Le plan cancer 2009-2013, qui s'inscrit dans la continuité du premier plan 2003-2007, introduit plusieurs mesures innovantes afin d'améliorer la prise en charge des patients pendant et après leur cancer. En septembre dernier, l'Institut national du cancer (INCa) et le ministère de la Santé ont sélectionné 35 projets portant sur l'expérimentation de la mise en place d'un parcours personnalisé des nouveaux patients pris en charge dans plusieurs établissements de santé. Les projets pilotes doivent rechercher trois objectifs conjoints :

  • Personnaliser la prise en charge des nouveaux malades, renforcer le rôle du médecin traitant et évaluer l'apport des infirmiers hospitaliers dans la coordination des soins;
  • Prendre en compte les aspects économiques et sociaux de la maladie, en développant une prise en charge sociale personnalisée pendant et après le cancer et ce, dès l'annonce du diagnostic;
  • Développer les outils nécessaires à la mise en place d'un programme personnalisé de l'après-cancer (PPAC).

La prise en charge des cancers est un dispositif complexe, car de nombreux professionnels de santé, libéraux et hospitaliers, interviennent auprès des patients. Il est donc nécessaire de mieux accompagner les malades pendant et après leur traitement et de faciliter leur parcours de soins entre la ville et l'hôpital.

Pour associer plus étroitement les différents professionnels de santé, le plan cancer entend renforcer le rôle du médecin traitant et créer des postes de soignants chargés de coordonner la prise en charge globale des patients. Dans cet esprit, les projets pilotes sélectionnés prévoient la mise en place d'indicateurs de suivi et d'évaluation permettant d'apprécier l'apport des infirmiers hospitaliers dans cette coordination.

Le plan cancer 2009-2013 met aussi l'accent sur l'accompagnement social des malades, pendant et après le cancer. L'objectif est d'améliorer la qualité de vie des patients tout au long de leur parcours de soins et d'éviter qu'ils vivent leur maladie comme une rupture, notamment pour les personnes en situation sociale fragile ou précaire.

Ainsi, dès l'annonce de la maladie, les établissements pilotes devront détecter si la situation sociale du patient requiert l'intervention d'acteurs sociaux compétents. Enfin, le programme personnalisé de soins (PPS), qui définit le traitement particulier de chaque patient, intègrera une consultation sociale pendant la phase active du traitement. Cette nouvelle démarche garantit un suivi social continu et adapté à l'évolution de la maladie.

Le plan cancer 2009-2013 prévoit également la mise en place d'un programme personnalisé de l'après-cancer (PPAC), élaboré et mis en œuvre dans la continuité du PPS. Ce dispositif prend en compte les besoins individuels de surveillance médicale, de soutien psychologique et social des malades en rémission ou guéris. L'objectif est de les accompagner de manière personnalisée après le cancer et les inciter à poursuivre leurs projets, notamment dans le domaine professionnel. Pour cela, les établissements pilotes mettront en place les moyens et les outils nécessaires à ce suivi. En matière d'évaluation de la situation sociale des patients avant le démarrage du traitement, ils devront, par exemple, élaborer un référentiel national de détection de la fragilité sociale et de la précarité.

1 commentaire:

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