoncées dans votre plan d'action contre l'asthme.

Si vous ne possédez pas de plan d'action contre l'asthme, reproduisez-en un et demandez à votre médecin de vous aider à le remplir. En outre, demandez-lui de vous expliquer ce que vous devez faire en cas de problèmes d'asthme. Consultez un éducateur certifié dans le domaine de l'asthme (ECA) pour une explication sur la façon d'utiliser votre plan d'action contre l'asthme et la prise en charge de vos symptômes d'asthme.

2. Suivez à la lettre votre plan d'action contre l'asthme

Un plan d'action contre l'asthme vous aide à éliminer les devinettes dans la gestion de votre maladie. (Cliquez ici pour obtenir un plan d'action contre l'asthme - PDF) Les études ont révélés que les personnes qui suivent leur plan d'action contre l'asthme achèvent une meilleure maîtrise de leur maladie.

Ce plan d'action contre l'asthme précise;

  • Les symptômes que vous devez surveiller;
  • Ce qui signifient vos symptômes
  • Comment régler vos médicaments dépendamment de vos symptômes;
  • Quel est le moment opportun pour consulter votre médecin ou composer le 911

Demandez à votre médecin de vous rédiger un plan d'action contre l'asthme. Assurez-vous que vous comprenez les directive du plan. Un Éducateur certifié dans le domaine d'asthme peut vous aider à comprendre la façon d'utiliser votre plan d'action.





Journal sur l'asthme

Ce journal sur l'asthme peut vous aider à consigner vos symptômes; vous pouvez l'utiliser pour les décrire quotidiennement. En travaillant avec votre médecin ou votre Éducateur certifié dans le domaine d'asthme, vous pourrez utiliser votre journal sur l'asthme pour déterminer votre modèle de symptômes d'asthme - et préciser les journées ou les périodes du jour durant lesquelles vos symptômes s'aggravent. En plus, le journal sur l'asthme indique toute modification de posologie des médicaments qui soulagent vos symptômes d'asthme.

Téléchargez votre journal sur l'asthme (PDF).

3. Évitez vos déclencheurs d'asthme

Veiller à rester loin des éléments qui aggravent l'asthme est la meilleure façon de contrôler votre condition. Les déclencheurs d'asthme sont des choses qui empirent vos symptômes en causant les muscles qui entourent vos voies respiratoires à se resserrer et se contracter. Ainsi vos voies respiratoires se rétrécissent et laissent moins d'espace pour la circulation de l'air.

Les symptômes provoqués par les déclencheurs d'asthme :

Les personnes atteintes d'asthme peuvent posséder un ou plusieurs déclencheurs d'asthme - les déclencheurs sont différents d'une personne à l'autre. Étant donné que l'asthme de chaque personne est déclenché par des éléments différents, il est très important de bien connaître vos propres déclencheurs.

Les déclencheurs courants d'asthme et comment les éviter

Que puis-je faire pour les éviter?

Exercice

L'exercice est un déclencheur pour plusieurs personnes atteintes d'asthme, surtout si l'asthme est mal contrôlé

  • Assurez-vous de bien contrôler votre asthme avant de faire des exercices physiques
  • Échauffez-vous lentement avant d'amorcer les exercices; récupérez après les exercices
  • Gardez à portée de la main votre inhalateur de secours
  • Observez à la lettre votre plan d'action contre l'asthme; utilisez votre inhalateur de secours (pompe bleue) avant et durant les exercices
  • Prolongez lentement vos périodes d'exercice afin de vous mettre en meilleure forme
  • Pour en savoir davantage sur l'exercice et l'asthme

Air froid
(i.e. À l'extérieur ou à la patinoire)

  • Portez sur votre visage un foulard lâche ou un masque de protection contre l'air froid pour permettre à l'air de s'humidifier et de se réchauffer
  • Respirez par le nez; votre nez peut humidifier et réchauffer l'air
  • Si votre médecin le conseille, utilisez votre inhalateur de secours (pompe bleue - broncho-dilatateur ordinaire) avant de sortir

Émanations
Air intérieur ou extérieur

Les produits chimiques domestiques qui produisent de fortes émanations (produit pour nettoyer le four) peuvent déclencher des symptômes, tout comme la fumée des foyers et des poêles à bois.

  • Utilisez des marques non toxiques de produits de nettoyage
  • Demandez à un autre membre de la famille ou à un ami de s'occuper des tâches ménagères et du nettoyage
  • Portez un masque de protection lorsque vous utilisez des produits chimiques

Air chaud et humide

  • Durant les journées très chaudes et humides, et surtout en présence de smog - demeurez à l'intérieur (à l'air climatisé)

Produits parfumés

Les fortes odeurs des parfums et des flacons de parfum, de l'assouplisseur de tissus, des assainisseurs d'air (et de plusieurs autres produits) peuvent aggraver les symptômes d'asthme.

Pour en savoir davantage sur les parfums et sur la façon de les éviter

  • Évitez d'utiliser des parfums et demandez à vos collègues de travail et aux personnes qui cohabitent avec vous de les éviter
  • N'utilisez pas de savon, de lotion, de shampooing ou de détersif parfumé. Pour en savoir davantage sur les parfums

Perturbation émotive, anxiété
Le stress, le rire ou la peine peuvent aggraver les symptômes d'asthme.

