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Après un cancer du sein, des peurs pour la grossesse

Vous avez subi un cancer du sein, mais vous êtes à présent guérie. Vous êtes sûrement un peu perdue, et ne savez pas si vous pouvez tenter une grossesse. Il est important d’échanger ses expériences et de partager son vécu. Les internautes discutent de cette grossesse, possible ou non sur des forums comme Confidentielles.com ou sur Enceinte.com. Jusqu’à présent, les médecins déconseillaient aux femmes ayant subi un cancer du sein de tomber enceintes. Ils craignaient un retour de la maladie (du fait des changements hormonaux que la grossesse provoque). Mais aujourd’hui les avis médicaux pourraient bien changer…

Grossesse : des craintes qui se dissipent

Conférence sur le cancer du sein à Barcelone. Une étude publiée à cette occasion révèle que les femmes qui connaissent une grossesse après avoir vécu un cancer du sein, n’ont pas plus de risque de subir un retour de cette maladie. Le Dr Hatem Azim, de l’Institut Jules Bordet en Belgique, et ses collègues ont examiné les résultats de 14 essais cliniques ayant suivi plus de 1.400 femmes enceintes guéries après un cancer du sein. Ces femmes étaient tombées enceintes de quelques mois à quelques années après avoir fini leur traitement. Ils ont comparé ces femmes à plus de 18.000 autres qui avaient eu le cancer mais pas de grossesse. Et les résultats sont là : les chercheurs ont découvert que les femmes ayant eu une grossesse avaient 42% de risques en moins de mourir par rapport à celles qui n’avaient pas été enceintes. Il semble donc que le risque n’est pas un problème une fois que l’on a été soignée. Des changements sont donc à opérer. Les préconisations des médecins doivent, en effet, tenir compte du type de cancer du sein que la patiente a contractée ainsi que sa réaction au traitement afin de déterminer si elle peut tomber enceinte et au bout de combien de temps. « C’est trop simple de dire que la grossesse stimule les hormones et que c’est mauvais pour le cancer du sein » conclut le Dr Azim.

Chimiothérapie pendant la grossesse

Dans cet espace Patientes vous allez obtenir des informations concernant l’utilisation de la chimiothérapie pendant la grossesse.
Il faut savoir que les chimiothérapies cytotoxiques entrainent des lésions dans les cellules exposées.
Certains de ces agents traversent la barrière fœto-placentaire et atteignent la circulation fœtale. Seules les drogues fortement liées aux protéines plasmatiques ne passent pas dans la circulation fœtale.
Le placenta est la porte d’entrée pour toutes les drogues vers le fœtus.
Le foie fœtal qui est immature peut toutefois métaboliser un grand nombre de substrats par oxydation et le rein fœtal participera alors à l’élimination des drogues.
Lorsqu’une drogue est excrétée dans le liquide amniotique, elle est ingurgitée par le fœtus et réabsorbée dans son appareil digestif, ce qui est malheureusement susceptible d’augmenter les effets indésirables des drogues sur le fœtus notamment pour les drogues éliminées sous forme active (comme les antimétabolites, par exemple).
Toutefois, le placenta est une voie d’élimination des drogues et il est la principale porte de sortie des déchets excrétés par le fœtus.
La capacité du nouveau né à métaboliser et à excréter de nombreuses drogues reste sous-développée. Si une chimiothérapie a été administrée peu avant la naissance, celle-ci peut être risquée, car alors plus aucune élimination n’est possible par le placenta.
L’impact de la chimiothérapie sur le bien être fœtal semble dépendre de plusieurs choses : du type, de la durée et des doses de drogues administrées ainsi que de l’âge gestationnel.
Durant les 2–4 premières semaines après la conception, la différenciation cellulaire et l’organogénèse sont minimales. Ainsi, la cytotoxicité de la chimiothérapie va aboutir soit à l’arrêt de la grossesse soit à aucun effet (loi du tout ou rien). Lors des semaines ultérieures du 1er semestre, la chimiothérapie peut interférer avec l’organogénèse avec un risque tératogène (malformations) estimé à 10% avec une monochimiothérapie et 20% avec une polychimiothérapie. Durant les deuxième et troisième trimestres, l’organogénèse est complète à l’exception du système nerveux central et des organes génitaux. Les données proviennent de cas cliniques et bien souvent les patientes ont reçus des polychimiothérapies ce qui rend délicat l’interprétation des effets secondaires. Les effets secondaires de la chimiothérapie sont rares : retard de croissance intra-utérin, mort fœtale in utero, accouchement prématuré, myélosuppression transitoire maternelle et fœtale (incidence 10-30%). Les malformations sont rares avec une fréquence similaire à celle de la population générale (2-3%). La chimiothérapie peut toutefois entraîner un retard de la croissance intra-utérin, un accouchement prématuré, une neutropénie et une alopécie néonatales et peut donner lieu à une ménopause prématurée chez le tiers des patientes, surtout lorsqu’elle est administrée à des patientes de plus de 30 ans.

Grossesse après cancer du sein

Le cancer du sein chez la femme jeune est une situation rare et difficile à prendre en
c h a rge, car de pronostic réservé et associé à un traitement souvent agressif pouvant
e n t r a î n e r, en plus de la mutilation physique, un retentissement sur la capacité de reproduction.
Les femmes ont actuellement leur premier enfant de plus en plus tard pour des raisons
professionnelles, personnelles, d’éducation ou autres. Les grossesses succédant à un cancer
du sein sont donc des situations rares, mais de plus en plus souvent rencontrées du fait de
l’augmentation régulière de l’incidence du cancer du sein et de l’âge des femmes de plus en
plus avancé au moment de leur première grossesse.
Une enquête de la Société française de gynécologie , en 1985, a recueilli l’opinion de
316 praticiens sur la question de la grossesse après traitement d’un cancer du sein : la majorité
exprimait leur méconnaissance du problème et la grande subjectivité de leur réponse, ils
déconseillaient en fait la grossesse a priori, estimant que celle-ci augmente le risque de
rechute.
O r, la revue de la littérature de 1954 à 2004, sur l’influence de la grossesse survenant après
traitement d’un cancer du sein, ne montre pas d’effet délétère de celle-ci sur le pronostic de
la maladie. Cependant, ces données reposent sur des études rétrospectives et de faible effectif,
c’est pourquoi une étude prospective de grande envergure est attendue pour asseoir ces
conclusions et permettre une conduite à tenir éclairée.

Données épidémiologiques
En France, 42 000 nouveaux cas de cancer du sein ont été diagnostiqués. Six pour cent surviennent
chez des femmes de moins de 40 ans . On estime que 10 à 15 % des femmes en âge de
procréer présenteront une grossesse (quel qu’en soit l’issue) après leur cancer du sein.

Cancer du sein et hormones
Les estrogènes sont un facteur de croissance reconnu dans le cancer du sein. C’est pour
cette raison que le bouleversement hormonal et les taux élevés d’estrogènes au cours de la
grossesse inquiètent et rendent la notion même de gestation problématique.
Le cancer du sein étant hormonodépendant, la survenue d’une aménorrhée temporaire ou
définitive après traitement est, pour certains, une arme thérapeutique et non plus seulement
un effet secondaire toxique. La castration prophylactique chirurgicale ou radiothérapique a
été largement utilisée dans les années 1960-1970. Cette aménorrhée est-elle d’une véritable
utilité thérapeutique ? Cette question n’est toujours pas résolue, en revanche, la privation hormonale
radicale et définitive n’est plus de mise.

Fertilité après traitement du cancer du sein
chez une femme jeune
La fertilité de la femme peut être altérée suite aux traitements mis en place dans la stratégie
thérapeutique du cancer du sein.

Le traitement chirurgical
La chirurgie du cancer du sein, qu’elle soit radicale ou conservatrice, n’a pas de retentissement
sur la fertilité de la patiente. En revanche, il est bien évident qu’elle a un impact sur
la vie sexuelle de la femme, surtout en cas de mastectomie totale.

La chimiothérapie
La chimiothérapie a fait la preuve de son efficacité thérapeutique dans le cancer du sein. Le
bénéfice de la chimiothérapie adjuvante est plus important chez les femmes de moins de 50 ans
que plus âgées. Les indications reposent sur les conférences de consensus européennes de Saint-Gallen ou nord-américaines de Bethesda : toute patiente de moins de 35 ans présentant une tumeur infiltrante du sein doit bénéficier d’une chimiothérapie adjuvante, quelles que soient les autres caractéristiques de sa tumeur. La chimiothérapie entraîne fréquemment aménorrhée et ménopause précoce qui auront une répercussion sur l’avenir obstétrical.

Les effets des agents cytotoxiques
La cytotoxicité recherchée à l’encontre des cellules cancéreuses s’associe inévitablement
à une toxicité sur les tissus sains. Il existe des effets toxiques aigus et réversibles en particulier sur la moelle osseuse, les phanères et le tractus digestif. Les conséquences à moyen ou
long terme notamment sur les gonades et la fonction reproductrice sont moins bien connues.
Deux conséquences fréquentes de la chimiothérapie sont l’aménorrhée et la ménopause précoce.
La toxicité des drogues peut aboutir à une simple perturbation des taux hormonaux avec
conservation des cycles menstruels ou à une ménopause définitive.
Au niveau tissulaire, la chimiothérapie cytotoxique entraîne une absence de maturation folliculaire,
une fibrose ovarienne, voire une destruction folliculaire.
La survenue d’une aménorrhée est difficilement prévisible et va dépendre de la dose des
agents cytotoxiques administrés et de l’âge de la patiente, le capital folliculaire diminuant
inexorablement au cours de la vie de la femme, avec un facteur individuel variable.

