Une nouvelle piste pour le traitement du Cancer du sein


Des travaux d'enseignants-chercheurs de Nancy-Université font l'objet d'une publication et ouvrent de nouvelles perspectives pour le traitement du Cancer du sein.

Les cancers du sein sont dans la plupart des cas hormono-dépendants, c'est à dire que la prolifération des cellules cancéreuses est sous le contrôle
d'hormones sexuelles femelles, les oestrogènes. De ce fait, ces types de cancer peuvent être traités par hormonothérapie, en inhibant la production de ces hormones ou en les empêchant d'activer leur récepteur. Néanmoins, dans certains cas, les cellules cancéreuses développent des phénomènes de résistance, rendant ces traitements inefficaces.
En culture, des molécules qui activent les PPAR (récepteurs nucléaires activés par les proliférateurs de peroxysomes) induisent la mort des cellules
cancéreuses. Ceci permet d'envisager leur utilisation en thérapeutique, mais les molécules plus efficaces in vitro ne peuvent être administrées aux patientes en
raison de leur forte toxicité hépatique.
Des travaux de l'équipe du professeur Stéphane Flament (Nancy-Université) viennent d'être acceptés pour publication dans une revue internationale spécialisée consacrée au cancer du sein :

Lecomte J, Flament S, Salamone S, Boisbrun M, Mazerbourg S, Chapleur Y, Grillier-Vuissoz I. Disruption of ERalpha signalling pathway by PPARgamma
agonists: evidences of PPARgamma-independent events in two hormonedependent breast cancer cell lines. Breast Cancer Res Treat. 2008

L'étude a porté sur deux lignées de cellules cancéreuses mammaires hormono-dépendantes. Dans les cellules cancéreuses exposées à certains activateurs des PPAR, le récepteur des oestrogènes subit une dégradation qui inhibe l'action des oestrogènes et la prolifération des cellules. En collaboration avec l'équipe du Dr Yves Chapleur (Nancy-Université/CNRS), des molécules mimétiques qui n'activent pas les PPAR ont pu être synthétisées. Ces molécules induisent aussi la protéolyse du récepteur des oestrogènes dans les cellules cancéreuses mammaires, démontrant que cet effet passe par un mécanisme totalement indépendant des
PPAR. Les résultats de ces travaux financés par la Ligue contre le cancer laissent envisager une nouvelle piste pour la thérapeutique des cancers du sein.
En effet, des molécules n'activant pas les PPAR pourraient avoir une toxicité hépatique plus faible.
La collaboration entre ces deux équipes de Nancy-Université se poursuit dans le cadre du Contrat de projet Etat-Région « Ingénierie Moléculaire et Thérapeutique-Santé », afin de mieux caractériser le mécanisme d'action et de synthétiser de nouveaux composés.

Source : www.uhp-nancy.fr

Le traitement hormonal du cancer de la prostate


Le cancer de la prostate est le premier chez l'homme de plus de 50 ans. Dans le cadre du traitement à un stade avancé, la seule opportunité réside souvent dans le contrôle du taux de testostérone via l'hormonothérapie. De nouvelles façons de prendre en charge la maladie apparaissent, portant moins préjudice aux patients.

Les carcinomes de la prostate sont dits "hormono-dépendants" : les tumeurs réagissent à la testostérone qui les "booste". Dans le cas d'un cancer de la prostate à un stade avancé, la seule manière de juguler cet afflux de testostérone est la castration. Le patient a le choix entre deux principes : chirurgical ou chimique via l'hormonothérapie. La première, traumatisante pour le malade, est de plus en plus abandonnée au profit de la seconde, se faisant par l'injection d'hormones de synthèse.

Seulement, cette dernière méthode nécessite de multiples injections : autant de rappels de sa maladie pour le patient. Le laboratoire Astellas Pharma a développé un nouveau traitement, Eligard ®, ne nécessitant qu'une injection tous les 6 mois. Cette espacement offre au malade une perception plus positive de son état de santé avec une mise à distance de la maladie.

Une problématique importante, quand on sait que, du fait du dépistage précoce de la maladie, les hommes seront amenés à vivre plus longtemps avec un traitement.

Source : Communiqué de presse Astellas Pharma

Nouveau traitement Cancer du cerveau

Le laser, nouvelle technique contre le cancer du cerveau

Une équipe de neurochirurgiens français de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, en collaboration avec le centre anti-cancéreux MD Anderson de Houston et la société américaine BioTex, a réussi à détruire des métastases du cerveau grâce au laser à l'aide de l'imagerie par résonance magnétique (IRM). Environ 20 % des patients qui meurent de cancer, présentent des métastases cérébrales. Cette nouvelle technique chirurgicale est considérée comme une grande première médicale mondiale.

Une équipe de médecins français (neurochirurgiens, radiologues et anesthésistes) de l’hôpital de la Pitié-Salpétrière à Paris ont réussi à détruire des cellules cancéreuses situées dans le cerveau, par rayon laser, en pratiquant une anesthésie locale. Les patients sont conscients pendant l'opération et ne ressentent aucune douleur. La nouvelle a été initialement publiée dans la revue américaine Neurosurgery.

Cette nouvelle technique, qui ne dure que quelques minutes, se fait sous anesthésie locale. Un minuscule orifice de 3 mm est effectué dans le crâne du patient pour introduire la fibre optique dotée du rayonnement laserinduit un réchauffement qui provoque une nécrose de la tumeur. Le traitement thermique qui dure1 à 2 minutes est contrôlé en temps réel par des séquences d'imagerie IRM qui permettent de contrôler la température et la taille de la nécrose. La fibre est retirée dès contrôle de l'efficacité du traitement par l'IRM. Pendant le traitement le patient, parfaitement conscient -et qui ne sent rien- est allongé dans l'IRM. Il peut sortir de l'hôpital quelques heures après l'opération.

Pendant deux ans, des essais cliniques ont été pratiqués sur une quinzaine de patients. Ces tests ont été menés sous l'égide de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), qui a consisté à utiliser un laser associé à une imagerie par résonance magnétique nucléaire (IRM). Sur les 15 traitements, neuf n'ont été que partiels et six totaux. Selon les résultats obtenus, cinq des six malades traités intégralement n'ont pas présenté de récidive sur les neuf mois en moyenne qui ont suivi le traitement. Toutes ces données demandent maintenant à être analysées avec un recul suffisant.

