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CANCER DE LA PROSTATE NOUVEAUX TRAITEMENTS, ESSAIS CLINIQUES 2013

Le cancer de la prostate fait l'objet de nombreuses recherches à Gustave Roussy. La nature, la durée et la combinaison des traitements peuvent être optimisées.
Des études visent à évaluer différents schémas d'administration (modifications de durée ou de chronologie des traitements), ainsi que de nouveaux anticancéreux ayant des mécanismes d'action innovants, et des techniques d'irradiation permettant d'augmenter l'efficacité et de réduire la toxicité.

 

Conformément à la loi française, ces recherches sont effectuées dans le cadre d'études cliniques, qui peuvent vous être proposées par votre médecin. Votre participation est volontaire, non obligatoire. Une information complète vous sera délivrée et vous pourrez poser toutes les questions qui vous viendront à l'esprit. Si vous ne souhaitez pas participer à ces recherches, un traitement standard vous sera proposé.
 
Ces études comportent des critères d'inclusion qu'il faudra vérifier avant que vous puissiez y participer si vous le souhaitez. Cette évaluation sera faite par le médecin que vous verrez en consultation.

Cancer de la prostate : des médicaments prometteurs dès maintenant disponibles à Gustave Roussy


Plusieurs médicaments innovants sont dès maintenant disponibles dans le cadre d’études cliniques menées à Gustave Roussy. 
C’est le cas du MDV 3100 et de l'orteronel, des médicaments d’hormonothérapie utilisés sous forme de comprimés et dont les résultats sont particulièrement encourageants, y compris chez des patients dont la tumeur progresse malgré l’hormonothérapie et la chimiothérapie. Ces médicaments sont habituellement bien supportés. Un autre médicament, l’abiraterone a été utilisé avec succès dès 2088 à l’Institut Gustave Roussy dans le cadre d’une étude consacrées aux patients ayant déjà reçu une chimiothérapie par le docetaxel (Taxotere®) : grâce aux résultats de cette étude,l’abiraterone a été mise sur le marché en France en Septembre 2011. Plusieurs études utilisant ces médicaments d'hormonothérapie de nouvelle génération portent désormais sur des patients n'ayant pas reçu de chimiothérapie. Enfin, deux nouveaux médicaments d'hormonothérapie (Orion et Astellas) sont en cours d'évaluation à l'Institut Gustave-Roussy pour la première fois au monde.

Parmi les traitements ciblés disponibles pour les patients atteints de cancer de la prostate, un traitement ciblant la clusterine, une protéine en partie responsable de la résistance des cellules cancéreuses à l'hormonothérapie et à la chimiothérapie, l'OGX-011, est également prometteur. Ainsi  l'OGX-011 s’est avéré efficace dans une première étude portant sur une centaine de patients atteints de métastases et en échec du traitement hormonal. L'OGX-011 est actuellement disponible à l’Institut Gustave Roussy à la fois pour les patients relevant d'une chimiothérapie par docetaxel ou par cabazitaxel. Le traitement est administré sous forme de perfusion et est habituellement bien toléré.

Enfin, un médicament permettant de stimuler l’immunité anti-tumorale, l’ipilimumab, est disponible en association à la radiothérapie dirigée sur les métastases osseuses chez les patients ayant déjà reçu une chimiothérapie par docetaxel.

Pour évaluer si l’un ou l’autre de ces médicaments est approprié à la situation, l’équipe d’oncologie médicale du cancer de la prostate est prête à accueillir rapidement les patients en consultation.