Les facteurs modulant l’intensité de l’effet de la chimiothérapie sur les ovaires
• Les drogues utilisées : les agents alkylants et le cyclophosphamide sont toxiques pour les
gonades.
• Les doses et durée du traitement : la réversibilité de l’hypogonadisme va dépendre de la dose
cumulative des agents cytotoxiques.
• Le rôle de l’âge de la patiente : les taux d’aménorrhée sont très différents en fonction de
l’âge de la patiente avec une frontière entre 35 et 40 ans. Les taux d’aménorrhée étant faibles
avant 35 ans et élevés après 40 ans. Plus l’âge augmente, plus une dose faible est suffisante
pour induire une aménorrhée.

La radiothérapie locorégionale
L’irradiation dans le traitement du cancer du sein peut intéresser le sein traité, la paroi ou
les aires ganglionnaires axillaire, sus-claviculaire et mammaire interne. Un rayonnement diffusé
au pelvis est possible mais négligeable, ne pouvant entraîner d’insuffisance ovarienne.

L’hormonothérapie

Le tamoxifène
Une hormonothérapie par tamoxifène (antiestrogène à activité estrogénique faible) entraîne
des irrégularités dans le cycle menstruel qui est généralement respecté. La fertilité est donc
conservée dans le cadre d’un traitement par tamoxifène seul. Le tamoxifène étant tératogène
chez l’animal, il impose une contraception efficace et de part sa durée de prescription (5 ans),
diffère donc la possibilité de grossesse.

La castration
De nos jours, la castration est le plus souvent temporaire et réversible par des analogues de la LHRH
; elle est volontiers associée au tamoxifène chez les femmes de moins de 35 ans (si récepteurs
hormonaux positifs)

Influence d’une grossesse après traitement d’un cancer du sein sur le pronostic de la maladie et la survie des patientes : revue de la littérature
Les “interdits” des médecins et les castrations définitives fréquentes avant les années 1970 ont
fait qu’il était alors rare d’observer des grossesses chez des femmes traitées auparavant d’un cancer du sein. Cependant, à la suite de la publication de Peters en 1968 suggérant que la survenue d’une grossesse après un cancer du sein pouvait avoir une influence bénéfique sur la survie des patientes traitées, un courant d’opinions différentes est apparu. Cette publication qui comportait un biais de sélection puisque seules les femmes bien portantes débutaient une grossesse, a au un impact considérable sur le corps médical, qui a revu ses interdits. À la suite de cette publication et d’autres menées ultérieurement, on a observé une augmentation progressive de la fréquence des grossesses
chez les patientes de moins de 40 ans, traitées antérieurement pour un cancer du sein.
De nombreuses études, toutes rétrospectives, ont été menées afin d’évaluer le retentissement
d’une grossesse après traitement d’un cancer du sein, sur le pronostic de la maladie, la
survie des patientes et de proposer une conduite à tenir en cas de désir de grossesse chez une
femme jeune ayant été traitée pour un cancer du sein.
Des premières études ont suggéré que la survenue d’une grossesse après un cancer du sein
pouvait avoir une influence bénéfique sur la survie des patientes traitées mais ces études comportaient
un biais de sélection : seules les patientes bien portantes débutaient une grossesse,
ou elles n’utilisaient pas des techniques statistiques appropriées à la comparaison d’un groupe
constitué a posteriori à un groupe de référence. Il ressort de toutes ces études que la survenue
d’une grossesse n’aggrave pas le pronostic d’un cancer du sein traité
L’étude de Harv e y[ , publiée en 1981, concerne 41 patientes traitées pour un cancer du sein
ayant présenté une grossesse ultérieurement pendant la période de 1940 à 1970. Aucun effet délétère
de la grossesse n’a pu être démontré, même parmi les patientes présentant un envahissement
ganglionnaire axillaire au moment du diagnostic de la maladie, ou parmi les patientes ayant débuté
leur grossesse moins de 2 mois après la chirurgie du sein. Cette étude montre aussi que l’avortement
n’améliore pas la survie. L’auteur conclut que la grossesse ne doit pas être évitée ou interrompue
chez des patientes traitées pour un cancer du sein et en apparente rémission.
L’enquête de la Société française de gynécologie [ 1 ] , menée en 1985, a permis de répertorier
68 observations françaises de grossesses après cancer du sein. Parmi ces 68 observations,
27 patientes ont eu une ou plusieurs grossesses précocement interrompues volontairement
ou non et 41 ont eu au moins une grossesse menée à terme.
Leur évolution a été comparée à celle de 136 patientes témoins comparables en tout point, excepté
la survenue de la grossesse après traitement du cancer du sein. Chacune des 68 patientes a été comparée
à 2 témoins appariés sur l’âge, la date du diagnostic de cancer du sein, l’année de traitement
de la tumeur, le statut TNM, l’histologie de la tumeur et les traitements locaux et généraux. Seuls
ont été retenus comme témoins, les patientes dont le suivi montrait une rémission sans rechute au
moins égale au délai entre le traitement et le début de la grossesse du cas correspondant. Ces témoins
ont été obtenus par tirage au sort, à partir de trois fichiers de grands centres anticancéreux.

Cancer : prise en charge des malades pendant et après le cancer

Le plan cancer 2009-2013, qui s'inscrit dans la continuité du premier plan 2003-2007, introduit plusieurs mesures innovantes afin d'améliorer la prise en charge des patients pendant et après leur cancer. En septembre dernier, l'Institut national du cancer (INCa) et le ministère de la Santé ont sélectionné 35 projets portant sur l'expérimentation de la mise en place d'un parcours personnalisé des nouveaux patients pris en charge dans plusieurs établissements de santé. Les projets pilotes doivent rechercher trois objectifs conjoints :

  • Personnaliser la prise en charge des nouveaux malades, renforcer le rôle du médecin traitant et évaluer l'apport des infirmiers hospitaliers dans la coordination des soins;
  • Prendre en compte les aspects économiques et sociaux de la maladie, en développant une prise en charge sociale personnalisée pendant et après le cancer et ce, dès l'annonce du diagnostic;
  • Développer les outils nécessaires à la mise en place d'un programme personnalisé de l'après-cancer (PPAC).

La prise en charge des cancers est un dispositif complexe, car de nombreux professionnels de santé, libéraux et hospitaliers, interviennent auprès des patients. Il est donc nécessaire de mieux accompagner les malades pendant et après leur traitement et de faciliter leur parcours de soins entre la ville et l'hôpital.

Pour associer plus étroitement les différents professionnels de santé, le plan cancer entend renforcer le rôle du médecin traitant et créer des postes de soignants chargés de coordonner la prise en charge globale des patients. Dans cet esprit, les projets pilotes sélectionnés prévoient la mise en place d'indicateurs de suivi et d'évaluation permettant d'apprécier l'apport des infirmiers hospitaliers dans cette coordination.

Le plan cancer 2009-2013 met aussi l'accent sur l'accompagnement social des malades, pendant et après le cancer. L'objectif est d'améliorer la qualité de vie des patients tout au long de leur parcours de soins et d'éviter qu'ils vivent leur maladie comme une rupture, notamment pour les personnes en situation sociale fragile ou précaire.

Ainsi, dès l'annonce de la maladie, les établissements pilotes devront détecter si la situation sociale du patient requiert l'intervention d'acteurs sociaux compétents. Enfin, le programme personnalisé de soins (PPS), qui définit le traitement particulier de chaque patient, intègrera une consultation sociale pendant la phase active du traitement. Cette nouvelle démarche garantit un suivi social continu et adapté à l'évolution de la maladie.

Le plan cancer 2009-2013 prévoit également la mise en place d'un programme personnalisé de l'après-cancer (PPAC), élaboré et mis en œuvre dans la continuité du PPS. Ce dispositif prend en compte les besoins individuels de surveillance médicale, de soutien psychologique et social des malades en rémission ou guéris. L'objectif est de les accompagner de manière personnalisée après le cancer et les inciter à poursuivre leurs projets, notamment dans le domaine professionnel. Pour cela, les établissements pilotes mettront en place les moyens et les outils nécessaires à ce suivi. En matière d'évaluation de la situation sociale des patients avant le démarrage du traitement, ils devront, par exemple, élaborer un référentiel national de détection de la fragilité sociale et de la précarité.

Les droits et les aides des malades atteints d'un cancer

Les malades du cancer et leurs proches peuvent bénéficier de nombreuses aides
  • Une hospitalisation à domicile et des soins à domicile
  • Une aide ménagère
  • Une garde à domicile
  • Une technicienne de l'intervention sociale et familiale
  • Un congé de solidarité familial
  • Des informations sur leur activité professionnelle
  • Une Allocation adulte handicapé,
  • Une pension d'invalidité
  • Des Indemnités Journalières
  • Un reclassement professionnel.....
Emprunter avec un cancer : les grandes avancées de la convention aéras

La convention AERAS, « S'assurer et emprunter avec un risque aggravé de santé », a pour objet de proposer le plus grand nombre de solutions pour permettre aux personnes ayant ou ayant eu un problème grave de santé d'emprunter.
Signée par les pouvoirs publics et les fédérations professionnelles de la banque, de l'assurance et de la mutualité et les associations de malades et de consommateurs, la convention est en vigueur depuis le janvier 2007.
Ce dispositif permet aux patients atteints d'un cancer de pouvoir emprunter (prêts professionnels, les prêts immobiliers et les crédits à la consommation) et d'avoir accès à une assurance.