Le sentiment d'anxiété liée à une éventuelle crise d'asthme peut aggraver votre condition asthmatique.

Un Éducateur certifié dans le domaine de l'asthme (ECA) peut vous aider à comprendre votre asthme, à savoir à quoi vous attendre et quoi faire si vous ressentez l'apparition imminente des symptômes

Si vous savez quoi faire en situation de problèmes de respiration, vous pourrez vous sentir en plein contrôle et moins anxieux.

Hormones

Certaines femmes remarquent une aggravation des symptômes d'asthme au moment de leurs menstruations.

La grossesse peut aussi influencer les symptômes d'asthme.

Fumée et fumée secondaire
de la cigarette, du cigare, de la pipe et de la marijuana.

La fumée circule longtemps après que la cigarette est écrasée et la fumée en suspension peut aggraver les symptômes d'asthme.

La fumée pénètre dans les vêtements et les cheveux, dans les tissus, le mobilier, les murs et les animaux en peluche. La fumée ne peut pas être éliminée d'une pièce en ouvrant simplement une fenêtre ou en fumant près du foyer.

La fumée emprisonnée dans tous ces endroits continue d'aggraver les symptômes d'asthme, même après que la cigarette a été écrasée.

Autres déclencheurs d'asthme : aliments, boissons et médicaments

Les déclencheurs, pour la majorité des gens, sont inspirés (respirés). Cependant, les symptômes d'asthme peuvent en plus être déclenchés par ce que vous mangez, buvez ou avalez, comme des médicaments. En voici quelques exemples :

  • Les sulfites (préservation des aliments - fruits secs et vin rouge);
  • Le glutamate monosodique - GMS (exhausteur de goût ajouté à certains aliments);
  • L'aspirine (ne laissez jamais un enfant ou un adolescent prendre une aspirine).

Certains personnes atteintes d'asthme ont en plus des allergies alimentaires. Les personnes qui souffrent d'une allergie qui cause des chocs anaphylactiques devraient toujours avoir en leur possession leur trousse d'épinéphrine (EpiPenMD, EpiPen Jr.MD, TwinjectMD).

4. Évitez vos inducteurs d'asthme

Inducteurs d'asthme sont des choses qui gonflent les voies respiratoires, les rougissent et les remplissent de mucosités.

Les inducteurs d'asthme courants sont
Les inducteurs d'asthme causent des symptômes qui peuvent :
Infections virales: rhume, grippes, et autres virus

Les virus qui causent le rhume et la grippe peuvent infecter les voies respiratoires et les poumons. Les infections virales sont des causes communes des symptômes d'asthme, surtout chez les enfants.

Voici quelques virus qui peuvent causer des infections aux poumons et aux voies respiratoires :

Comment combattre les virus

Comment puis-je savoir quels sont mes déclencheurs et mes inducteurs ?

Il sera peut-être difficile de déterminer les déclencheurs et les inducteurs de vos symptômes d'asthme. Il est important de porter une attention particulière à toute aggravation de vos symptômes. Est-ce que les symptômes s'aggravent lorsque l'air est froid ou lorsque vous êtes près du chat du voisin? Si vous portez une attention particulière à vos symptômes, vous aurez des indices relatifs à vos déclencheurs.

Utilisez un journal sur l'asthme pour consigner vos symptômes. Montrez votre journal au médecin ou à Éducateur certifié dans le domaine d'asthme pour obtenir de l'aide.

Vous pouvez connaître vos allergies en recevant des tests d'allergie, dont le test cutané.

Les déclencheurs et inducteurs d'asthme travaillent ensemble pour aggraver vos symptômes

N'oubliez pas qu'une combinaison d'éléments peut déclencher les symptômes d'asthme. Par exemple, si vos voies respiratoires sont déjà gonflées parce que vous avez une infection pulmonaire et si vous entrez dans une pièce pleine de fumée, elles seront moins capables de composer avec la fumée. Les deux déclencheurs - le virus du rhume et la fumée - travaillent ensemble pour aggraver vos symptômes d'asthme.

Inutile d'éliminer tous les déclencheurs et inducteurs possibles : Enlevez uniquement ceux qui vous dérangent

Il est dispendieux et chronophage de se départir de tous les déclencheurs possibles, tant à la maison qu'au travail. Certaines personnes dépensent parfois beaucoup d'argent pour éliminer les déclencheurs qui affectent d'autres personnes, mais qui ne sont pas des déclencheurs pour eux-mêmes. En fin de compte, elles sont peut-être toujours exposées aux éléments qui déclenchent leur propre asthme. Par exemple, elles se départissent de leur chien, même si le pollen est réellement le déclencheur de leurs symptômes d'asthme. Il est inutile d'éliminer tous les déclencheurs possibles d'asthme - uniquement ceux qui vous dérangent.

5. Utilisez conformément vos médicaments

Pour bien gérer votre asthme, il est très important de prendre vos médicaments tels que prescrits par votre médecin. En prenant vos médicaments de façon régulière, vous pouvez éviter des crises d'asthme.

L'asthme est une maladie chronique. On en est atteint même lorsqu'on ne ressent aucun symptôme. Pour demeurer en sante, vous devez gérer votre asthme en tout temps.