Le cancer du cerveau

Cancer du cerveau se dit d’une tumeur maligne qui se développe au dépens du cerveau. Qu’elle soit située dans le cerveau ou ailleurs dans l’organisme, une tumeur est constituée d’une masse de cellules inutiles et souvent anormales. Les tumeurs peuvent être bénignes, c.-à-d. anormales mais non cancéreuses, ou elles peuvent être malignes (cancéreuses). Les tumeurs, bénignes et malignes, peuvent être classées selon le type de cellules cérébrales dont elles sont issues.

Les tumeurs cérébrales cancéreuses les plus fréquentes sont appelées gliomes, et ce sont des cellules appelées névroglies (cellules de soutien des cellules nerveuses) qui deviennent cancéreuses. Le glioblastome multiforme est le gliome le plus fréquent. L’astrocytome anaplasique est un gliome dont la croissance est rapide, tandis que l’astrocytome évolue lentement. L’oligodendogliome, un autre type de gliome, rare lui aussi, se manifeste surtout chez les adultes. Tous ensemble, les gliomes comptent pour 50 % à 60 % de toutes les tumeurs cérébrales (cancéreuses et bénignes), aussi bien chez l’enfant que chez l’adulte. Le médulloblastome, constitué de cellules de la moelle épinière à la base du cerveau, est rare chez l’adulte. Par contre, c’est la forme de cancer du cerveau la plus fréquente chez l’enfant. En général, cette tumeur apparaît avant la puberté. Enfin, le sarcome et l’adénocarcinome sont des types de tumeurs cérébrales très rares. Par exemple, l’ostéosarcome, un type de sarcome, compte pour moins de 1 % de toutes les tumeurs cérébrales (cancéreuses et bénignes), à la fois chez l’enfant et chez l’adulte.

Les tumeurs bénignes sont classées comme suit : les chordomes, constituées de cellules nerveuses de la moelle épinière ; les hémangioblastomes, qui prennent naissance dans les vaisseaux sanguins ; les méningiomes, constitués de la cellule de la membrane qui enveloppe le cerveau ; les ostéomes, constituées de cellules des os crâniens ; les pinéalomes, des tumeurs du corps pinéal ; les adénomes hypophysaires, des tumeurs de l’hypophyse ; les schwannomes (ou neurinomes) sont constitués de cellules qui enveloppent les nerfs. Les méningiomes comptent pour environ 25 % de toutes les tumeurs cérébrales, et les neurinomes pour 10 %. Les autres tumeurs bénignes compte pour moins de 5 % de toutes les tumeurs cérébrales.

Certaines tumeurs peuvent être soit bénignes soit cancéreuses, par exemple les tumeurs embryonnaires et germinales.

Cet article portera sur les cellules malignes ou cancéreuses du cerveau. Les cancers du cerveau sont plutôt rares, mais mortels. C’est la deuxième cause de décès par cancer chez les enfants de moins de 15 ans.

Causes

La cause précise du cancer demeure inconnue. Un cancer du cerveau qui prend son origine dans le cerveau même est appelé tumeur cérébrale primitive. La tumeur peut envahir les tissus adjacents du cerveau et les détruire. Les tumeurs du sein, des poumons, de la peau ou des cellules du sang (leucémie ou lymphome) peuvent également proliférer (c.-à-d. former des métastases) au cerveau, entraînant un cancer cérébral métastatique. Ces groupes de cellules cancéreuses peuvent alors continuer de se reproduire dans une seule partie ou dans différentes parties du cerveau.

Symptômes et Complications

Le cancer du cerveau produit des symptômes lorsque la tumeur exerce une pression sur le cerveau ou détruit du tissu cérébral. Les symptômes sont donc fonction de la taille et du siège de la tumeur ainsi que de la rapidité de sa croissance. Si le cancer du cerveau est causé par les métastases produites par un cancer dans une autre partie de l’organisme, les symptômes seront semblables à ceux de la tumeur cancéreuse initiale. Par exemple, lorsqu’une tumeur du poumon produit des métastases au cerveau, la tumeur cérébrale induit aussi des expectorations sanglantes, c.-à-d. que le patient crache un mucus sanglant.

Même si le premier symptôme du cancer du cerveau est souvent le mal de tête, la plupart des maux de tête ne sont pas causés par un cancer. Dans 95 % des cas, les maux de tête découlent d’affections bénignes comme la migraine ou la tension. Les maux de tête attribuables à une tumeur cérébrale commencent en général pendant la nuit et durent jusqu’au matin. Ils sont souvent intenses et peuvent durer longtemps ou se manifester de façon intermittente.

Au stade initial d’un cancer du cerveau, les gens peuvent éprouver des étourdissements, avoir une vision double et manquer de coordination. Au stade plus avancé, le cancer du cerveau peut produire les symptômes suivants : nausées, vomissements, fièvre, rythme cardiaque anormal et fréquence respiratoire anormale. Les convulsions sont les symptômes fréquents des tumeurs cancéreuses d’évolution lente. Qu’elles soient cancéreuses ou bénignes, les tumeurs peuvent entraîner une paralysie ou une faiblesse dans une partie du corps ou d’un côté du corps. Les tumeurs cancéreuses peuvent également altérer les sens, la personnalité, les émotions et la concentration.

Diagnostic

La présence des symptômes décrits ci-dessus peut amener le médecin à soupçonner un cancer du cerveau. Le premier examen qui permet de diagnostiquer correctement un cancer du cerveau, quel que soit le type, est la tomodensitométrie ou l’imagerie par résonance magnétique. Ces examens radiologiques spécialisés permettent de détecter de nombreux types de tumeurs cérébrales et d’en déterminer l’emplacement et la taille de façon précise. Toutefois, ils ne permettent pas de déterminer si la tumeur est cancéreuse ou non. Pour ce faire, il faut effectuer une biopsie.