L’Assurance maladie en prévention contre les cancers professionnels

Les cancers professionnels en chiffre

Le risque de développer un cancer sur le lieu de travail concerne 2 millions de Français.

L’utilisation d’un ou plusieurs produits cancérogènes est à l’origine de 6 % des cancers professionnels, selon l’ORS, la DIRETTE et la CARSAT Sud-Est.

Ce taux est établi sur une base de 12 000 maladies professionnelles, soit 1 300 cas déclarés à l’assurance maladie dont 1 170 sont liés à l’amiante.

Ces chiffres ne reflètent pas toute la réalité car la détection d’un cancer s’effectue souvent tardivement.

Cette situation a poussé l’Assurance maladie – Risques professionnels et les entreprises de la région PACA-Corse à se mobiliser devant la progression des cancers professionnels, causés par les produits toxiques utilisés au travail.

3 actions au profit des PME et TPE

La première action est préventive et consiste à substituer les outils ou les produits dangereux.

La seconde vient sous forme de partenariat entre l’Assurance maladie – Risques professionnels et la médecine du travail.

La troisième action consiste à former les salariés de manière à ce qu’ils sachent comment se protéger.

Ces actions, menées en partenariat avec la médecine du travail, l’assurance-maladie et les chefs d’entreprise, ciblent les petites et moyennes entreprises.

Cette campagne ambitionne d’épargner 100 000 salariés d’ici la fin de l’année 2012.

Découvert d'un nouveau type de cancer du sein

En novembre dernier, un nouveau type de cancer du sein a été découvert. Une femme a vu apparaître sur un de ses seins une éruption cutanée pouvant ressembler à celle qui apparaît parfois sur les seins des nouvelles mamans qui allaitent.

Étant donné que sa mammographie n’indiquait aucun problème, le médecin lui a prescrit des antibiotiques pour traiter une infection. Après avoir consommé les médicaments prescrits et avoir même renouvelé la prescription une fois, l’éruption a continué de s’aggraver et le médecin lui a demandé de passer une autre mammographie. Cette fois, la radiographie a révélé la présence d’une masse.

Une biopsie a permis de découvrir l’existence d’une tumeur très maligne. La dame a entrepris une chimiothérapie dans le but de réduire la taille de la tumeur. Elle a ensuite subi une mastectomie, suivi une autre chimiothérapie complète et reçu de la radiothérapie. Au bout de 9 mois de traitement intense, son cancer avait disparu.

Pendant l’année qui a suivi, elle a vécu chaque journée au maximum. Le cancer est ensuite réapparu et s’est attaqué à la région du foie. La dame a subi 4 traitements et elle a par la suite décidé qu’elle tenait à sa qualité de vie et qu’elle ne voulait pas affronter les séquelles de la chimiothérapie. Elle a profité pleinement des 5 mois qu’il lui restait à vivre et elle a planifié chaque détail de ses derniers jours. Elle a eu besoin de morphine pendant quelques jours pour supporter la douleur et par la suite, elle est décédée. Elle a laissé le message suivant et demandé qu’il soit transmis à toutes les femmes, partout dans le monde :
Mesdames, FAITES TRÈS ATTENTION si vous remarquez quoi que ce soit d’anormal par rapport à vos seins et insistez pour obtenir un traitement le plus rapidement possible.

La maladie de Paget du mamelon : Il s’agit d’une forme rare de cancer du sein qui apparaît à l’extérieur du sein, sur le mamelon et l’aréole. Ce qui à l’air au début d’une éruption cutanée se transforme par la suite en lésion autour de laquelle se forme une croûte. Je n’aurais jamais pensé qu’il puisse s’agir d’un cancer du sein, mais c’était bien le cas. Je n’ai rien constaté d’anormal sur mon mamelon, mais l’éruption me dérangeait et j’ai décidé de consulter le médecin.
Parfois, je sentais une démangeaison et de la douleur, mais pas plus que ça. C’était laid et tannant et je n’arrivais pas à me débarrasser de cette plaie avec les crèmes prescrites par mon médecin, même avec celle que le dermatologue m’avait prescrite pour traiter la dermatite que j’avais aux yeux peu de temps avant l’apparition du cancer. Mes médecins se sont montrés un peu inquiets, mais ils ne m’ont jamais avertie qu’il pourrait s’agir de cancer.

Je crois que bien peu de femmes savent qu’une lésion ou une éruption cutanée sur le mamelon ou l’aréole peut vouloir dire cancer du sein. (Le mien a débuté par un simple bouton rouge sur l’aréole. Un des plus graves dangers avec la maladie de Paget est que les symptômes semblent anodins. Les femmes pensent trop souvent qu’il s’agit seulement d’une éruption ou d’une infection cutanée, avec pour résultat qu’elles tardent à consulter et à se faire traiter.)
Quels sont les symptômes?

1. Une rougeur persistante, un suintement ou la formation d’une croûte sur le mamelon provocant une démangeaison ou une sensation de chaleur. (Comme je l’ai indiqué, moi je n’ai pas senti beaucoup de démangeaison ou de chaleur accrue, il n’y a pas eu de suintement, à ce que je sache, mais une croûte s’est en effet formée autour du bord du mamelon, d’un côté.)

2. Un bouton sur le mamelon qui refuse de guérir. (Moi j’avais un bouton sur l’aréole et une enflure blanchâtre au centre du mamelon).

3. En général, un seul mamelon est touché. Comment le cancer est il diagnostiqué? Si le médecin qui vous examine constate une anomalie, il devrait vous proposer de passer immédiatement une mammographie des deux seins. Même si une rougeur, un suintement ou la formation d’une croûte peuvent ressembler à une dermatite, le médecin devrait suspecter la présence d’un cancer si le problème touche seulement un des deux seins. Il devrait demander une biopsie du tissu infecté pour établir avec certitude le diagnostic.

Le présent message est vraiment important et vous devez le transmettre au plus grand nombre possible de femmes dans votre famille et dans votre entourage. Il pourrait leur sauver la vie.

Mon cancer du sein s’est propagé et des métastases se sont logées dans mes os même si j’ai reçu des méga doses de médicaments en chimiothérapie, 28 traitements de radiation et pris du tamoxyfène. Si mon cancer du sein avait été diagnostiqué plus tôt, peut-être ne se serait-il pas propagé…

À TOUS CEUX ET CELLES QUI LISENT CE MESSAGE :

Il est triste que les femmes ne connaissent pas la maladie de Paget du mamelon. Si, en transmettant le présent courriel, vous pouviez sensibiliser d’autres personnes au danger que cette maladie représente, vous pourriez aider des femmes, partout dans le monde.

Prière de prendre quelques secondes pour transmettre ce message au plus grand nombre de personnes possible, en particulier à votre famille et à vos amis. Vous pourriez ainsi, en un rien de temps, sauver des vies.

nouveau traitement anti-cancer 2011 en développement à l'Université Hébraïque

Les professeurs Amos Panet et Zichria Zakay-Rones, du département de virologie de l'Ecole de Médecine à Hadassah de l'Université Hébraïque, participent depuis cinq ans au développement d'un nouvel anti-cancer. Il s'agit d'un virus. Un virus doit pénétrer une cellule vivante afin de se multiplier. Parfois, certains types provoquent la mort de la cellule.

Les professeurs Amos Panet et Zichria Zakay-Rones, du département de virologie de l'Ecole de Médecine à Hadassah de l'Université Hébraïque, participent depuis cinq ans au développement d'un nouvel anti-cancer. Il s'agit d'un virus. Un virus doit pénétrer une cellule vivante afin de se multiplier. Parfois, certains types provoquent la mort de la cellule. C'est une des fonctions que le virus découvert par l'équipe de l'Université Hébraïque de Jérusalem utilise. Il a été baptisé NDV - HUJ virus. C'est un dérivé du virus NDV (Newcastle Disease Virus) qui affecte les oiseaux. Il est capable d'infecter les cellules cancéreuses et de se répliquer sans endommager les cellules non cancéreuses. Les chercheurs suggèrent une explication au curieux comportement du virus : la déficience du système interféron (substance naturelle antivirale) des cellules cancéreuses permet au virus de les infecter. La découverte de ce virus laisse entrevoir la perspective de soigner le cancer sans pour autant causer des dégâts aux cellules non infectées, contrairement à la chimiothérapie qui est un traitement très lourd. La première étape des essais cliniques a été conduite durant l'année 2003 au centre médical Hadassah. Elle avait impliqué quatorze patients souffrant d'un glioblastome. Après avoir reçu le traitement à base de NDV - HUJ virus, les chercheurs ont constaté une régression de la tumeur chez l'un des patients. Le traitement, s'il arrive à terme, posséderait aussi d'autres avantages sur les traitements actuels :
- Contrairement à certaine virothérapie déjà développée (utilisant le virus de l'herpes notamment), le NDV - HUJ n'est pas considéré comme pathogène pour l'homme. Ceci est important car ainsi, le virus ne rencontre pas de résistance de la part du système immunitaire du patient, rendant le traitement plus efficace. De plus le virus s'appliquant aux oiseaux, il ne risque pas de muter et devenir dangereux ...
pour l'homme. Enfin, étant un virus à ARN, il ne modifiera pas le génome des cellules.
- Le NDV - HUJ virus étant une forme atténuée du NDV, il devient inoffensif pour les oiseaux.
Des essais cliniques plus avancés doivent être réalisés dans un futur proche. Les chercheurs sont optimistes. Une entreprise du nom de TheraVir Management a été créée afin d'accélérer le développement du traitement.