Actualités 2010: Le cancer des ovaires asphyxié par l'Avastin

Le cancer des ovaires est un des plus dévastateurs de par son taux de mortalité. Actuellement, les traitements se limitent à la chirurgie et à la chimiothérapie. Les résultats d’une étude clinique en phase III démontrent qu’un troisième type de traitement est efficace contre le cancer des ovaires.

Le cancer des ovaires est classé cinquième pour le taux de mortalité et porte même la triste première place parmi les cancers du système reproducteur. Les nouveautés dans le domaine de la lutte contre ce cancer sont donc toujours vivement attendues.

C’est à Chicago, lors du 46e congrès annuel de l'American Society of Clinical Oncology (ASCO), qu’une étude clinique menée par un réseau de chercheurs connu comme le Gynecologic Oncology Group (GOG) vient d'être présentée. Elle démontre l’efficacité de l’association d’un troisième type de traitement aux deux autres déjà existants (chirurgie et chimiothérapie). Ce cocktail ralentirait significativement la progression de la maladie, en agissant non pas directement sur les cellules cancéreuses mais sur leur environnement.

Les tissus cancéreux qui ne cessent de se développer sont gourmands en oxygène et en nutriments. La protéine VEGF, facteur de croissance de l'endothélium vasculaire, favorise l’apparition et la croissance de nouveaux vaisseaux sanguins vers les tissus tumoraux, afin de palier ces besoins. Les chercheurs ont donc choisi de s’attaquer à cette protéine, dont l’absence asphyxierait la tumeur.

L’Avastin ralentit l’angiognèse

Le médicament est en fait un anticorps monoclonal humain qui inhibe l’action du VEGF. Son action antitumorale a déjà été démontrée pour différents cancers métastatiques, dont le cancer du côlon, du sein, de foie, du cerveau et du poumon.

L’étude inclut 1.873 femmes, ayant préalablement subi une intervention chirurgicale afin d’éliminer au maximum les tissus cancéreux. Les femmes soumises à l’étude clinique ont ensuite suivi un des trois traitements suivants : la chimiothérapie classique associée à un placebo suivie de l’administration du placebo sur une durée de 10 mois ; la chimiothérapie classique additionnée d’Avastin, suivie du placebo ; la chimiothérapie classique additionnée d’Avastin, suivie de l’Avastin.

Les résultats sont encourageants : les femmes bénéficiant de l’Avastin n’ont pas constaté d’évolution de la maladie pendant 14,1 mois, contre 10,3 mois pour celles qui ont reçu le traitement classique. Espérons que pour le 47e congrès annuel de l'ASCO l'an prochain, les chiffres seront encore meilleurs.


VIVRE AVEC UN CANCER 2010

Alors que la recherche progresse, la médecine n'aurait-elle pas oublié la dimension humaine du traitement du cancer ? Mieux comprendre les effets immédiats sur la vie du patient et de son entourage, mieux les soutenir… sont autant d'objectifs de la prise en charge. Doctissimo lève le voile sur les conséquences de cette terrible maladie.


Symptômes du cancer et image de soi

Au quotidien, la maladie s'accompagne de symptômes difficiles à vivre : fatigue, douleurs… De plus, bien qu'étant de plus en plus efficaces et personnalisés, les traitements ne sont pas dénués d'effets secondaires. Doctissimo vous aide à mieux gérer ces symptômes.

Les conséquences du cancer sur le couple et la famille

Au-delà de l'organe touché et du poids des traitements, le retentissement du cancer sur la vie intime et familiale est important. Vie de couple, sexualité, projet de grossesse… Découvrez les répercussions invisibles de la maladie et les moyens d'y faire face.

Les blessures psychologiques

Alors que la recherche médicale progresse, l'accompagnement psychologique des patients n'est pas toujours à la hauteur. Pourtant, le cancer ne s'attaque pas uniquement à l'organisme, les conséquences psychologiques peuvent miner la qualité de vie et l'estime de soi. Découvrez les atouts et les limites des dispositifs de soutien.

Droits, démarches, soutien… Où trouver de l'aide ?

Pour améliorer le quotidien des malades, de nombreuses associations proposent des conseils et des services répondant à leurs attentes. Découvrez notre sélection de contacts et des informations utiles pour vos démarches (y compris les possibilités d'hospitalisation à domicile).

Pour un nouveau regard sur les cancers

Traduisant les nouveaux objectifs du Plan Cancer, une nouvelle campagne souhaite changer le regard de la société sur les cancers. Aujourd'hui, alors qu'on guérit un cancer sur deux, la prise en charge doit davantage s'attacher aux effets de la maladie sur la qualité de vie du patient et de son entourage. Elle doit aussi préparer l'après-cancer.

Dans le prolongement de la campagne "Nous sommes 2 millions de héros ordinaires" menée en 2007, l'institut national du cancer souhaite changer le regard de la société sur les cancers à travers une nouvelle campagne. Perrine, Anne, Michel, Vanessa, Christophe nous livrent des témoignages émouvants qui permettent de lutter contre des idées reçues.