La biopsie consiste à prélever un échantillon de tissu de la tumeur pour l’analyser ensuite au microscope. Une biopsie du tissu cérébral est en général effectuée au moment d’une intervention chirurgicale. Si la tumeur est logée trop profondément dans le cerveau, le chirurgien utilise une technique mise en place de l’aiguille par approche tridimensionnelle. Un instrument optique guide l’aiguille jusqu’à l’endroit approprié dans le cerveau. Des cellules de la tumeur sont aspirées dans l’aiguille et recueillies à des fins d’analyse.

Des cellules d’une tumeur cérébrale peuvent parfois être prélevées dans le liquide céphalo-rachidien (LCR), le liquide dans lequel baignent le cerveau et la moelle épinière. Pour recueillir un échantillon de LCR, on effectue une ponction dans la colonne vertébrale, c’est ce qu’on appelle une ponction lombaire. Ce procédé devient impossible lorsqu’une trop grande pression s’accumule dans le cerveau. Le changement de la pression cérébrale causé par une ponction risque de provoquer la succion de tissu cérébral à la base du crâne, ce qui cause de graves complications.

Traitement et Prévention

En général, les cancers du cerveau sont traités par une stratégie qui allie la chirurgie, la chimiothérapie (administration de médicaments anticancéreux) et l’irradiation. Dans un premier temps, le chirurgien excise la plus grande partie possible de cellules cancéreuses. Certaines tumeurs du cerveau sont logées dans des régions que le chirurgien ne peut atteindre sans endommager d’autres parties du cerveau. Dans ces cas, il est souvent préférable de ne pas opérer le patient. Toutefois, un traitement chirurgical s’impose lorsque la tumeur cancéreuse se développe aux dépens des parties vitales du cerveau. Même si la chirurgie ne permet pas d’enlever complètement la tumeur, elle en diminue la taille et contribue à soulager certains des symptômes.

L’irradiation ou radiothérapie commence en général après le traitement chirurgical. La radiothérapie guérit rarement le cancer du cerveau, mais elle permet de maîtriser la tumeur pendant des mois, voire des années. Certains types de cancers du cerveau, p. ex. les tumeurs primitives, réagissent plus favorablement à la chimiothérapie.

Le traitement des cancers métastatiques (c.-à-d. qui ont envahi d’autres tissus) dépend en grande partie du siège de la tumeur primitive. Par exemple, une tumeur du poumon qui a produit des métastases au cerveau est traitée de la même façon que d’autres cancers du poumon. Les cellules qui ont envahi le cerveau sont traitées par irradiation. Si le cancer a produit des métastases dans une certaine partie du cerveau seulement, le chirurgien peut exciser cette tumeur.

Grâce aux progrès remarquables de la technologie, il existe maintenant de nouvelles options de traitement qui font appel aux lasers et à l’échographie pour le traitement chirurgical. Grâce à cette nouvelle technologie, le chirurgien peut localiser la tumeur avec précision et il peut l’exciser de façon encore plus précise, ce qui diminue le risque que des cellules cancéreuses restent dans le cerveau. Il existe aussi une autre option que la chirurgie, une nouvelle technique où le chirurgien utilise un appareil de radiochirurgie stéréotaxique « Gamma UNIT » ; des faisceaux de rayons sont axés directement sur la tumeur pour l’éliminer. Pas besoin de scalpel ni d’incision !

Des recherches se poursuivent sur des traitements expérimentaux, p. ex. des implants radioactifs qui sont mis en place dans les tumeurs, la radiochirurgie et certaines nouvelles formes de chimiothérapie, avec l’espoir que ces nouvelles modalités permettront de mieux traiter les cancers du cerveau.

nouveau traitement contre le cancer

La Clinique de Genolier (VD) a testé avec succès un nouveau traitement, encore inédit en Suisse, du cancer du sein. Baptisée Radiothérapie Intra-Opératoire (IORT), cette technique offre des avantages en termes de coûts et de confort pour les patientes.

Les Radiothérapies Intra-Opératoires (IORT) permettent de réduire l'agressivité du traitement, sans perdre en efficacité, indique jeudi la Clinique de Genolier.

Son unité oncologique a effectué avec succès ses premières interventions. Depuis le 4 juillet, douze patientes atteintes d'un cancer du sein ont été opérées.

Une irradiation unique

La principale innovation de l'IORT est de proposer une irradiation unique, qui se réalise en salle d'opération, directement après l'ablation de la tumeur. Le temps d'irradiation ne dure que quelques minutes et se concentre sur la zone où s'est développée la tumeur.

Par rapport à la radiothérapie postopératoire conventionnelle (irradiation post-opératoire de la totalité de la glande mammaire), l'IORT présente de nombreux avantages. Elle s'avère tout autant efficace sur le plan du contrôle de la maladie et limite les complications tardives au niveau des tissus mammaires irradiés. Comme l'irradiation se fait depuis l'intérieur, le mamelon peut également être préservé.

Moins de contraintes

Cette technique permet en outre de réduire considérablement les contraintes pour les patientes et permet un retour à la vie sociale plus rapide. Les coûts indirects du traitement s'en trouvent ainsi fortement réduits, estime le groupe, qui a investi 1,5 million dans ce projet unique en Suisse.

La technique de l'IORT a vu le jour il y a 10 ans, à l'Institut Européen de Milan. Aux Etats-Unis, plus de 2000 patientes ont déjà été traitées par Radiothérapie Intra-Opératoire.


SOURCES: www.tsr.ch

Cancer du corps de l'utérus


Le cancer de l'utérus est un cancer génital féminin susceptible de toucher soit le col, soit le corps de l'utérus et plus précisément l'endomètre, c'est-à-dire la couche de cellules tapissant l'intérieur de la cavité utérine.

Le cancer du corps de l'utérus concerne entre 15 à 45 femmes pour 100 000, essentiellement les femmes n'ayant pas eu de grossesse. Ceci correspond à une fréquence de 36 % des cancers génitaux de la femme avec une tendance à l'augmentation.

Il existe pas de relation de cause à effet entre le nombre de rapports sexuels et la survenue d'un cancer du corps de l'utérus.

Ce type de cancer survient essentiellement après l'âge de 40 ans et dans trois quarts des cas après la ménopause.