Le régime Huile-Protéine anti-cancer

La crème Huile de Lin-Fromage Blanc (HL/FB)

Rapport:

Chaque cuillère à soupe (15ml) d’Huile de Lin (HL) est mélangée avec 2 ou plus cuillères à soupe de Quark ou Fromage Blanc (FB) maigre . Le rapport est donc 1:2.

Ceux qui préfèrent le Yoghourt au Fromage Blanc doivent savoir qu’il ne semble pas que cela ait été approuvé par le Dr Budwig.

Cependant, on considère que s’il est égoutté pour faire un ‘fromage blanc de yoghourt’, on peut l’utiliser comme substitut pour le Fromage Blanc et avec la même efficacité.

(Si on utilise du yoghourt non égoutté, il faut 3 fois la quantité de Fromage Blanc et même alors, cela peut ne pas être aussi efficace que le CC parce qu’il manque la densité en protéines du Fromage Blanc et peut ne pas se mélanger complètement avec l’Huile de Lin).

Mélange:

Il est important de mélanger la crème HL/FB jusqu’à obtenir une crème lisse et qu’il n’y ait plus d’huile de lin visible.

On ajoute un peu de lait pour un mélange plus facile.

(Si on utilise du yoghourt non égoutté on ajoutera pas de lait parce que cela devient très liquide par soi-même)

Un batteur à main électrique convient très bien.

Voici comment le Dr Budwig recommande de le prendre pour ses patients :

Pour le petit déjeuner elle recommande de prendre un Muesli comprenant 3 cuillères à soupe de HL mélangées à 100 grammes (6 cuillères à soupe) de FB, un peu de lait, du miel (une cuillère à thé, 5ml), 2 cuillères à soupe de Linomel (voir Linomel plus bas), des fruits, des baies et des noix [au sens large, c-à-d noix, noix du Brésil, noisettes, amandes, pignons de pin, etc.] crues (pas de cacahuètes).

Linomel

Le Linomel [marque commerciale] est constitué de graines de lin moulues; un peu de miel et un peu de poudre de lait. Le miel enrobe les particules de graines de lin en en retardant l’oxydation. Comme il semble n'être disponible qu’en Allemagne, on lui substitue habituellement des graines de lin fraîchement moulues, c-à-d qu’une cuillère à soupe de graines de lin est moulue et utilisée à la place d’une cuillère à soupe de Linomel.

Note. Linomel est malheureusement aussi le nom d’une hormone de croissance, ce qui peut amener une certaine confusion lors d’une recherche sur Internet.

HL Mayonnaise

3 cuillères à soupe d’huile de lin (HL)
100 g (6 cuillères à soupe) de quark ou de fromage blanc maigre (FB)
3 cuillères à soupe de lait cru

Mélangez

Ajoutez de la moutarde, du sel de mer, et, selon vos préférences :
Vinaigre de cidre, aneth, paprika, jus de citron, fines herbes, épices, etc.

Oleolux

Refroidir 125 ml (8 cuillères à soupe) d’huile de lin (HL) dans le frigo
Chauffer 250g d’huile de coco
Avec 100 g d’oignon coupé en quatre
Ajouter 10 gousses d’ail
Faire sauter jusqu’à léger brunissement
Verser cette graisse (pas trop chaude) à travers une passoire sur l’huile de lin réfrigérée.
Mélanger et mettre au frigo.

Employer sur le pain complet, le pommes de terre, etc. – ne pas chauffer – ajouter aux aliments après cuisson.

Muesli aux graines de lin

3 cuillères à soupe d’huile de lin (HL)
100g (6 cuillères à soupe) de quark ou fromage blanc (FB)
1 cuillère à thé (5 ml) de miel
2 cuillères à soupe de lait
2 cuillères à soupe de Linomel ou graines de lin
Fruits, jus de fruit, noix* (pas de cacahuètes), parfum

Mélangez HL, FB, lait et miel jusqu’à obtenir une consistance lisse et que l’huile ne soit plus visible.
Parfumez ensuite en ajoutant, selon le goût, vanille, cannelle, jus de fruit, fruits, baies, etc.
Mettre les graines de lin broyées dans un bol, couvrir avec les fruits et les noix, mettre le mélange HL/FB au-dessus.
Variez chaque jour – expérimentez.

* Par noix, il faut entendre ici noix, noisettes, amandes, pignons de pin, etc. [N.d.T.]

Notes

La mayonnaise HL/FB s’utilise comme assaisonnement pour la salade et la crème HL/FB avec du miel, de la vanille et des fruits comme dessert et comme partie du muesli pris au petit déjeuner.

Ces deux recettes sont plus ou moins des mélanges HL/FB standard avec différents ingrédients pour varier le goût.

Il est bon d'être créatif et de varier les ingrédients et les parfums.

Les mélanges HL/FB au déjeuner peuvent apporter jusqu’à 3 cuillères à soupe d’huile de lin, ou plus. Cela, plus les 3 cuillères à soupe dans le Muesli du petit déjeuner font un total de 6 cuillères à soupe d’huile de lin, ou plus, par jour.

Le Dr Budwig faisait aussi prendre à ses patients 1 cuillère à soupe de Linomel mélangé à un jus de fruit 3 fois par jour.

Cela s’ajoute au 2 cuillères à soupe prises dans le Muesli au petit déjeuner.

Autres considérations diverses :

Les enzymes sont importantes.
Le Dr Budwig faisait prendre à ses patients du jus de papaye pour les enzymes.
(Beaucoup de gens prennent des suppléments d’enzymes.)
Évitez les graisses hydrogénées, les graisses animales, le sucre, les aliments préparés industriellement, les conservateurs et les produits chimiques.
Mangez des aliments entiers et naturels – de culture biologique quand c’est possible.
Préparez les aliments frais.
Ne conservez pas les aliments pour le repas suivant ou le lendemain.

Recette Anti cancer (500ml Aloe vera + 500g Miel d'acacia + 200ml Elixir Suédois)

La recette Anti cancer du Père Zago
Les étonnantes guérisons du cancer obtenues depuis 1994 par le père Romain Zago de Bethléem

La revue Terre Sainte, publié en quatre langues à Jérusalem par les pères franciscains, rapportait dans son numéro de mai/Juin 1994 les étonnantes guérisons du cancer obtenues depuis 7 ans par le père Romain Zago de Bethléem. (Voir le livre Aloès la plante qui guérit de Marc Schweizer, éditions APB)


Même si cette recette ne guérit pas tous les cancers, les résultas sont plein d'espérances:

Extrait du livre à la page 72/73 :
"Tout cela paraît trop beau pour être vrai. C'est pourtant bien ainsi. "L'explication est simple", souligne le père Romain, nullement découragé par les signes d'incrédulité qu'il lit sur les visages. "Le remède opère un nettoyage complet de l'organisme grâce au miel qui atteint les zones les plus lointaines de notre corps. L'aloès à son tour, véhiculé par le miel, constitue un agent important de la cicatrisation. Quand à l'alcool, en dilatant les vaisseaux sanguins, il facilite cette opération de nettoyage général. En l'espace de 10 jours, le sang s'est lentement purifié. On peut même ajouter que le remède agit de façon préventive. En effet, grâce au sang purifié, tout l'organisme fonctionne à merveille."

Témoignage vidéo sur l'efficacité de cette recette
après une chimiothérapie


Un témoignage émouvant

Certaines personnes se sont complètement guéries du cancer grâce à ce remède.
Cette recette a été élaborée par le Père Romain Zago. Il a découvert très jeune l'Aloé dans les quartiers défavorisés du Brésil. C´est une «recette-miracle» qui a la réputation de guérir de nombreuses maladies, en particulier le cancer.
En fait, nous explique le Père Zago, cela n´a rien de miraculeux : il s´agit juste des vertus médicinales de l´aloès et du miel, deux merveilles de la nature. Certaines personnes se sont complètement guéries du cancer grâce à ce remède.
Les vertus de l'aloès ont été confirmées par de nombreuses études Américaines, Russes ...
Ils ont découvert entre autres que l'aloès accélérait de 6 à 8 fois la production de fibroblastes humains !! (Cellules dont l'activité conditionne le vieillissement).


Reportage sur cette recette

De même le père Czelaw Andrzej Klimumuszko était devenu célèbre dans toute la Pologne par sa réputation de soigner le cancer et certaines maladies incurables avec son vin de miel et d'aloès ...

Quelques témoignages à la page 73 du livre "Aloès la plante qui guérit" de Marc Schweizer édition APB

Un miracle à votre portée.

- "Le premier cas de guérison d'un cancer remonte à six ans. Un septuagénaire souffrant d'un cancer de la prostate en phase ultime est congédié de l'hopital, les médecins ayant déclaré qu'il n'y avait plus rien à faire. On appelle le père Romain pour administrer les derniers sacrements au mourant. La cérémonie se déroule normalement: après quoi le père propose au patient son étonnant remède. Six ans plus tard le vieillard, devenu octogénaire, a toujours bon pied bon oeil.

- Une soeur franciscaine, missionnaire du Coeur immaculé de Marie résidant à Bethléem eut assez tôt connaissance du médicament du père Romain. Elle remplit un flacon qu'elle déposa dans une armoire. A quelque temps de là , Soeur Silvana, infirmière de la communauté, apprend qu'une de ses amies est atteinte d'un cancer. Elle se souvient alors du remède enfoui au fond d'un tiroir. Quelques mois plus tard, l'amie en question est bel est bien guérie. Aujourd'hui, rayonnante de santé, elle vous racontera volontiers ell-même sa surprenante histoire."
Il y a d'autre témoignages dans ce livre concernant les hommes, les animaux etc... En particulier l'histoire du Dr. Yernest, mort à 104 ans d'une chute de cheval, sa mère, son père, et son aïeul sont mort respectivement à 107,112, et 130 ans ?