Les témoignages vrais de 9 héros ordinaires

Malgré les progrès accomplis ces dernières années notamment en matière de traitement, la perception du cancer est encore souvent liée à un sentiment de fatalité et de mort annoncée. L'objectif de cette nouvelle campagne1 est de donner à voir une réalité plus juste de cette maladie complexe, douloureuse mais porteuse d'espoir, une réalité dans laquelle l'après-maladie occupe aujourd'hui une place centrale.

Voir les témoignages

Afin d'incarner la vie pendant et après la maladie, neuf "héros ordinaires" évoquent le cancer dans son rapport au temps, l'après cancer, mais également le rôle fondamental de l'entourage et de la vie sociale. Ces films seront ainsi diffusés tous les week-ends, pendant six semaines, sur les chaînes hertziennes. En plus de ces spots, le site de l'INCa consacre un espace "Cancers, il y a des moyens d'agir" destiné au grand public.

Une perception déformée du cancer

Le cancer occupe une place particulière aux yeux de la population : il demeure encore aujourd'hui perçu comme la maladie grave par excellence. En effet, selon la dernière édition du baromètre cancer de l'INPES2, 92,3 % des Français citent spontanément le cancer parmi les trois maladies qu'ils jugent les plus graves, loin devant le sida (65,2 %) et les maladies cardio-vasculaires (30,1 %). Au regard des progrès thérapeutiques accomplis ces dernières décennies, l'association exclusive avec la mort est en cependant train de se distendre.

Les différentes études réalisées depuis 2005 montrent qu'une très forte majorité de personnes interrogées (près de 9 sur 10) approuvent l'idée qu'"aujourd'hui on sait guérir de nombreux cancers" ou que "les cancers se soignent de mieux en mieux", à l'encontre du caractère incurable qui était souvent, il y a peu encore, attribué à cette maladie. Par comparaison, une enquête réalisée en 1998 par Ipsos pour la Ligue contre le cancer3 montrait que près de la moitié des répondants (47 %) considéraient alors le cancer comme incurable.

Travail, finances, vie privée… Les autres méfaits du cancer

La baisse de la mortalité, principal objectif des précédents Plans cancer, permet de constater un nombre croissant de personnes ayant rencontré le cancer. Aujourd'hui, il est nécessaire de se mobiliser pour leur permettre de reprendre leur place dans la vie sociale et professionnelle.

Plus de 60 % des cancers sont curables et pour certaines localisations (thyroïde, testicule, sein, certains cancers cutanés, leucémies de l'enfant notamment), ce taux est encore très supérieur. Anticiper la vie après le cancer dès les premiers temps de la maladie et repérer les éventuelles difficultés médicales, sociales et professionnelles auxquelles le patient pourra être confronté pendant le traitement et après, constituent des attentes fortes des patients. La recherche de solutions adaptées à chaque personne, la lutte contre toute forme d'exclusion sont également des axes prioritaires.

Recherche sur le cancer 2010

La recherche sur la nature biologique du cancer requiert une approche interdisciplinaire et polyvalente. Pour mieux comprendre cette maladie trop répandue, la solution repose sur une étroite collaboration entre chercheurs fondamentaux et cliniciens. Le pavillon de recherche sur le cancer de McGill réunit sous un même toit des chercheurs de renommée mondiale du Centre de recherche sur le cancer Rosalind et Morris Goodman, afin d’examiner les interactions entre les gènes et les protéines, et de déterminer leurs rôles dans le processus cancéreux. Les scientifiques concentreront leurs efforts sur cinq grands axes de recherche : cancer du sein, développement embryonnaire et cancer, cellules souches et signalisation, métabolisme et cancer, et altérations et instabilité de l’ADN.

« Jouissant d’une solide tradition d’excellence dans ce domaine, le nouveau pavillon de recherche sur le cancer permettra à McGill d’exprimer son plein potentiel en matière de recherche sur le cancer, accélérant ainsi le rythme des découvertes scientifiques et améliorant la qualité de vie des patients atteints du cancer. »

Michel L. Tremblay, Chercheur principal, Cancer

Remodeler le paysage de la recherche sur le cancer

Lorsque le Dr Michel Tremblay devient directeur du Centre de recherche sur le cancer de McGill (CCM) en 2000, il rêve d’améliorer et d’agrandir l’espace destiné aux cancérologues de renommée mondiale de McGill. L’inauguration du nouveau pavillon de recherche sur le cancer, qui marque les 30 années exceptionnelles du Centre de recherche sur le cancer de McGill, concrétise sa vision. « Mes collègues et moi avons façonné un nouveau centre de recherche sur le cancer en Amérique du Nord », affirme-t-il.

Bâti sur le flanc du Mont-Royal, le pavillon de recherche sur le cancer fait passer le Centre de recherche Goodman de 10 000 à quelque 34 000 pieds carrés. De facture moderne, ses laboratoires délaissent « les salles individuelles classiques au profit d’espaces ouverts où les chercheurs travaillent côte à côte en collaboration et partagent les produits chimiques, le matériel et les installations », précise le Dr Tremblay. « Cette approche de la recherche est beaucoup plus profitable sur les plans de la science, de l’efficience et des économies d’argent. »

chercheurs qui concentreront leurs efforts sur le cancer du sein, le développement embryonnaire et le cancer, les cellules souches cancéreuses et la signalisation cellulaire, le métabolisme et le cancer, le dommage à l’ADN et la mort cellulaire. Quelque 160 chercheurs partageront les installations du pavillon avec 40 autres venant des laboratoires d’origine du Centre de recherche sur le cancer de McGill, situés dans le pavillon adjacent des sciences médicales McIntyre, en cours de rénovation additionnelle jusqu’au printemps de 2009.