Les essais thérapeutiques du cancer de la prostate en cours et à venir 

Cancer de la prostate localisé

  • Étude comparant la radiothérapie post-opératoire immédiate associée à une hormonothérapie courte au même traitement utilisé seulement en cas de rechute, chez les patients opérés d'un cancer de la prostate (étude GETUG 17)
  • Étude évaluant l’intérêt d’une chimiothérapie par cabazitaxel et d’une irradiation ganglionnaire chez des patients atteints de cancers de la prostate localisés mais à haut risque de rechute et traités par l’association hormonothérapie-radiothérapie (étude européenne Peace-2)

Cancer de la prostate sans métastases mais devenu résistant à l’hormonothérapie conventionnelle

  • A venir novembre 2013 : étude comparative évaluant un nouveau médicament d’hormonothérapie prometteur, l’enzalutamide

Cancer de la prostate métastatique et en début de traitement par hormonothérapie (maximum 3 mois)

  •   Etude comparative évaluant l’abiraterone en plus de l’hormonothérapie conventionnelle (étude Latitude)
  •   Etude comparative évaluant l’abiraterone d’une part et la radiothérapie prostatique d’autre part en plus de l’hormonothérapie conventionnelle (étude européenne Peace-1)

Cancer de la prostate métastatique résistant au traitement hormonal (patient n’ayant pas reçu de chimiothérapie)

  • Etude évaluant Curevac, un vaccin thérapeutique dirigé contre des antigènes spécifiques des cellules de cancer de la prostate
  • A venir novembre 2013 : étude évaluant le Sipuleucel-T, une immunothérapie utilisant les propres cellules du patient

Cancer de la prostate métastatique résistant au traitement hormonal : patient nécessitant une chimiothérapie)

  • Etude évaluant l’association du docetaxel au radium-223
  • Etude évaluant un nouveau médicament, le tasquinimod, chez des patients terminant une chimiothérapie par le docetaxel
  • A venir fin 2013 : étude évaluant la préférence du patient entre deux chimiothérapies (docetaxel et cabazitaxel) reconnues efficaces dans le cancer de la prostate (étude cabadoc)

Cancer de la prostate métastatique résistant au traitement hormonal : patient ayant déjà reçu une chimiothérapie

  • Etude comparant une chimiothérapie par Cabazitaxel, avec ou sans un médicament cherchant à réverser la résistance à l'hormonothérapie et à la chimiothérapie (le custirsen) (étude Affinity).
  • Etude évaluant l’abiraterone seule ou associée à un nouveau médicament inhibant la voie de «PI3K»
  • Etude évaluant deux nouveaux médicaments (le BEZ et le BKM) chez des patients dont le cancer est en progression sousabiraterone.
  • Etude associant l’abiraterone et le cabazitaxel chez des patients dont le cancer a progressé malgré le docetaxel.

Le PSA n'est plus le juge de paix du dépistage du cancer de la prostate.


La Haute Autorité de santé (HAS) vient de trancher et sa décision ne va pas plaire aux urologues ni à tous ceux qui défendaient depuis des années, contre vents et marées, le dosage systématique duPSA (antigène spécifique de la prostate) chez tous les hommes après 50 ans. Les conclusions de son rapport sur les facteurs de risque de cancer de la prostate et la pertinence de son dépistage par dosage de PSA auprès de populations d'hommes sans symptôme mais considérés comme "à haut risque" de survenue de ce cancer sont claires : "Après avoir recherché la littérature sur le sujet et examiné les rapports et recommandations des sociétés savantes et organismes d'évaluation en santé au niveau national et international, la HAS a conclu qu'il n'y a pas de preuve suffisante pour justifier la mise en place d'un tel dépistage dans ces sous-populations".
 
En France, la prostate est le premier siège de cancers chez l'homme. L'an dernier, la maladie a touché 71 200 personnes et c'est la troisième cause de décès masculin par tumeur (8 700 morts par an), derrière le cancer du poumon (21 000) et le cancer colorectal (9 200). Ce qui justifie évidemment de tenter de trouver les moyens de la diagnostiquer pour pouvoir la traiter précocement. Et pourtant, comme elle l'avait déjà conclu pour la population générale en 2010, la HAS réfute l'idée d'un bénéfice d'un dosage du PSA, même chez les hommes sans symptôme considérés comme à plus "haut risque" (par exemple en raison d'antécédents familiaux), notamment parce qu'il est difficile de les repérer et parce que rien ne permet de penser que ces derniers développent "des cancers de la prostate de forme plus grave ou d'évolution plus rapide".