La recette est très simple :

Mélangez dans un bol mixeur: 1/2 litre de jus d´Aloe Véra et 500g de miel. Ajoutez à ce mélange 4 cuillères à soupe d'élixir du suédois.
Les vertus de l'élixir du suédois s'ajoutent aux milles vertus de l'Aloe Véra et du miel.
De plus l'alcool contenu dans l'élixir provoque une vasodilatation qui permet au mélange de se répandre dans l'organisme.

Il faut prendre un verre à liqueur de la potion à jeun et un quart d´heure avant chaque repas. Bien secouer le sirop avant chaque utilisation.

Un médicament contre le cancer peut aider les lésions de la moelle épinière

Le médicament de chimiothérapie Taxol aide les cellules lésées dans les moelles épinières de rats à repousser

Le médicament contre le cancer Taxol stimule la croissance des cellules nerveuses après une lésion de la moelle épinière, et réduit la cicatrisation dans ces cellules, selon une nouvelle étude chez le rat.


Bien que davantage de recherches soient nécessaires, ce médicament de chimiothérapie (également connu sous le nom générique de paclitaxel) est très prometteur comme traitement à l’avenir pour les lésions de la moelle épinière, ont indiqué les chercheurs.


Normalement, après une lésion de la moelle épinière, les fibres nerveuses appelées axones ne peuvent pas se régénérer. Beaucoup de facteurs inhibiteurs empêchent une nouvelle croissance.


"Ces facteurs inhibiteurs agissent comme des panneaux « stop » pour ces axones, dit Frank Bradke, chercheur de neurobiologie à l'Institut Max Planck, en Allemagne. Pour induire une re-croissance des axones, les chercheurs peuvent retirer certains de ces panneaux « stop », ou obtenir que les cellules nerveuses agissent comme un "chauffard" et les ignorent,", a-t-il dit.


"La bonne chose à propos de Taxol est qu'il fait deux choses à la fois", dit Bradke. "D'une part, il induit une repousse des neurones, et en même temps, il réduit les panneaux « stop »", dit-il.


Avec le traitement des lésions médullaires avec le taxol, "vous manipulez les deux principaux obstacles à la régénération des axones," a déclaré Bradke.


Les chercheurs ont utilisé une faible concentration de Taxol pour traiter des rats avec des lésions de la moelle épinière. "À de faibles concentrations, le médicament ne tue pas les cellules ou ne réduisent pas leur capacité de se diviser, dit Bradke, comme il le fait à des concentrations plus élevées utilisées dans le traitement du cancer".


L'étude a montré que le Taxol a diminué la cicatrice et a stimulé la croissance des axones davantage que le placebo.


Elle a également amélioré la capacité de marche des rats. "Après six à huit semaines de traitement, les chercheurs ont testé les rats dans lequel ils étaient tenus de marcher sur des bâtons. Normalement, après une lésion de la moelle épinière, les pattes arrières ont tendance à faire des faux-pas et à passer à travers les bâtons. Les rats blessés soignés avec le Taxol faisaient moins fréquemment de ces faux pas", dit Bradke.


Les chercheurs pensent que le médicament agit en stabilisant les microtubules de la cellule, la partie «squelette» de la cellule, a déclaré Bradke.


"Le travail est préliminaire et doit encore être vérifié chez les humains, dit Bradke. Mais le traitement est particulièrement intéressant, parce que le Taxol est déjà approuvé pour utilisation chez les humains", at-il dit.


"L'étude est nouvelle et intéressante et ouvre une nouvelle voie vers un traitement potentiel, combiné avec d'autres, bien sûr, qui peuvent contribuer à la régénération après les lésions de la moelle épinière", a déclaré Jerry Silver, professeur de neurosciences à la Case Western University, à Cleveland, dans l'Ohio, lequel n'a pas participé à l'étude.


"Toutefois, l'effet du Taxol sur les neurones n'est probablement pas assez important pour une thérapie en soi, dit Silver. Et bien que cette voie pour traiter les traumatismes médullaires est très différente des autres stratégies à l'étude, il n'y a également aucune preuve que cela fonctionne des semaines ou des mois après une lésion", a-t-il dit.

Les diamants rendent les médicaments anticancer plus efficaces

Des chercheurs de l’Université Northwestern ont constaté que les diamants pouvaient rendre les traitements contre le cancer plus efficaces et réduire également les effets indésirables.
Ils ont attaché des nanodiamants de carbone aux molécules d’un anticancer habituellement utilisé dans les cas de cancer du sein, la doxorubicine.
Ces molécules accompagnées de diamants demeuraient dix fois plus longtemps dans le système sanguin des souris, permettant donc à la doxorubicine de rester plus longtemps dans les tumeurs.
Pas conséquent, le taux de survie des souris a augmenté et aucun effet secondaire toxique n’a été observé. De plus, cela permettait d’administrer des doses plus fortes de traitement sans que cela soit dangereux.
« Nos résultats montrent pour la première fois l'énorme potentiel des nanodiamants pour améliorer de manière importante l'efficacité des traitements des cancers résistants à la chimiothérapie tout en les rendant plus sûrs », mentionne le professeur Dean Ho au magazine Science Translational Medicine.
Des tests sur de plus gros animaux devraient être réalisés sous peu.

Une nouvelle chimiothérapie pour conserver le sein

Avec 42 000 nouveaux cas par an, le cancer du sein est de plus en plus fréquent. Dans le même temps, les thérapies progressent et permettent de conserver l’intégrité anatomique des femmes. Toujours en pointe dans ce domaine depuis 60 ans, l’Institut Curie avance une nouvelle arme pour limiter le recours à l’ablation du sein.

Le cancer du sein touche en majorité des femmes jeunes et actives (la moitié a moins de 61 ans au moment du diagnostic). Depuis plusieurs années, les progrès de la chirurgie ont permis le développement de traitement conservateur. Dernière innovation, les taxanes permettent de limiter le recours à l’ablation du sein.

La chimiothérapie face au cancer du sein

Cancer sein chimiothérapie ablationFace au cancer du sein, le traitement de référence repose sur la chirurgie. En fonction de la précocité du diagnostic, l’intervention peut se limiter à l’ablation de la tumeur tout en préservant au maximum la glande mammaire. On parle alors de tumorectomie. Aujourd’hui, les progrès de la chirurgie permettent d’éviter le plus souvent le recours à l’ablation complète du sein (également appelée mammectomie). Cependant, cette opération reste parfois nécessaire face à des tumeurs de taille importante, de plusieurs tumeurs dans un même sein, de cellules tumorales disséminées ou encore en cas de récidive après un traitement conservateur.

La radiothérapie permet de détruire les cellules cancéreuses résiduelles après la chirurgie et ainsi réduire le risque de rechute. La chimiothérapie peut être utilisée selon les mêmes indications (chimiothérapie adjuvante). Mais elle trouve également sa place avant la chirurgie pour réduire la taille de la tumeur et permettre un traitement conservateur (chimiothérapie néo-adjuvante). Actuellement, le traitement de référence dans cette indication est pour le cancer du sein une association de deux molécules : doxorubicine / cyclophosphamide.

Plus de conservation du sein

Les taxanes sont des molécules extraites de l’if, soit de l’écorce (Taxol ®) ou des aiguilles (Taxotere ®). Ces molécules ont la propriété d’arrêter la division des cellules, une propriété particulièrement intéressante face aux cellules cancéreuses qui ont la particularité de se multiplier de manière anarchique. Actuellement, elles sont utilisées dans les stades avancés du cancer du sein (carcinomes mammaires métastatiques) et dans les cancers bronchiques. Le Taxol ® est également utilisé dans le traitement des cancers ovariens métastatiques.

Mais le Dr Véronique Diéras, responsable de l’Unité d’Investigation Clinique de l’Institut Curie, a voulu étudier l’efficacité du Taxol ® (associé avec le doxorubicine) par rapport à l’association de référence chez 200 patientes ne pouvant pas bénéficier d’un traitement conservateur. Les résultats obtenus plaident en faveur de ce nouveau traitement. Le paclitaxel, administré avant l’acte chirurgical (en association avec la doxorubicine), réduit la taille de la tumeur chez 89 % des patientes contre 70 % avec l’association de référence et permet un traitement conservateur chez 58 % des patientes contre 45 %. Enfin, au terme d’un suivi moyen de 31 mois, le taux de survie sans maladie a été plus élevé dans le groupe traité par Taxol ® (91 % contre 70 %)

Vers de nouvelles indications pour les taxanes ?

Selon les chercheurs, "cette molécule, jusqu’à présent utilisée en phase avancée de la maladie, pourrait à l’avenir être administrée avant la chirurgie pour diminuer la taille de la tumeur et ainsi augmenter le nombre de patientes pouvant bénéficier d’un traitement conservateur". De plus amples études devront certainement confirmer ce bénéfice.

Mais dès maintenant certains experts estiment que les indications des taxanes ne devraient pas rester longtemps limitées aux seuls cancers avancés (métastasés). Dès 1999, une étude2 avait montré que la seule molécule paclitaxel (Taxol ®) avait le même pouvoir antitumoral que l’association de trois autres molécules (fluorouracile, doxorubicine et cyclophosphamide) en chimiothérapie néo-adjuvante.

Leucémies de l'enfant : les conséquences de la maladie et des traitements

Les complications observées aujourd'hui sont le reflet de traitements anciens (il y a plus de 10 ou 20 ans), mais les traitements progressent en permanence.