Cancérologue accompli depuis plus de 25 ans, le Dr Tremblay sait que la recherche scientifique de qualité est souvent le fruit d’un travail d’équipe issu « de la conjonction des bonnes personnes et de technologies à la pointe de l’innovation. » Aux nombreux scientifiques chevronnés du Centre de recherche Goodman s’ajoutent sept nouveaux membres du corps professoral qui se réjouissent de pouvoir bénéficier d’une infrastructure ultramoderne.

Le pavillon de recherche sur le cancer remodèle le paysage de la cancérologie à l’Université McGill et sera source d’un flot ininterrompu de nouvelles idées et technologies qui feront avancer la prévention, le diagnostic et le traitement du cancer, dans l’intérêt des patients du Québec, du Canada et du monde.

La recherche sur le cancer 2010

Sur la place de Boston, la priorité des sociétés pharmaceutiques est la recherche sur le cancer. La société française Sanofi-Aventis, par exemple, basé à Cambridge vient de décider de changer sa plateforme protéomique pour une plateforme de recherche dédiée à la recherche oncologique. Cette situation à Boston rejoint une priorité nationale mise en avant par l'Administration Obama. Signe de la volonté du gouvernement de donner une impulsion à ce secteur, le président Barack Obama vient de nommer à la tête de l'Institut National du Cancer (NCI), Harold Varmus, ancien directeur du NIH (National Institute of Health) sous la présidence de Clinton et prix Nobel de Physiologie et de Médecine en 1989.

Le NCI est une institution affiliée au NIH et à l'Agence nationale pour la santé humaine (HHS). En 2009, le budget consacré à l'institut national du cancer a atteint 4,81 milliards de dollars. En septembre 2009, le président Obama avait également prévu une rallonge budgétaire d'un milliard de dollars destiné à la recherche sur la génétique du cancer. Le budget prévisionnel de 2011 s'établira à 5,3 milliards de dollars (+ 3,2% par rapport à 2010)[1] soit 16,5% du budget prévisionnel du NIH.

Plusieurs institutions de Boston se consacrent à la recherche sur le cancer ; on peut citer :
- Le Dana Farber cancer Institute fondé en 1947 par le Dr Farber avec 270 millions en 2009 de budget de recherche financé majoritairement par le NCI.
- Le centre du cancer du MGH (Massachusetts General Hospital). Ce dernier conduit le plus important programme de recherche du milieu hospitalier aux Etats-Unis, avec un budget de recherche annuel de plus de 600 millions de dollars qui alimentent de grands centres de recherche sur le SIDA, les maladies cardio-vasculaires, le cancer, etc.
- L'institut Koch. Il s'agit d'un tout nouveau centre abrité par le MIT suite à un don de 100 millions de dollars venant des Industries Koch. Ce nouvel établissement se consacrera à la recherche sur le cancer en partenariat avec les laboratoires du MIT, du Broad Institute et de Harvard.

Les financements fédéraux pour la recherche sur le cancer dans le Massachusetts proviennent non seulement du NCI mais d'autres agences telles que le ministère de la défense (DoD). A titre d'exemple, le professeur Richard Junghans, de Boston University, a très récemment reçu une subvention du DoD, appelée "Impact Award"[2]. Ses travaux de recherche portent sur la reprogrammation du système immunitaire des patientes atteints de cancer.

Le MBC (Massachusetts Biotechnology Council), qui regroupe l'ensemble des industriels des sciences de la vie du Massachusetts, souhaite également s'inscrire dans le mouvement. Le MBC vient de lancer un appel en direction de ses membres pour lever 1,4 million de dollars afin de soutenir la recherche contre le cancer. Le MBC travaille en étroite collaboration avec l'ACS (American Cancer Society). L'objectif final de ce rapprochement est de financer pour l'ACS, dès cette année, 12 bourses postdoctorales de trois ans d'une valeur unitaire de 140.000 dollars. Deux membres importants du MBC ont promis une contribution sous forme d'une bourse : il s'agit AstraZeneca et Novartis AG, respectivement installées à Waltham et à Cambridge.

Ces initiatives démontrent la mobilisation des institutions scientifiques dans le domaine de la recherche sur le cancer. Ce mouvement va de pair avec l'implication des sociétés pharmaceutiques installées sur la place de Boston. Parmi elles, on trouve naturellement Pfizer, Genzyme et Sanofi.