"Faux positifs"

De plus, aucune étude ne démontre l'efficacité du dépistage en termes de diminution de la mortalité, y compris chez ces patients considérés comme particulièrement "exposés". En revanche, en plus des risques de faux positifs (donc de fausse alerte) lors du dosage sanguin du PSA, ces hommes doivent ensuite subir des biopsies de confirmation (pouvant être à l'origine de perte de sang dans les urines et le sperme, d'infections, de rétention urinaire et de faux négatifs). Quant aux traitements, ils ne sont pas dénués de conséquences physiques et psychologiques (troubles sexuels, urinaires, digestifs). Les problèmes posés par tous ces actes diagnostiques et thérapeutiques sont donc statistiquement supérieurs aux bénéfices attendus.
C'est pourquoi la HAS insiste sur l'importance de l'information à apporter aux hommes envisageant la réalisation d'un dépistage individuel du cancer de la prostate, afin que chacun puisse choisir en connaissance de cause. Elle souligne aussi l'intérêt des recherches sur les marqueurs permettant de distinguer les formes agressives de ce type de tumeur de celles dont la lente évolution n'aura pas d'impact sur la vie des patients. C'est d'autant plus important qu'environ un homme de plus de 50 ans sur trois a des signes biologiques de cancer de la prostate, mais jusqu'à 80 % des tumeurs sont limitées en taille et en dangerosité. La plupart des hommes atteints décèdent donc d'une autre cause.

lepoint.fr

Traitement 2012: Nouveautés cancer de la prostate


Quatre nouveaux médicaments pourraient permettre de transformer le cancer de la prostate avancé en maladie chronique, alors qu’il est aujourd’hui considéré comme une maladie en phase terminale, affirment des chercheurs américains de l’University of Colorado Denver. Publiés dans la revue Oncology du 16 février 2012, leurs travaux démontrent comment la combinaison de ces quatre spécialités pourrait améliorer la survie des patients atteints de ce type de cancer.
« Ce n’est pas seulement la chimiothérapie. Les médicaments ont des méthodes différentes et novatrices: L’un est un agent de protection de l’os ; Une autre est un agent hormonal plus efficace, une autre est la radiothérapie, et la dernière est le premier médicament testé pour l’immunothérapie du cancer», dit E . David Crawford, MD, chercheur à l’Université du Colorado Cancer Center et chef de l’oncologie urologique à l’Université du Colorado-Hospital.
Le premier médicament – le Denosumab - pourrait être utilisé pour protéger les os des patients atteints d’un cancer de la prostate grâce à trois actions : la prévention des fractures osseuses et de l’ostéoporose chez les patients en manque de calcium à cause des traitements lourds, et le retardement de l’apparition des métastases osseuses.
Deux autres spécialités – l’Alpharadin et le Prostvac - pourraient respectivement cibler les tumeurs de façon ultra précise sans causer de dommages collatéraux, et lutter contre les cellules cancéreuses de la prostate, améliorant ainsi la durée de survie des patients.
Abiraterone
Abiraterone
L’Acetate Abirateroneest le dernier médicament mentionné dans l’étude. Celui-ci aurait la capacité d’empêcher le corps à produire de la testostérone, dont le cancer de la prostate se sert pour évoluer.
« Il ne s’agit pas juste d’une chimiothérapie. Ces médicaments ont des méthodes d’action différentes et novatrices. L’un est un agent de protection osseuse, un autre est un agent hormonal efficace, un troisième se rapporte à la radiothérapie, et le dernier est le premier médicament testé pour l’immunothérapie du cancer », explique E. David Crawford, chercheur à l’University of Colorado Cancer Center.
Le scientifique précise toutefois que ces médicaments ne sont pour le moment pas encore utilisés en traitement de première intention.

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