Sur la fertilité

Tant que le traitement de la leucémie, quelle qu'elle soit, ne nécessite pas de greffe de moelle osseuse, la fertilité est préservée. Quand la greffe se révèle indispensable, elle doit être précédée d'une irradiation corporelle totale associée à une chimiothérapie forte, afin de tuer toutes les cellules, bonnes ou mauvaises, de la moelle osseuse. Cette irradiation nécessaire entraîne malheureusement la stérilité.

D'autre part, l'irradiation du système nerveux central peut occasionner une insuffisance ovarienne ou un retard pubertaire. Toutefois ces irradiations sont rares (85 % des enfants traités en 1985, mais moins de 10 % des enfants actuellement).

Sur la croissance

L'irradiation du système nerveux central peut provoquer un déficit en hormone de croissance que l'on peut compenser par une hormone de synthèse.

Sur la santé en général

Certains traitements de la LAM (et notamment la prise d'anthracyclines) peuvent occasionner, à long terme, une insuffisance cardiaque qui peut conduire, dans des cas exceptionnels, à une greffe cardiaque. La très grande majorité des traitements n'entraîne aucune séquelle sur le plan intellectuel.

Garder une vie scolaire et sociale

On parle de rémission complètequand il n'existe plus de tumeur décelable ni d'anomalie dans la moelle osseuse et dans le sang. On peut parler de guérison après plusieurs années de rémission.

  • La famille. Parallèlement aux progrès des traitements, l'effort est porté depuis plusieurs années sur l'amélioration de la vie de l'enfant pendant cette parenthèse difficile qu'est la maladie. La qualité de vie est préservée le mieux possible, même si la vie familiale se voit forcément perturbée pendant un certain temps. Ainsi le lien familial est maintenu, notamment par la mise en place de services parent-enfant. Les parents sont des acteurs essentiels de la vie du petit patient malade et les services pédiatriques placent les parents - et le reste de la famille - au coeur du réseau thérapeutique.

  • Les amis. D'un point de vue social, les services pédiatriques cherchent à éviter l'isolement, notamment en autorisant fréquemment les visites de petits camarades.

  • La scolarité. Sur le plan de la scolarité, on peut compter sur les réseaux "École à l'hôpital" dès que les enfants sont hospitalisés pour une longue durée : cours et même examens peuvent être organisés quand cela est nécessaire. Une bonne partie des traitements, une fois passée la phase "lourde", permet un retour à l'école et la reprise d'activités sociales ou extra-scolaires, importantes pour l'enfant et son entourage.

Traitement contre le cancer : une nouvelle molécule prometteuse

Une nouvelle molécule anticancéreuse, faisant actuellement l'objet d'essais cliniques, pourrait rendre le traitement contre le cancer aussi facile que d'avaler une pilule.

La start-up locale S*BIO, après des résultats encourageants sur les souris, vient de commencer la phase I des essais cliniques sur des patients, en collaboration avec l'hôpital universitaire national (NUH). Développée au sein des laboratoires S*BIO, qui ont été crées en 2005, la drogue appelée SB939 est un composé anticancéreux de la famille des inhibitrices histones déacétylase (HDAC). Ce type de composé est capable de cibler plus spécifiquement les cellules cancéreuses en les empêchant de se multiplier de façon incontrôlable, alors que des traitements comme la chimiothérapie et les radiations ont tendance à éliminer également les cellules saines. Le premier de ces composés a été approuvé l'an dernier aux Etats-Unis, appelé Zolinda il est commercialisé par la compagnie pharmaceutique Merck, mais uniquement aux Etats-Unis. La drogue de S*BIO, SB939, devrait avoir le même potentiel.

Ce composé doit tout d'abord subir différents tests et essais cliniques; l'accès au grand public ne pourra donc pas se faire avant au moins 5 ans. Le but de ces essais cliniques est de déterminer les doses de sécurité pour l'utilisation de cette drogue, mais aussi de comprendre son mécanisme de fonctionnement dans le corps humain.

nouvelle molécule pourTraitement du cancer

La chimiothérapie est un traitement efficace du cancer mais elle présente des limites du fait de son agressivité. L'objectif est donc de développer de nouveaux traitements anti-cancer ciblés et peu toxiques. C'est le cas d'Erbitux (cétuximab, un anticorps monoclonal), mis au point par les laboratoires Merck. Comment ça marche ?

Un facteur de croissance, dénommé « Egfr », et impliqué dans la prolifération cellulaire tumorale, a été identifié. Sachant qu'il se manifeste dans une très grande variété de cancers, à des degrés différents selon la localisation (ORL, colorectal, voies aérodigestives supérieures, sein, poumon, rein, ovaire, col de l'utérus…), il représente une nouvelle cible thérapeutique de choix. C'est ainsi que des chercheurs ont réussi à mettre au point une molécule capable d'inhiber l'action de ce facteur : l'Erbitux (cétuximab). Elle répond au besoin constant de nouveaux traitements toujours plus efficaces et mieux tolérés.

Ce nouveau médicament est désormais disponible sur le marché dans 25 pays de l'Union européenne, en Islande et en Norvège. Il vient récemment d'être approuvé dans le cancer colorectal. En effet, une étude démontre chez des patients atteints de ce type de cancer et qui ne répondent plus à la chimiothérapie, que cette molécule est capable de freiner l'évolution des tumeurs. De plus, les auteurs notent que si elle est efficace seule, en monothérapie, les résultats sont encore meilleurs en association avec d'autres médicaments anti-cancers. En outre, l'Erbitux possède un bon profil de tolérance, avec peu d'effets indésirables.

Cette molécule ouvre donc la voie à de nouveaux traitements du cancer (désignés anticorps monoclonaux), toujours plus ciblés, efficaces et mieux tolérés.

Où en est la recherche contre le cancer ?

urszula

Quels sont les grands progrès récents dans la recherche contre le cancer ?

Urszula Hibner : Ces dernières années, il y a eu trois grands types de progrès contre les cancers – car il existe beaucoup de cancers différents ! – : les avancées dans le domaine de la prévention, celles en matière de dépistage précoce et les progrès dans le traitement. En prévention, par exemple, est apparu en 2006 le vaccin contre le cancer du col de l'utérus, deuxième cause de mortalité féminine par cancer (chaque année dans le monde, près de 230 000 décès)… En diagnostic précoce, on peut citer l'augmentation constante et spectaculaire de la résolution des techniques d'imagerie médicale, comme l'imagerie à résonance magnétique (IRM) deux fois plus efficace que la mammographie pour détecter le cancer du sein, qui touche une femme sur huit… Enfin, concernant les traitements, il y a eu, entre autres, l'apparition des thérapies ciblées, toxiques seulement pour les cellules cancéreuses. C'est le cas du médicament imatinib (nom commercial : Glivec). Grâce aux avancées en prévention et en diagnostic et à celles des traitements, plus d'un cancer sur deux est guéri aujourd'hui en France !

Et les progrès en recherche fondamentale ?
U.H.
: Il y a eu ici aussi de nombreuses avancées. Ces dernières ont notamment permis de mieux comprendre les mécanismes moléculaires entraînant l'apparition et le développement des cancers, ainsi que l'action de certaines substances anticancéreuses. Et nombre de ces études ont été menées par des chercheurs du CNRS (lire l'encadré) ! Cruciaux, ces travaux ont déjà permis d'améliorer la prise en charge des patients… Ainsi, on n'aurait jamais pu mettre au point le fameux Glivec si des biologistes de recherche fondamentale n'avaient étudié de près, en éprouvette, le rôle de la protéine kinase Bcr-Abl, responsable de la prolifération de certaines cellules cancéreuses et dont l'activité est bloquée par le précieux médicament.

Quelles découvertes promettent beaucoup pour la médecine de demain ?
U.H. :
Il y en a beaucoup. Citons la découverte, il y a quelques années, de l'implication de l'inflammation, une réaction immunitaire spéciale, dans l'initiation des cancers ; les progrès réalisés en génétique pour déterminer les gènes particuliers « allumés » dans certaines tumeurs, qui pourraient bien mener à des traitements « à la carte », ne s'adressant qu'aux patients portant les formes « actives » de ces gènes et non aux autres chez qui ils seraient inefficaces, voire toxiques ; la découverte de certaines cellules souches adultes, capables de s'autorenouveler et de se multiplier, soupçonnées d'être à l'origine des récidives ; la meilleure compréhension de la fonction des « micro-ARN », ces petits éléments génétiques jouant un rôle crucial dans l'apparition des cancers, très étudiés dans un laboratoire CNRS à Strasbourg ; etc. D'une manière générale, les chercheurs du CNRS ont grandement participé à toutes ces avancées. Autre preuve récente : en novembre 2008, une équipe comprenant des chercheurs CNRS et Inserm a montré qu'une anomalie sur un gène codant pour une molécule de l'inflammation pouvait entraîner une tumeur.