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[2] Impact Award est un ensemble de subvention qui soutient des idées ou des projets de recherche axés sur les questions scientifiques et cliniques du cancer du sein. Le programme de financement s'élève à 17 millions de dollars

Maladie cancer 2010, mise à jour des données

Description

Il existe plus de 100 différents types de cancer. La maladie peut toucher presque n'importe quel organe du corps, de la peau au côlon. Les cancers les plus fréquemment rencontrés en Amérique du Nord sont le cancer du poumon, le cancer du sein et le cancer de la prostate. On distingue quatre principaux groupes de cancers :

  • les carcinomes sont les tumeurs qui prennent naissance dans le revêtement extérieur ou intérieur des organes internes (appelé tissu épithélial) et sur la surface extérieure du corps.
  • les leucémies sont les cancers des éléments constituants du sang.
  • les lymphomes sont les tumeurs qui se forment dans le système lymphatique.
  • les sarcomes sont les tumeurs qui prennent naissance dans le tissu conjonctif, comme les os et le cartilage

Pour assurer la croissance de notre corps, certaines cellules se divisent et se multiplient pour créer de nouveaux tissus alors que d'autres cellules (comme celles des muscles ou des nerfs) ne se divisent ni ne se multiplient. Notre corps possède des gènes spécifiques, appelés oncogènes, qui régissent la capacité des cellules de se diviser et de se développer. Par ailleurs, des gènes appelés gènes suppresseurs de tumeur ordonnent aux cellules d'arrêter leur processus de division. Le cancer se produit lorsque les oncogènes sont « activés » à un moment inapproprié, ou les gènes suppresseurs de tumeur sont inactivés quand ils devraient entrer en action. Il en résulte une croissance excessive qui prend la forme des tumeurs.

Les cellules cancéreuses passent par différents stades à mesure qu'elles se divisent et se multiplient pour former une tumeur. Au début, des cellules normales se divisent plus rapidement qu'elles ne devraient et le nombre total de cellules augmente. On parle alors d'une hyperplasie. Au deuxième stade, appelé dysplasie, les nouvelles cellules cancéreuses deviennent déformées. Elles constituent alors un amas croissant de cellules, appelé tumeur primitive. La tumeur commence à pousser et à écraser les cellules voisines. À mesure qu'elle grossit, elle se creuse un chemin et envahit les cellules voisines - ce processus s'appelle invasion. Lorsque les cellules cancéreuses atteignent un vaisseau sanguin ou un ganglion, elles peuvent emprunter la circulation sanguine ou le liquide lymphatique pour se rendre à d'autres parties du corps où elles recommencent à se diviser. Ce processus s'appelle métastase, ce qui signifie que le cancer s'est propagé à d'autres régions du corps.

Plus que toute autre maladie, le cancer fait peur. Cependant, beaucoup de cancers peuvent être traités maintenant et mis en rémission. Cela signifie que le traitement fait disparaître toute trace de cancer dans l'organisme. Par exemple, les personnes atteintes du cancer de la prostate, de la vessie, de la peau, de l'utérus ou du sein peuvent avoir au moins 80 % de chances de vivre sans cancer cinq ans après leur diagnostic, à condition que le cancer soit détecté et traité dès ses débuts.

Causes

On ignore la cause exacte du cancer, mais différents facteurs peuvent jouer un rôle dans ce processus. Les facteurs génétiques ont été associés à certaines formes de cancer, mais moins de 10 % des cancers sont héréditaires. Environ 5 % des cancers du sein sont associés à des gènes mutés appelés BRCA1 et BRCA2. Ces deux gènes héréditaires sont responsables d'environ 50 % des formes héréditaires de cancer du sein. La majorité des formes de cancer sont causées par des mutations génétiques de cellules qui se produisent pendant la vie d'une personne, sous l'influence de facteurs environnementaux comme l'usage du tabac ou l'exposition à la radiation. Voici les facteurs environnementaux qui peuvent causer un cancer chez les personnes exposées :

  • Tabagisme : Le tabagisme cause le cancer du poumon; il est aussi associé à un plus grand risque de cancer de la bouche, du larynx, de l'œsophage, de la vessie et du col de l'utérus.
  • Substances chimiques : L'exposition aux colorants industriels, à l'asbestos et au benzène est associée au cancer.
  • Rayonnement ionisant : Le lien entre le rayonnement ionisant et le cancer a déjà été établi, mais l'on ignore quelle quantité de rayonnement pourrait augmenter le risque de cancer.
  • Virus : Certains virus, comme le virus de l'immunodéficience humaine (VIH, responsable du SIDA), sont associés à un plus grand risque de cancer du foie, de lymphomes et de sarcomes. D'autres virus, y compris le virus des papillomes humains (responsable de la végétation vénérienne) et le virus de l'herpès simplex 2 (HSV-2, responsable de l'herpès génital), sont reliés à une augmentation du risque de cancer du col de l'utérus.
  • Rayons du soleil : Une exposition prolongée (bronzage) provoque des lésions cutanées et peut entraîner un cancer de la peau.

Symptômes et Complications

Le cancer peut provoquer beaucoup de symptômes différents, selon le type de cancer et le stade de la maladie. Les cellules cancéreuses qui écrasent ou envahissent les cellules voisines peuvent provoquer une douleur intense. Les organes (comme le foie ou le pancréas) qui sont envahis par le cancer ne peuvent plus fonctionner adéquatement. Certains symptômes, regroupés sous l'appellation syndromes paranéoplasiques, ne sont pas provoqués par la tumeur elle-même mais plutôt par les substances chimiques ou les hormones qu'elle sécrète. Ces substances chimiques et hormones peuvent provoquer une réaction auto-immune, où le corps produit des anticorps pour lutter contre lui-même. Cela peut aussi entraver le fonctionnement normal des organes ou tuer les cellules saines. Les symptômes tels que l'augmentation de la tension artérielle, la diminution du taux de sucre sanguin et la diarrhée font partie de ces syndromes paranéoplasiques. En général, ils sont incurables à moins qu'on arrive à freiner le cancer.