Causes

Les facteurs de risque de survenue du cancer du corps de l'utérus sont (liste non exhaustive) :

  • Hypertension artérielle (élévation anormalement importante de la tension artérielle).
  • Diabète sucré (élévation anormale du taux de sucre dans le sang).
  • Faible fécondité.
  • Traitement œstrogénique (à base d'oestrogènes) prolongé .
  • Obésité.
  • Ménopause tardive.
  • Modification à type épaississement (hyperplasie) de la muqueuse de l'utérus (endomètre).
  • Hérédité : cancer identique chez la mère.

Symptômes

  • Saignements entre les règles
  • Saignements à type de règles abondantes (appelés également ménorragies) chez la femme ménopausée ou pas.
  • Pertes sanglantes à répétition chez la femme ménopausée.

Examen médical

Les examens complémentaires permettant de poser avec certitude le diagnostic sont :

  • l'hystérographie, qui est une radiographie après avoir injecté un produit de contraste à l'intérieur de la cavité de l'utérus
  • l'hystéroscopie : examen direct et exploration directe de la cavité de l'utérus en utilisant un tube muni d'un système optique : l'hystéroscope. Plus précisément, il s'agit d'une hystéroscopie chirurgicale. En effet, cette intervention gynécologique chirurgicale permet non seulement l'exploration du contenu de l'utérus mais également la pratique de certains gestes chirurgicaux tels qu'une biopsie ou un curetage (nettoyage) de l'utérus.

Evolution de la maladie

L'évolution du cancer du col de l'utérus se fait lentement (parfois plusieurs années).

Le pronostic du cancer du corps de l'utérus est en relation directe avec la précocité de la mise en place du diagnostic. Quand celui-ci est effectué rapidement, la guérison ne pose pas de problème particulier.

Complications de la maladie

Les principales complications susceptibles de survenir à la suite d'un cancer du col de l'utérus sont les métastases pouvant atteindre la glande hépatique (le foie), les os et le cerveau.

Traitement

Le traitement de cette variété de cancer est chirurgical.

L'hystérectomie consiste à procéder à l'ablation de l'utérus et des ovaires. Quand les ovaires sont retirés, il s'agit d'une annexectomie bilatérale.

Chez certains patients, il est également procédé à un curage des ganglions lymphatiques de voisinage et plus précisément de la chaîne iliaque, c'est-à-dire située au niveau de l'aine.

La curiethérapie, c'est-à-dire la mise en place de façon temporaire à l'intérieur de la cavité de l'utérus d'une source de radioactivité, est quelquefois associée avant ou après l'intervention chirurgicale.

La radiothérapie externe (utilisation de rayons X pour détruire les cellules cancéreuses restantes) est quelquefois utilisé également.

Prévention

Le dépistage du cancer du col de l'utérus fait appel à un examen gynécologique régulier.

Une consultation médicale doit, en cas de symptômes teld qu'un écoulement apparaissant par le vagin à la suite de la ménopause, alerter la patiente et faire procéder à des examens complémentaires paracliniques (hystéroscopie entre autres).


sources : www.vulgaris-medical.com


CANCER DE LA VESSIE



Description

Dans le cancer de la vessie, des cellules cancéreuses nocives envahissent la vessie et détruisent les cellules normales; la vessie ne peut plus fonctionner adéquatement. La vessie est un organe creux qui stocke l'urine à mesure qu'elle est filtrée par les reins. Sa paroi flexible, constituée de trois couches de tissus, lui permet de se distendre et de se contracter selon les besoins. La plupart des cancers de la vessie (90 %) s'implantent dans le revêtement épithélial, la couche la plus profonde de la paroi.

Chaque année, le cancer de la vessie est diagnostiqué chez environ 4 800 Canadiens. Sa fréquence est deux à trois fois plus élevée chez les hommes que chez les femmes, et deux fois plus élevée chez les personnes de race blanche que chez celles d'origine africaine. En Amérique du Nord, il occupe le quatrième rang chez les hommes et le neuvième chez les femmes, sur le plan de la fréquence. Grâce au diagnostic précoce et à l'amélioration des traitements, les taux de mortalité pour cette maladie ont considérablement diminué au cours des vingt-cinq dernières années.

Causes

On ignore la cause exacte de ce cancer, mais certains facteurs de risque ont été établis, notamment :

  • tabagisme : les fumeurs s'exposent à un risque deux fois plus élevé de cancer de la vessie comparativement aux non-fumeurs
  • exposition à des substances chimiques : certains produits chimiques, par exemple ceux qui sont utilisés par les coiffeurs, les peintres, les travailleurs du textile ainsi que les travailleurs des industries des colorants, du cuir et du caoutchouc peuvent se concentrer dans l'urine, d'où le risque de cancer.
  • certains médicaments : certains médicamentsemployés pour la chimiothérapie, par exemple la cyclophosphamide* (qui est souvent employée dans le traitement du cancer du sein et du lymphome), peuvent accroître de façon importante le risque d'un cancer de la vessie ultérieur.
  • race : le risque est deux fois plus élevé chez les personnes de race blanche par comparaison aux personnes d'origine africaine
  • sexe : les hommes courent un risque deux à trois fois plus élevé que les femmes
  • âge : la plupart des cas de cancer de la vessie sont diagnostiqués chez des personnes de plus de 40 ans.

Symptômes et Complications

Il est facile de confondre les symptômes du cancer de la vessie avec ceux d'une infection de la vessie ou d'une infection urinaire, de calculs rénaux ou de troubles de la prostate. Ces symptômes sont :

  • présence de sang dans l'urine
  • douleur ou sensations de brûlures au moment d'uriner
  • besoin urgent d'uriner
  • impression de ne pas avoir vidé complètement sa vessie après avoir uriné

Si vous constatez l'un de ces symptômes, il est important de consulter votre médecin pour écarter toute possibilité d'un cancer de la vessie.

Il est important de diagnostiquer le cancer de la vessie de manière précoce. Cela augmente les chances de réussite du traitement. Les complications du cancer de la vessie découlent davantage du traitement que du cancer lui-même. Cependant, si le cancer demeurait non traité et évoluait, il finirait par entraîner des complications encore plus importantes.

Les complications du traitement chirurgical dépendent du type d'intervention pratiquée. S'il s'agit d'une cystectomie partielle, la vessie peut encore retenir l'urine, mais son volume a considérablement diminué. La personne doit alors uriner beaucoup plus souvent. En outre, comme le cancer peut réapparaître, il est nécessaire d'avoir des suivis médicaux fréquents afin de déceler la présence de cellules cancéreuses aussitôt que possible.