Quels sont les principaux objectifs des scientifiques à court et moyen termes ?
U.H. :
Notre principal effort vise à poursuivre l'étude des bases moléculaires et génétiques du vivant pour mieux cerner comment survient la dérégulation de la prolifération des cellules provoquant les cancers. C'est là un défi primordial, car c'est sur ces bases qu'il faudra jouer pour mieux traiter les tumeurs. Notamment, nous devons mieux comprendre le rôle, dans la survenue des cancers, des cellules saines et des vaisseaux sanguins en contact avec la tumeur : ce que nous appelons « le micro-environnement de la tumeur ». Sachant que la progression d'une tumeur ne dépend pas que de la masse de cellules qui la forme mais aussi des cellules saines autour. Par exemple, dans mon laboratoire de l'Institut de génétique moléculaire de Montpellier (IGMM) 1, nous étudions l'impact de ce « micro-environnement » dans le cas du cancer du foie. Les études en épigénétique, qui concernent les changements héritables mais réversibles sur l'ADN, sont également très prometteuses, et une nouvelle unité CNRS, « Épigénétique et destin cellulaire », vient d'être créée à Paris. Les chercheurs tentent aussi de mieux cerner un fait surprenant : comment la tumeur change la fonction des cellules impliquées dans nos défenses naturelles, les cellules immunitaires (« lymphocytes », « macrophages », etc.), chargées de détruire les cellules anormales comme les cancéreuses, pour les détourner vers un rôle inverse – permettre le développement de la tumeur. La thérapie basée sur la manipulation de nos cellules immunitaires, l'« immunothérapie », est probablement l'une des pistes majeures à suivre pour la médecine de demain. Des équipes CNRS marseillaises travaillent sur cette dernière piste.

Comment est structurée la recherche dans ce secteur en France ?
U.H. :
Pour résumer, il y a d'un côté les organismes chargés de réaliser la recherche, comme le CNRS et l'Inserm : le CNRS fait plus de recherche fondamentale alors que l'Inserm mène plus de travaux cliniques (sur les patients). De l'autre côté, il y a les organismes soutenant financièrement la recherche : l'Institut national du cancer (Inca), l'Agence nationale de la recherche (ANR), la Ligue nationale contre le cancer (LNCC), et l'Association de recherche contre le cancer (Arc). Lancé en mai 2005 et placé sous la tutelle des ministères de la Santé et de la Recherche, l'Inca a pour vocation – entre autres – d'harmoniser l'effort de recherche sur le cancer en proposant et en finançant des actions de recherche interdisciplinaires ; il dépense 30 millions d'euros par an pour ces actions. Notamment, l'Inca cofinance avec le CNRS et l'Inserm des projets de recherche promouvant la création de jeunes équipes de chercheurs : les « Actions thématiques et incitatives sur programmes et équipes » ou « Atip » pour le CNRS ; et les « projets Avenir » de l'Inserm. Établissement public créé en janvier 2007, l'ANR, elle, a pour objectif d'accroître le nombre de projets de recherche, venant de toute la communauté scientifique, financés après mise en concurrence et évaluation par les pairs. L'Arc et la Ligue, enfin, allouent à la recherche des fonds provenant entièrement de donateurs privés.

Quelques mots sur le Plan cancer ?
U.H. :
Ce plan a été lancé en 2003 pour améliorer la prévention, le dépistage, le traitement et la recherche. Il a eu plusieurs effets positifs. Du point de vue des patients, il a donné lieu à des tentatives afin de favoriser l'égalité de tous à l'accès aux soins. Leur prise en charge et leur information ont été déjà améliorées. Pour ce qui est de la recherche, ce Plan est d'une part une source importante de financement ; d'autre part, il a rendu possible une meilleure organisation des efforts entre les différents acteurs de la lutte contre le cancer (CNRS, Inserm, hôpitaux et centres de lutte contre le cancer). Grâce à lui, les scientifiques de la recherche fondamentale commencent à s'ouvrir à des contacts avec les cliniciens ; bien sûr, la communication entre ces deux mondes n'est pas encore parfaite, mais il y a de plus en plus de passerelles. Les chercheurs apprennent auprès des médecins et participent à l'élaboration des thérapies futures. Pour renforcer ce cercle vertueux, il faut une recherche fondamentale libre et de plus haut niveau. C'est là la mission et l'ambition des équipes du CNRS.

Hadronthérapie : un traitement contre le cancer à l’étude

La hadronthérapie est une nouvelle technique de radiothérapie qui consiste à utiliser des hadrons (le plus souvent protons ou ions carbone) pour détruire des tumeurs. La hadronthérapie par ions carbone présente un double avantage par rapport à la radiothérapie classique par rayons X : une grande précision balistique (les hadrons s’arrêtent au niveau de la tumeur et font donc moins de dégâts au niveau des tissus sains) et une plus grande efficacité de traitement de certains cancers (l’interaction des hadrons avec les tumeurs n’étant pas de même nature que l’interaction des rayons X).

Des résultats prometteurs

La hadronthérapie par ions carbone est actuellement employée dans le cas de patients présentant des tumeurs inopérables et résistantes à la radiothérapie classique. Pour l’instant seulement 5000 patients ont bénéficié de cette technique, essentiellement dans deux centres spécialisés au Japon. Les résultats sont particulièrement prometteurs et on assiste actuellement à une forte expansion de l’hadronthérapie par ions carbone dans le monde.

D’importants besoins de recherche

Cependant ces nouveaux développements induisent aussi des besoins de recherche et développement considérables afin de comprendre comment utiliser de façon optimale la hadronthérapie par ions carbone pour différents types de tumeurs. Les chercheurs doivent développer de nouveaux instruments de contrôle du faisceau, de dosimétrie et étudier les interactions du faisceau d’ions carbone avec les tissus sains et les différents types de tumeur afin de calculer avec précision la dose de rayonnement que recevront les patients.

Physique nucléaire, radiobiologie et recherche clinique

Pour répondre à ces besoins, deux partenaires, l’Institut national de physique nucléaire et de physique des particules (IN2P3) du CNRS et l’association ARCHADE créent un nouveau groupement d’intérêt scientifique intitulé « recherche et développement en hadronthérapie ». Une dizaine de laboratoires de l’IN2P3 travaillent depuis plusieurs années dans le domaine de l’instrumentation, de la modélisation biomédicale et des méthodes nucléaires pour la lutte contre le cancer. Avec ARCHADE, les chercheurs disposeront d’un faisceau dédié à la recherche sur les applications médicales. En effet, ARCHADE disposera d’ici 4 ans d’une technique entièrement nouvelle d’accélération des ions carbone avec le premier cyclotron médical supraconducteur capable d’accélérer des ions carbone, conçu et réalisé par la société belge IBA, leader mondial des cyclotrons médicaux. Ce projet permettra d’une part de valider l’emploi d’un tel cyclotron pour un usage médical et d’autre part de réaliser un programme de recherche scientifique innovant autour de la physique nucléaire, la radiobiologie et la recherche clinique appliquée.

Améliorer l’existant

Les axes de recherche qui font particulièrement l’objet du groupement d’intérêt scientifique « recherche et développement en hadronthérapie » concernent les mesures de données physiques de référence, le développement d’instruments de contrôle du faisceau et de mesure de la dose absorbée, le développement de nouveaux modèles physiques et le développement de nouveaux outils de simulation numérique plus rapides et plus précis que les outils existants.

Source : CNRS / IN2P3

La hadronthérapie, pour traiter des cancers qui résistent aux rayons X


Le CNRS et ARCHADE(1) s'associent pour travailler sur la hadronthérapie. Cette nouvelle technique de radiothérapie est déjà employée dans certains cas chez des patients dont les tumeurs résistent à la radiothérapie classique par rayons X. Les résultats obtenus sont très prometteurs. Afin d'élargir son champ d'utilisation, les chercheurs de l'IN2P3(2) bénéficieront des ressources d'ARCHADE, notamment d'une machine implantée à Caen qui produira un faisceau de hadrons entièrement dédié à la recherche en hadronthérapie. Cette collaboration aura lieu dans le cadre d'un nouveau groupement d'intérêt scientifique « Recherche et développements en hadronthérapie » qui vient d'être créé.

La hadronthérapie est une nouvelle technique de radiothérapie qui consiste à utiliser des hadrons (le plus souvent protons ou ions carbone) pour détruire des tumeurs. La hadrontherapie par ions carbone présente un double avantage par rapport à la radiothérapie classique par rayons X : une grande précision balistique (les hadrons s'arrêtent au niveau de la tumeur et font donc moins de dégâts au niveau des tissus sains) et une plus grande efficacité de traitement de certains cancers (l'interaction des hadrons avec les tumeurs n'étant pas de même nature que l'interaction des rayons X).

La hadronthérapie par ions carbone est actuellement employée dans le cas de patients présentant des tumeurs inopérables et résistantes à la radiothérapie classique. Pour l'instant seulement 5000 patients ont bénéficié de cette technique, essentiellement dans deux centres spécialisés au Japon. Les résultats sont particulièrement prometteurs et on assiste actuellement à une forte expansion de l'hadronthérapie par ions carbone dans le monde. Cependant ces nouveaux développements induisent aussi des besoins de recherche et développement considérables afin de comprendre comment utiliser de façon optimale la hadronthérapie par ions carbone pour différents types de tumeurs. Les chercheurs doivent développer de nouveaux instruments de contrôle du faisceau, de dosimétrie et étudier les interactions du faisceau d'ions carbone avec les tissus sains et les différents types de tumeur afin de calculer avec précision la dose de rayonnement que recevront les patients.

Pour répondre à ces besoins de recherche, deux partenaires, l'IN2P3 du CNRS et l'association ARCHADE créent un nouveau groupement d'intérêt scientifique intitulé « recherche et développement en hadronthérapie ». Une dizaine de laboratoires de l'IN2P3 travaillent depuis plusieurs années dans le domaine de l'instrumentation, de la modélisation biomédicale et des méthodes nucléaires pour la lutte contre le cancer. Avec ARCHADE, les chercheurs disposeront d'un faisceau dédié à la recherche sur les applications médicales. En effet, ARCHADE disposera d'ici 4 ans d'une technique entièrement nouvelle d'accélération des ions carbone avec le premier cyclotron médical supraconducteur capable d'accélérer des ions carbone, conçu et réalisé par la société belge IBA, leader mondial des cyclotrons médicaux. Ce projet permettra d'une part de valider l'emploi d'un tel cyclotron pour un usage médical et d'autre part de réaliser un programme de recherche scientifique innovant autour de la physique nucléaire, la radiobiologie et la recherche clinique appliquée.