Certaines complications du cancer peuvent mettre la vie du patient en danger. Par exemple, à cause du cancer, les membranes entourant le cœur ou les poumons peuvent être envahis de liquide, ce qui rend la respiration très difficile. Le cancer peut également bloquer les veines qui ramènent le sang des organes supérieurs vers le cœur. Cela entraîne un gonflement des veines dans la poitrine et dans le cou. Le cancer peut aussi exercer une pression sur la colonne vertébrale ou les nerfs qui y sont reliés, provoquant de la douleur ou une perte de la fonction des nerfs. Plus la lésion dure et moins on aura de chances de récupérer la fonction d'un nerf endommagé. On observe un syndrome hypercalcémique (augmentation du taux de calcium) lorsqu'un cancer sécrète une hormone qui fait augmenter dangereusement les concentrations de calcium dans le corps ou envahit les os.

Diagnostic

Pour poser le diagnostic, les spécialistes du cancer ou oncologues doivent évaluer les symptômes, effectuer un examen physique et demander des analyses de sang ainsi que des radiographies. La seule façon permettant de déterminer avec certitude si les cellules sont cancéreuses consiste à prélever un échantillon de tissu contenant ces cellules, processus qu'on appelle biopsie. Le personnel de laboratoire examine alors les cellules au microscope, et les informations obtenues à partir de la biopsie permettent au médecin de dire quel est le type et le stade du cancer.

Au moment du diagnostic, la détermination du stade du cancer aide à définir le pronostic et le type de traitement qu'un patient va recevoir. Les médecins utilisent simplement un système de classification des cancers, appelé le système TNM, qui décrit la taille de la tumeur et son degré de propagation dans l'organisme. Le choix du traitement dépend en grande partie du stade où se trouve le cancer.

Traitement et Prévention

On peut prévenir certains types de cancer grâce à des modifications des habitudes de vie : c'est ce qu'on entend par prévention primaire du cancer. Les cancers reliés à l'usage du tabac (p. ex., le cancer du poumon) représentent presque trois tiers de toutes les formes de cancer mortel. Par conséquent, cesser de fumer serait une étape essentielle pour prévenir les cancers de la bouche, de la gorge, de l'œsophage et du poumon. En évitant de s'exposer au soleil et en limitant la durée de l'exposition ainsi qu'en utilisant une protection adéquate (lotions avec FPS et écran solaire) lorsqu'on est au soleil, on pourra réduire le risque de cancer de la peau. L'alimentation est un autre facteur important dans la prévention du cancer : un régime riche en matières grasses est associé à un risque plus élevé de certains cancers (comme le cancer du sein et le cancer de la prostate), alors qu'un régime riche en fibres est connu pour sa capacité à réduire le risque de cancer du côlon. Certaines vitamines, comme la vitamine E et la bêta-carotène, contribuent à prévenir le cancer; elles agissent comme antioxydant et permettent l'élimination de résidus libres qui peuvent endommager les cellules et provoquer le cancer.

Pour traiter le cancer, on fait appel à la chirurgie, à la radiothérapie, à la chimiothérapie et, pour certaines formes de cancer, aux hormones ou aux médicaments bloquant la sécrétion hormonale. Le traitement du cancer vise à tuer les cellules cancéreuses en évitant, autant que possible, de détruire les cellules saines.

La chirurgie permet d'enlever les cellules cancéreuses qui sont regroupées ensemble. La moitié de tous les cas de cancer sont traités par chirurgie. Les chirurgiens enlèvent également les cellules normales entourant les cellules cancéreuses ou la tumeur, afin de déterminer si le cancer s'est propagé ou non. Lorsque le cancer s'est déjà propagé, il est très difficile d'enlever les cellules cancéreuses à l'aide de la chirurgie.

La radiothérapie permet de traiter les cancers localisés. La radiothérapie peut prendre différentes formes. On peut diriger un faisceau de rayonnement sur la peau près du site du cancer. Le rayonnement tue les cellules cancéreuses mais, malheureusement, il détruit aussi les cellules saines. Des appareils récemment conçus permettent de mieux concentrer le rayonnement sur les cellules cancéreuses et d'éviter les cellules saines. On peut aussi injecter des particules radioactives dans le sang. Ces particules adhèrent aux cellules cancéreuses mais non à celles qui sont normales. Il arrive aussi qu'on introduit des particules radioactives dans un organe, près du cancer, transmettant aux cellules cancéreuses une dose de rayonnement beaucoup plus élevée que celle reçue par les cellules normales.

Dans la chimiothérapie, on fait appel à des médicaments anticancéreux. C'est la méthode qu'on utilise souvent lorsque le cancer s'est propagé dans la circulation sanguine. Pour beaucoup de cancers, on utilise une combinaison de médicaments car les résultats sont meilleurs qu'avec un seul médicament. On parle d'une réponse complète à la chimiothérapie lorsqu'aucune trace de cancer ne peut être décelée. Cependant, certaines cellules cancéreuses peuvent demeurer dans le corps sans être détectées. Par conséquent, le cancer peut réapparaître après une période de rémission. Dans une réponse partielle, la taille du cancer diminue de plus de 50 %. Avec le temps malheureusement, beaucoup de cancers deviennent résistants aux médicaments anticancéreux. Certains cancers (comme le cancer du sein) réagissent aux actions hormonales, et l'on peut alors utiliser des hormones ou des médicaments bloquant l'action hormonale pour ralentir la croissance cancéreuse.