Après une cystectomie totale (ablation de toute la vessie), la personne n'a plus de vessie; il faut donc un autre moyen de stocker et d'éliminer l'urine. Dans certains cas, on peut créer une nouvelle vessie en utilisant une petite section de tissu intestinal. Cette nouvelle vessie doit être vidée régulièrement et manuellement, à l'aide d'un tube ou d'un cathéter. Dans d'autres cas, il peut être nécessaire d'installer une urostomie; le chirurgien relie alors les uretères (tubes qui permettent d'acheminer l'urine des reins à la vessie) à la paroi abdominale et il crée une stomie (ouverture). Un sac en plastique fixé à l'extérieur de la stomie recueille l'urine et remplace la vessie. Ce sac doit être vidé régulièrement.

Parmi d'autres complications du cancer de la vessie, il faut mentionner l'infertilité chez les femmes (en cas d'ablation de l'utérus), la ménopause (en cas d'ablation des ovaires) et, peut-être, une certaine dysfonction sexuelle, si le vagin a été rapetissé ou raccourci.

Les hommes peuvent aussi éprouver une infertilité et une dysfonction sexuelle, si la prostate et les glandes productrices de sperme ont été enlevées.

Diagnostic

Pour diagnostiquer un cancer de la vessie, il faut obtenir les antécédents médicaux du patient, y compris ses conditions de travail antérieures, les possibilités d'exposition à des produits chimiques et ses habitudes de vie, par exemple le tabagisme. Après avoir noté ces renseignements et effectué un examen physique, le médecin procédera probablement à un examen vaginal ou rectal pour écarter les autres causes possibles des symptômes.

Les analyses sanguines permettent de vérifier la fonction rénale, et les analyses d'urine, de déceler la présence de sang ou de cellules cancéreuses. Ensuite, on effectue une cystoscopie. Le médecin introduit un mince tube appelé cystoscope dans l'urètre (tube qui achemine l'urine de la vessie vers l'extérieur durant la miction) et le fait remonter jusqu'à la vessie. Grâce au cystoscope, le médecin peut voir l'intérieur de la vessie, y rechercher des anomalies et prélever un petit échantillon de tissu (biopsie) afin de vérifier la présence de cellules cancéreuses. La cystoscopie peut être effectuée sous anesthésie locale ou générale.

Une fois le diagnostic de cancer confirmé, on doit déterminer le stade du cancer (à quel point il a évolué). À cette fin, le médecin demande certains des examens suivants :

  • tomodensitométrie (TDM) : examen qui révèle la présence de tumeurs ou d'anomalies dans les voies urinaires (cela inclut la vessie, les reins, l'urètre et les uretères).
  • imagerie par résonance magnétique (IRM) : examen plus sophistiqué que la tomodensitométrie, qui révèle toute anomalie dans la vessie ou les voies urinaires.
  • pyélographie intraveineuse : examen où l'on injecte une substance de contraste qui se concentre dans l'urine; ensuite, on prend des radiographies qui montrent le parcours de l'urine avec toute obstruction ou anomalie, s'il y a lieu.
  • scintigraphie osseuse : pour déterminer si le cancer a atteint les os.
  • radiographie pulmonaire : pour déterminer si le cancer a atteint les poumons.

Traitement et Prévention

Comme la plupart des cancers, celui de la vessie peut être traité à l'aide d'une intervention chirurgicale, de la radiothérapie, de la chimiothérapie ou d'une association de ces traitements. Le choix du traitement est fonction de l'emplacement et du stade du cancer.

Intervention chirurgicale

Si le cancer de la vessie est diagnostiqué assez tôt, on peut effectuer une résection transurétrale. À l'aide d'un cystoscope, le chirurgien se sert d'un instrument spécial pour brûler les cellules cancéreuses dans la vessie. Ce traitement offre l'avantage de préserver la vessie, ce qui permet au patient d'uriner normalement après l'intervention.

La résection de la vessie s'appelle cystectomie. Si le cancer a envahi la paroi de la vessie ou s'il a atteint une grande portion de l'organe, les chirurgiens préfèrent généralement la cystectomie à la résection transurétrale.

Chez les femmes, la résection de la vessie signifie habituellement l'ablation de l'utérus (hystérectomie), des trompes de Fallope, des ovaires et d'une partie du vagin. Si la patiente est jeune, on pourrait laisser les ovaires pour éviter une ménopause précoce. Chez les hommes, la cystectomie s'accompagne souvent d'une résection de la prostate et des vésicules séminales (glandes qui produisent le sperme).

Parfois, on a recours à une cystectomie partielle si le cancer est limité à une petite portion de la paroi de la vessie. Le chirurgien n'enlève pas toute la vessie, de sorte que la personne peut encore uriner normalement après l'opération.

Radiothérapie

Deux types de radiothérapie sont utilisés dans le traitement du cancer de la vessie, la radiothérapie interne et la radiothérapie externe.

Dans le cas de la radiothérapie externe, on dirige une source de rayonnement ionisant directement sur les cellules cancéreuses de la vessie. Ce traitement peut être administré avant l'intervention chirurgicale afin de réduire la taille de la tumeur, ou après l'opération en association avec la chimiothérapie.

Dans le cas de la radiothérapie interne, on place des implants radioactifs dans la vessie même. La personne doit être hospitalisée pour recevoir ce traitement. Il se peut qu'on ne permette pas de visiteurs; cela vise à éviter de les exposer à la radiation provenant des implants. Une fois les implants enlevés, la personne n'émet plus de radiation et peut rentrer chez elle.

Dans certains cas, on a recours aux deux types de radiothérapie.

Les effets secondaires de la radiothérapie comprennent :

  • fatigue,
  • rougeur et sécheresse de la peau au point d'irradiation,
  • nausées,
  • diminution de l'appétit,
  • diarrhée.

En général, ces effets secondaires sont temporaires.

Chimiothérapie

La chimiothérapie peut être administrée seule ou en association avec une intervention chirurgicale ou une radiothérapie. Elle peut prendre la forme d'un traitement général (administré habituellement par voie intraveineuse) ou d'un traitement local.

La chimiothérapie locale, ou traitement intravésical, consiste à introduire les médicaments chimiothérapiques directement dans la vessie, exposant celle-ci aux produits pendant plusieurs heures à la fois. L'avantage principal du traitement intravésical est qu'il provoque moins d'effets secondaires puisque les médicaments ne sont pas administrés par voie générale (à tout l'organisme). Cette méthode est habituellement réservée aux tumeurs superficielles qui ont été excisées lors de la cystoscopie, tant pour traiter les minuscules morceaux de tumeur restants que pour prévenir une récidive après une ablation réussie.

Lors d'une chimiothérapie générale, les médicaments circulent partout dans le corps; par conséquent, un plus grand nombre de systèmes ou d'organes sont touchés par le traitement. On a recours à ce traitement si le cancer s'est déjà propagé et ne peut pas être atteint au moyen de la méthode locale (intravésicale).

Voici les principaux effets secondaires de la chimiothérapie générale :

  • nausées et vomissements,
  • perte de cheveux,
  • fatigue,
  • diarrhée,
  • frissons,
  • essoufflement,
  • toux,
  • ulcération de la bouche.

Le cancer de la vessie a un bon pronostic (issue de la maladie). Plus le diagnostic est posé tôt, plus les chances de survie sont grandes. En fait, le taux de survie à cinq ans peut s'élever jusqu'à 94 % si le cancer est détecté assez tôt. Par contre, ce chiffre chute considérablement une fois que le cancer s'est propagé dans l'organisme.

Les récidives se produisent surtout au cours de la première ou de la deuxième année suivant le traitement, d'où l'importance d'un suivi médical étroit. Les examens comprennent une cystoscopie et une analyse d'urine au moins tous les trois mois pendant quelques années.

Alors que certains facteurs de risque du cancer de la vessie sont inévitables (par exemple l'âge et le sexe), certaines mesures peuvent être prises pour aider à le prévenir. Pour les personnes qui travaillent avec des substances chimiques qui constituent un haut risque, il est important de subir une analyse d'urine chaque année lors du bilan de santé annuel. Tout symptôme inhabituel de la vessie devrait être signalé à un médecin sans tarder.

Puisque le tabagisme figure parmi les facteurs de risque connus du cancer de la vessie, les fumeurs devraient tenter d'abandonner la cigarette ou demander au médecin de leur donner des conseils pour cesser de fumer.

Source : http://santecheznous.com

CANCER DES TESTICULES


Le cancer du testicule est le plus souvent curable avec des taux de guérison atteignant presque 100% lorsque la détection est précoce.

Ce cancer représente 1 à 2% des cancers masculins.

Le groupe d’âge le plus à risque est celui situé entre 15 et 35 ans.

Ce cancer est bilatéral dans 1 à 2% des cas.

Après guérison d’un cancer du testicule, la probabilité d’avoir un cancer sur le testicule opposé est de 2 à 5% dans les 25 années suivantes.

Anatomie
Les testicules ont la forme d’un œuf d’environ 2,5 centimètres de large et 3,8 centimètres de long. Ils sont situés à l’extérieur de la cavité abdominale et sont protégés par une poche cutanée appelée scrotum.

Ce positionnement leur permet de rester à une température légèrement inférieure à celle du corps, condition indispensable à la formation de spermatozoïdes viables.

Fonction
Les testicules sont les principaux organes de la reproduction masculine. Ils assurent la fabrication des spermatozoïdes en 74 jours. La maturation de ceux-ci se fait en une douzaine de jours durant leur cheminement de l’épididyme vers l’ampoule déférentielle où ils sont stockés jusqu’à l’éjaculation.

Les testicules produisent aussi une hormone, la testostérone qui assume diverses fonctions :

  • elle joue un rôle prépondérant dans le développement des caractères masculins,
  • elle stimule le développement des organes annexes de l’appareil reproducteur (la prostate, les vésicules séminales…),
  • elle possède un effet stimulant sur l’anabolisme (synthèse) des protéines.

Les facteurs de risque
Le facteur de risque le plus important est le testicule non descendu pendant l’enfance (testicule ectopique ou cryptorchidie).

Le second facteur de risque est l’atrophie testiculaire (diminution du volume testiculaire) en particulier après les oreillons ou après un traumatisme.

Les symptômes
Le plus souvent le cancer est détecté par le patient lui-même par palpation. Le cancer se manifeste par la présence d’une tumeur indolore, dure, augmentant le volume de la « bourse ». Il existe rarement une douleur aiguë.

Parfois, d’autres symptômes apparaissent :

  • augmentation du volume d’un testicule,
  • troubles de la fertilité,
  • présence de métastases dans le ganglion situé dans le creux au-dessus de la clavicule,
  • troubles digestifs,
  • gonflement mammaire (gynécomastie).

Le diagnostic
Le diagnostic est souvent posé dès la palpation des bourses si celle-ci révèle une tumeur dure et irrégulière du testicule.

Une palpation abdominale et du creux sous-claviculaire permet de détecter l’existence d’une inflammation ganglionnaire.

Des examens de confirmation sont alors prescrits :

  • une échographie pour préciser la tumeur intra-testiculaire,
  • un doppler met en évidence l’augmentation de la vascularisation dans la tumeur,
  • un dosage des marqueurs tumoraux ( alpha-foetoprotéine, béta HCG ) dans le sang et du LDH.

Généralement, dans ce type de cancer, la simple palpation d’une tumeur solide confirme la malignité de la tumeur.

Ainsi, la décision d’une intervention chirurgicale d’ablation immédiate du testicule ne nécessite pas d'autre examen complémentaire.

Notons qu’aucune ponction du testicule à travers la peau n’est pratiquée pour décider de l’opération en raison du risque de propager les cellules cancéreuses au scrotum et/ou aux ganglions inguinaux (situés dans l’aine).

Le malade est adressé à un centre spécialisé (CECOS) pour une conservation de sperme avant chirurgie.

Les différents types de cancer du testicule
Une fois le testicule enlevé, l’examen anatomo-pathologique (examen au microscope) permet d’identifier le type exact de la tumeur et donc le type de traitement à proposer au patient.