De nos jours, le génie génétique permet d'intervenir au niveau des gènes qui déclenchent ou freinent la croissance cancéreuse et de régulariser les enzymes qui maintiennent la division et la croissance des cellules cancéreuses. La recherche se poursuit afin d'améliorer nos outils pour combattre le cancer et, parmi les voies les plus prometteuses, mentionnons les vaccins anticancéreux, les anticorps combinés aux poisons et les substances chimiques qui peuvent couper l'apport sanguin au cancer.

Statistiques canadiennes sur le cancer 2010


Le gouvernement du Nouveau-Brunswick doit adopter une approche provinciale coordonnée aux services de soins palliatifs, afin de garantir aux patients qui ont besoin de soins palliatifs et de fin de vie l’égalité d’accès à des services spécialisés, sans égard à l’endroit où ils vivent.

« Les services de soins palliatifs sont une composante cruciale de l’ensemble des soins aux personnes atteintes de cancer et doivent faire partie d’une stratégie générale pour ce type de soins au Nouveau-Brunswick, de déclarer Mme Anne McTiernan-Gamble, directrice générale de la Société canadienne du cancer, Nouveau-Brunswick. Il est capital que les patients mourant du cancer ou d’autres maladies et blessures mortelles puissent vivre leurs derniers jours dans la dignité, sans douleur et dans un contexte de leur choix. »

Les soins palliatifs soulagent la douleur et améliorent la qualité de la vie et de la mort des personnes atteintes de maladies ou de blessures progressives mortelles. Les services sont fournis aux patients et aux familles tout au long de la maladie et de la fin de vie. Selon l’Association des soins palliatifs du Nouveau-Brunswick (ASPNB), les patients atteints de cancer représentent la majorité des personnes qui reçoivent des soins palliatifs et de fin de vie.

« À l’heure actuelle, au Nouveau-Brunswick, les services de soins palliatifs varient selon la région et, par conséquent, certains patients n’ont pas accès à certains services, d’affirmer la Dre Pamela Mansfield, directrice des services cliniques des soins palliatifs de la zone 1 du Réseau de santé Horizon et présidente de l’ASPNB. Il est essentiel que le Nouveau-Brunswick adopte un modèle de soins fondé sur les normes de l’Association canadienne des soins palliatifs. »

Aujourd’hui, la Société canadienne du cancer a publié ses Statistiques canadiennes sur le cancer 2010, y compris un rapport spécial sur les soins de fin de vie au Canada. Le rapport conclut qu’il existe actuellement une approche bigarrée aux soins de fin de vie, d’une province à l’autre. La Société canadienne du cancer recommande :

  • L’amélioration de la surveillance des soins de fin de vie afin de permettre la définition des besoins des personnes mourant du cancer ainsi qu’une planification accrue.
  • La normalisation des définitions et des méthodes de rapport en matière de soins de fin de vie afin d’assurer la comparabilité des données de surveillance entre les régions administratives – cela permettrait aux chercheurs, aux décideurs et aux planificateurs de soins de santé de mieux cerner les lacunes à l’égard des soins.

Faits saillants néobrunswickois des Statistiques canadiennes sur le cancer 2010 :

  • En 2010, près de 4 600 Néobrunswickois recevront un diagnostic de cancer et environ 2 020 résidents mourront de la maladie.
  • Au Nouveau-Brunswick, les quatre cancers les plus répandus sont les cancers de la prostate, du poumon, colorectal et du sein. Il s’agit également des cancers ayant les taux de mortalité les plus élevés.
  • Chez les hommes, le taux d’incidence normalisé selon l’âge pour tous les cancers réunis est plus élevé au Nouveau-Brunswick que la moyenne nationale en raison largement des taux provinciaux supérieurs des cancers de la prostate et du poumon. Le taux de cancer du foie est inférieur à la moyenne nationale.
  • Chez les femmes, le taux d’incidence normalisé selon l’âge pour tous les cancers réunis au Nouveau-Brunswick est légèrement supérieur à la moyenne nationale en raison du taux provincial des cancers du poumon et de la thyroïde.

Les Statistiques canadiennes sur le cancer 2010 sont préparées, imprimées et distribuées grâce à une collaboration entre la Société canadienne du cancer, l’Agence de la santé publique du Canada, Statistique Canada, les registres du cancer provinciaux et territoriaux et les chercheurs basés dans les universités et les organismes de lutte contre le cancer provinciaux ou territoriaux.

La Société canadienne du cancer est un organisme bénévole national, à caractère communautaire, dont la mission est l'éradication du cancer et l'amélioration de la qualité de vie des personnes touchées par le cancer. Pour en savoir plus sur le cancer, visitez le www.cancer.ca ou appelez notre Service d'information sur le cancer, un service gratuit et bilingue, au 1 888 939-3333.

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