La plupart des tumeurs du testicule sont issues de cellules dites germinales, c’est-à-dire celles qui permettent la formation des spermatozoïdes.

Les tumeurs germinales sont soit séminomateuses soit non-séminomateuses soit mixtes. Chaque type est traité différemment.

Certaines tumeurs sont non-germinales c’est-à-dire qu’elles proviennent de cellules autres que celles permettant la formation des spermatozoïdes (sarcomes, lymphomes, leucémies…).

Il existe également des métastases testiculaires provenant de cancers touchant d’autres organes (poumon, prostate, tube digestif…).

Les extensions
L’extension du cancer du testicule se fait par la voie lymphatique et les ganglions sous forme de métastases.

Les ganglions sont analysés sur un scanner abdominal et thoracique et si nécessaire suite à un prélèvement appelé curage ganglionnaire pour examen microscopique .

Lorsqu’une prolifération de cellules testiculaires cancéreuses atteint d’autres organes tels les poumons, le foie, les reins, les os, on se trouve alors face à un cancer métastatique.

Les marqueurs retenus
Les marqueurs tumoraux ont pour but en complément de l'examen microscopique de déterminer le diagnostic, le stade de la maladie et son évolution.

Attention ! Ce n'est pas parce que les marqueurs sont normaux qu'il n'existe pas de tumeur.

Deux marqueurs tumoraux essentiels sont donc dosés dans le sang avant tout traitement :

  • la beta-HCG (human chorionic gonadotrophin)
  • l'alphaFP (alpha foetoprotéine).

Les traitements possibles
Il existe 4 traitements principaux :

  • l’ablation du testicule malade ou orchidectomie
    Une prothèse testiculaire est le plus souvent mise en place.

Cette intervention chirurgicale est réalisée sous anesthésie générale par une incision au pli de l’aine.

Dès que la nature du cancer a été diagnostiquée après étude microscopique du testicule, le stade de la maladie est précisé par le dosage des marqueurs et un scanner abdominal et thoracique. Le traitement complémentaire peut alors être déterminé.

  • la chimiothérapie complète l'acte chirurgical. Généralement, les traitements se déroulent toutes les 3 semaines, en 3 ou 4 cures. Ces tumeurs sont très chimiosensibles.
  • la radiothérapie externe est préconisée dans le traitement des séminomes, la cible étant les ganglions.
  • le curage ganglionnaire a pour but de retirer les ganglions lymphatiques situés le long de l'aorte abdominale par voie chirurgicale.

Les effets secondaires
Les hommes touchés par ce type de cancer conservent-ils leurs capacités sexuelles et reproductives ?

L’ablation d’un testicule ne compromet pas les fonctions sexuelles et la fertilité. En effet, le testicule restant peut produire le sperme et les hormones nécessaires à la reproduction. La conservation de sperme permet une paternité ultérieure si le testicule restant est insuffisant.

La chimiothérapie peut entraîner des nausées ou vomissements, la perte des cheveux et accroître le risque d’infections. Certains médicaments peuvent aussi provoquer l’infertilité mais généralement celle-ci revient environ 2 à 3 années après la fin du dernier traitement.

Une surveillance accrue
Trois mois après la fin du traitement, il est indispensable de refaire un bilan.

Les consultations de surveillance nécessitent un examen complet (clinique, un dosage des marqueurs et du LDH, un scanner abdominal et thoracique, une échographie du testicule restant).

Si le bilan est satisfaisant, la surveillance doit être soutenue pendant 5 ans.

En cas de masse tumorale résiduelle, une nouvelle intervention chirurgicale est alors nécessaire, complétée d'une nouvelle chimiothérapie.

Source : www.canceronet.com

CANCER DE L'OESOPHAGE



La majorité des cancers de l'osophage sont des cancers

épidermoïdes. Comme les autres cancers des voies aérodigestives supérieures, ils se développent à partir de l'épithélium malpighien. L'incidence est d'environ 5 000 cas par an en France. Elle est plus élevée dans les régions de l'Ouest où les rôles primordiaux de l'alcool et du tabac ont été démontrés. Ce cancer atteint surtout les hommes (sex-ratio : 12), souvent âgés (âge moyen : 65 ans).

Dans les régions du monde de très forte incidence (Asie, Afrique du Sud), des facteurs carentiels semblent intervenir et la répartition est identique selon le sexe. On connaît également certains états pathologiques de l'osophage prédisposant à ce type de cancer : osophagite caustique, achalasie du cardia...

Cancer de l'oesophage de type adénocarcinome ?

Il représente actuellement 20 % des cancers de l'osophage, les autres étant des cancers épidermoïdes. Son incidence est en augmentation dans plusieurs pays, dont la France. Le seul facteur étiologique bien démontré est l'EBO ou osophage de Barrett (voir 1.2.8.).

On estime que l'adénocarcinome se développe chez environ 10 % des sujets atteints d'EBO. Les hommes sont dix fois plus exposés que les femmes. Dans la plupart des cas, l'EBO n'était pas connu avant que le cancer ne se développe.

Quels symptômes doivent faire rechercher un cancer de l'oesophage ?

Tout signe d'appel osophagien ou thoraco-respiratoire peut révéler un cancer de l'osophage ; il s'agit très souvent alors d'une forme invasive de mauvais pronostic. La dysphagie est le symptôme dominant, habituellement élective pour les solides, d'apparition récente et d'évolution progressive, entraînant un état de dénutrition.

Les autres symptômes, rarement isolés et plus tardifs, sont la traduction d'une lésion évoluée ou d'une complication : douleur thoracique, infection bronchopulmonaire par fausse route ou fistulisation de la tumeur dans l'arbre respiratoire, dyspnée inspiratoire par compression trachéale, dysphonie par atteinte des nerfs récurrents (gauche le plus souvent), syndrome de Claude Bernard-Horner par lésion du sympathique cervical, compression cave ou péricardite. L'hémorragie massive par érosion de gros vaisseaux et l'anémie d'origine inflammatoire ou par saignement occulte sont rares.

En l'absence de tout symptôme osophagien, le diagnostic peut être porté à un stade de début de la croissance tumorale à l'occasion d'une endoscopie chez les sujets atteints d'une néoplasie ORL, bronchopulmonaire ou faite pour une autre raison.

Quelles que soient les circonstances de découverte, le diagnostic repose sur l'endoscopie et les prélèvements biopsiques qui précisent le type histologique. Le transit baryté permet de déterminer l'étendue de la lésion et sa topographie.

Pourquoi faut-il faire une endoscopie dans le cancer de l'oesophage ?

Dans les formes évoluées, l'aspect est généralement très caractéristique : ulcération plus ou moins anfractueuse à fond blanchâtre entourée d'un bourrelet irrégulier dur au contact de la pince, lésion végétante irrégulière friable et hémorragique obstruant plus ou moins la lumière ou rétrécissement infranchissable.

L'endoscopie doit mesurer dans tous les cas la distance entre le pôle supérieur de la lésion néoplasique et la bouche de Killian et rechercher un ou des nodules de perméation ou un foyer de dysplasie en amont de la tumeur.

Les lésions limitées sont de diagnostic plus difficile mais doivent être bien connues car elles permettent le diagnostic au stade de cancer non invasif, seule forme susceptible de guérir. Il peut s'agir d'une plage de muqueuse discrètement surélevée ou au contraire érodée, d'un simple dépoli avec changement de coloration et de brillance de la muqueuse, ou d'un petit nodule.

Il est toujours nécessaire d'obtenir une confirmation anatomopathologique par plusieurs prélèvements biopsiques ou un frottis réalisé à partir des éléments du brossage d'une sténose infranchissable.

Quel bilan à faire en cas de cancer de l'oesophage ?

  • Le bilan d'opérabilité est préalable à tout autre et apprécie :
    - le retentissement nutritionnel, jugé surtout sur l'amaigrissement ;
    - l'âge ;
    - la fonction hépatique ;
    - la fonction cardiovasculaire et respiratoire.
  • L'extension locorégionale est recherchée par :
    - l'examen ORL : atteinte du nerf récurrent gauche, lésion néoplasique concomitante des voies aériennes supérieures ;
    - l'endoscopie trachéobronchique (pour les cancers des tiers supérieur et moyen), qui permet d'affirmer un deuxième cancer ou une extension à l'arbre respiratoire lorsqu'elle montre un aspect végétant ou infiltrant ou encore une fistule. Un simple refoulement trachéal ou bronchique ne préjuge pas de l'envahissement pariétal
    - la scanographie, qui permet d'évaluer l'extension médiastinale et les métastases pulmonaires
    - l'échoendoscopie, qui permet un bilan plus précis de l'extension pariétale et médiastinale que la scanographie.

Pourquoi faire une écho-endoscopie dans le cancer de l'oesophage ?

L'échoendoscopie permet de distinguer les lésions purement sous-muqueuses (T1) des lésions infiltrant la musculeuse (T2), la graisse médiastinale (T3) ou les organes de voisinage (T4). Elle peut aussi préciser l'existence d'adénopathies sans toutefois affirmer à coup sûr leur envahissement cancéreux. Dans ces cas, une ponction sous échoendoscopie à travers la paroi de l'osophage est possible.

  • L'extension lymphatique est recherchée par l'examen physique (ganglion de troisier), par l'échographie (recherche d'adénopathies cervicales et coliaques) et l'échoendoscopie (recherche d'adénopathies médiastinales).
  • Les métastases viscérales sont recherchées par une radiographie pulmonaire de face et de profil, une échographie hépatique et éventuellement un examen tomodensitométrique thoracique et abdominal.
  • La synthèse du bilan d'extension est faite actuellement dans le cadre de la classification TNM.

Quel traitement à visée curative dans le cancer de l'oesophage ?

Le traitement à visée curative reste basé sur l'exérèse chirurgicale, mais la radiochimiothérapie est une alternative en cours d'évaluation. L'exérèse complète de la tumeur doit passer à distance du pôle supérieur de la tumeur, comprendre l'ablation des tissus péritumoraux et un curage lymphatique. Différentes voies d'abord sont possibles (avec ou sans thoracotomie) et le remplacement de l'osophage réséqué est généralement réalisé au moyen d'une plastie gastrique.

Le traitement chirurgical n'est possible que chez les malades capables de supporter cette intervention (âge, état général, fonctions respiratoire, cardiaque et hépatique) et dont la tumeur ne comporte pas d'envahissement des structures adjacentes ni de métastases. Une radiochimiothérapie préopératoire est proposée par certains auteurs car elle augmente les taux de résécabilité et permet même d'obtenir (dans un tiers des cas) une stérilisation tumorale préopératoire et sur les pièces d'exérèse. Cependant ce résultat n'a pas coïncidé avec une amélioration de la survie.

La radiothérapie endoluminale et la destruction tumorale par photocoagulation laser, plasma-argon, mucosectomie complète ou photothérapie dynamique peuvent être envisagées à titre de traitement curatif dans les formes superficielles ne dépassant pas la sous-muqueuse (avec un risque de 10 % de laisser évoluer des métastases ganglionnaires).

Quel traitement palliatif dans le cancer de l'oesophage ?

On peut entreprendre à titre palliatif une radiothérapie et/ou une chimiothérapie en association ou non avec une méthode endoscopique. Les méthodes endoscopiques sont: dilatations endoscopiques itératives, intubation endoscopique transtumorale, désobstruction par photocoagulation ou électrocoagulation. Elles ont pour but de restaurer et de maintenir une filière osophagienne suffisante et d'éviter la gastrostomie. Elles sont proposées en cas de contre-indication chirurgicale, en cas de contre-indication à la radiochimiothérapie, ou dans les formes d'emblée très évoluées ainsi que dans les récidives. Elles permettent d'améliorer la qualité de la survie.

Quel est le pronosctic du cancer de l'oesophage en fonction de son extension ?

Toutes formes confondues, la survie à un cancer de l'osophage est inférieure à 10 % à 5 ans.

Outre l'envahissement pariétal, l'envahissement ganglionnaire joue un rôle important : 25 % de survie à 5 ans en son absence et 10 % de survie à 5 ans en présence d'un envahissement ganglionnaire.

En présence de métastases (les ganglions sus-claviculaires et coliaques sont considérés comme des métastases), la survie à 5 ans est quasi nulle.

Sources : http://www.snfge.asso.fr/

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