Les axes de recherche qui font particulièrement l'objet du groupement d'intérêt scientifique « recherche et développement en hadronthérapie » concernent les mesures de données physiques de référence, le développement d'instruments de contrôle du faisceau et de mesure de la dose absorbée, le développement de nouveaux modèles physiques et le développement de nouveaux outils de simulation numérique plus rapides et plus précis que les outils existants.

Cancer et psyché: entre intervention scientifique et position d'omnipotence

Au cours des dernières décennies, l'on a beaucoup parlé de l'origine psychosomatique possible de nombreuses formes morbides, et parmi ces diverses formes, quelques auteurs ont évoqué également le traitement oncologique. En particulier l'observation fréquente de la répétition d'une standardisation psychique déterminée, qui a été notée également par le soussigné 3, laissait supposer à certains chercheurs une possible influence notable du psychisme dans la structure de la maladie. Non seulement cela: certains psychothérapeutes ont même proposé d'affronter la maladie oncologique avec des traitements psychothérapiques. Quelles peuvent être les justifications scientifiques permettant de tenter de traiter une altération biologique à l'aide d'une méthode psychologique?
De nombreuses écoles psychanalytiques ont élaboré des modèles qui postulent une profonde synergie corps-esprit, certaines sont parvenues à théoriser une genèse du conflit et donc une origine des pathologies psychosomatiques à un niveau prépsychique et présomatique, substantiellement énergétique.
Je dirai d'emblée qu'une telle vision des phénomènes, même supportée dans certains cas par un modèle théorique de référence élégante et cohérente, ne satisfait pas mes convictions profondes.
Dans un premier temps parce que je retiens que l'adhésion à un modèle métapsychologique est un danger notable pour la scientificité des conceptualisations.
Je désirerais préciser tout de suite que je ne nie pas que pour ceux qui les utilisent avec le détachement et la prudence nécessaires, les hypothèses métapsychologiques peuvent être des inducteurs féconds associatifs pour une investigation plus approfondie de nouvelles hypothèses de travail, mais il ne faut par oublier que "des modèles sont des modèles" c'est-à-dire des instruments facilitant le raisonnement, ce sont des organisateurs d'hypothèses et ne doivent jamais être confondus avec la réalité des phénomènes. De l'aurore de la science à ce jour, chaque modèle interprétatif a toujours subi de profondes révisions au fur et à mesure que - grâce justement à l'acquisition de nouveaux et plus puissants instruments de recherche - les connaissances de base s'approfondissaient.
Les lecteurs qui suivent mes travaux savent qu'une partie de ma formation est axée sur l'expérience clinique dérivant de la pratique durant 25 ans de la micropsychanalyse. A ce jour encore, j'attribue à cette technique une énorme efficacité thérapeutique dans la psychopathologie et la considère annonciatrice d'ultérieures et plus profondes élaborations théoriques, que je souhaite toujours plus liées à des vérifications interdisciplinaires, mais, au cours des dernières années j'ai complètement abandonné l'usage du formalisme micropsychanalytique nommé dnv-ide (dynamisme neutre du vide - instinct d'essais). Et ce, car l'absence de lois classiques et l'apparition d'une phénoménologie de type quantique à dimensions microscopiques (je traduis dans un langage physique le plus compréhensible - ce que Fanti a défini "Dynamisme Neutre du Vide") est déjà compréhensible d'une manière simple et exhaustive avec la connaissance des grandes lignes de base de la physique quantique et il ne me semble pas nécessaire d'introduire des éléments lexicaux que l'on ne peut partager au lieu de concepts que les chercheurs de diverses disciplines peuvent aisément comprendre (ma vie durant j'ai toujours pris des distances de conventions initiatiques plus ou moins manifestes).
Sans considérer que des personnes qui n'ont pas de bagages culturels suffisamment "solides" peuvent être tentées d'attribuer, à un modèle actuellement aux confins de l'abstraction philosophique, une valeur de preuve scientifiquement certifiée.
Il est évident que de telles considérations n'embrassent pas la métapsychologie freudienne du moment que les hypothèses que Freud insère dans celle qu'il définit lui-même métapsychologie (tellement elles paraissaient osées au moment de la formulation) ont été amplement vérifiées et démontrées après plus d'un siècle de vérifications expérimentales et continuent à être confirmées également par d'autres sciences. Nous pouvons dire paradoxalement que l'entière métapsychologie freudienne est entrée de droit dans la psychologie.
Le terme "métapsychologie" se rencontre en premier lieu surtout dans les nombreuses lettres que Freud adressa à son collègue et ami Fliess. Il fût utilisé par Freud afin de définir l'originalité de sa tentative d'édifier une psychologie "… qui conduise au-delà de la conscience" par rapport aux psychologies précédentes, une psychologie désormais attestée absolument par des recherches neuroscientifiques.
Le thème freudien qui se situe pour le principal en partie entre psyché et soma, est l'argument dont nous nous occupons à présent et celui relatif à l'étiopathogenèse de l'hystérie, une affection psychique avec manifestations somatiques. Naturellement je ne nie pas qu'une synergie entre psyché et soma existe, mais mon expérience clinique me fait douter de la possibilité que des lésions organiques (pour être précis, caractérisées par des altérations structurelles et non encore fonctionnelles des cellules) puissent être rendues réversibles par un traitement psychique: les modifications de software ne solutionnent pas les dommages de hardware.

Je suis pleinement satisfait par une définition géniale forgée par le Professeur Nicola Peluffo et publiée si mes souvenirs sont exacts au cours des années 70, de psyché comme "représentation des processus somatiques". L'hystérie, comme nous le savons tous, est une affection (pour utiliser un terme un peu désuet mais précis) "sine materia" c'est-à-dire, caractérisée par l'absence de lésions organiques; elle se manifeste par des troubles fonctionnels, absolument régressifs d'une manière pratiquement définitive avec un traitement psychanalytique.
Classique et résolue sur son origine psychogène est l'observation que les paralysies hystériques frappent fréquemment des régions qui ne correspondent pas d'une façon logique aux territoires d'innervation (un des signes sémiologiques qui nous est utile dans le diagnostic différentiel avec les paralysies organiques). L'hystérie est un récit symbolique émergeant d'un passé traumatique, un récit non seulement inconscient mais absolument préconscient: mon opinion est que, l'hystérique est conscient dans une partie de son psychisme qu'il "récite", qu'il est d'une parfaite bonne foi, puisqu'il s'assujettit à des processus de scission qui isolent la conscience en "îlots" qui sont soustraits à l'intégration du Moi. En ce qui concerne le cancer, nous parlons de tout autre chose, il s'agit d'un processus éminemment organique qui se manifeste avec des bouleversements macroscopiques dans le soma.

Qu'a à dire la psychologie sur le cancer?

Je formule enfin une question indispensable: "Qu'ont à dire la psychologie, et l'une de ses branches plus fécondes, la psychanalyse, à propos d'une pathologie comme le cancer, c'est-à-dire d'une phénoménologie qui s'exprime à l'intérieur de structures organiques, à la fois macroscopiques ou microscopiques?
Cela est demeuré un réel mystère durant des milliers d'années, puis, durant les dernières décennies, grâce au développement de branches innovatrices de la science comme la génétique moléculaire et la protéomique, de grands pas en avant ont été faits dans la définition de ses mécanismes pathogénétiques.

Schéma des hypothèses sur la pathogenèse du cancer

cancro: teoria standardThéorie Standard: Les substances cancérogènes altèrent directement les séquences géniques de l'ADN des gènes corrélationnels au cancer. Les mutations des gènes oncosuppresseurs font diminuer ou disparaître les protéines inhibitrices de la croissance cellulaire qui normalement codifient, permettant aux cellules de survivre et de continuer à se reproduire sans limitation. En même temps, les mutations des oncogènes provoquent une hyperactivité des oncoprotéines qui agissent activant la croissance cellulaire. Cela permet de vérifier en conséquence un excès concomitant d'oncoprotéine et de carence de protéines inhibitrices qui facilitent la croissance et l'expansion d'un clone cellulaire sans inhibition jusqu'à ce que la "colonie" envahisse le tissu qui entoure l'organe d'où elle est originaire et qu'elle se dissémine.

cancro: teoria modificataTheorie modifiée: Divers facteurs peuvent désactiver un ou plusieurs gènes nécessaires pour la synthèse et la réparation de l'ADN.
Lorsque la cellule altérée se divise, des mutations casuelles qui ne se répareront plus ainsi que des milliers d'altérations géniques s'accumulent dans son génome. De même que dans la théorie standard, l'activation des oncoprotéines et l'élimination des protéines d'oncosuppression courcicuitent les mécanismes d'autodestruction de la cellule, empêchant de recourir au suicide programmé.

cancro: teoria instabilitàThéorie de l'instabilité précoce: Quelques facteurs neutralisent un ou plusieurs gènes "clef" nécessaires à la correcte division cellulaire. Lorsque les chromosomes se dupliquent des erreurs de transcriptions se produisent: quelques cellules filles acquièrent un nombre erroné de chromosomes, ou de chromosomes privés de segments déterminés, ou au contraire dotés de segments en excès. Les aberrations empirent de génération en génération. Avec de telles altérations, le temps passant, la quantité de protéine dotée de fonction d'oncosuppression diminue et se trouve au-dessous du seuil critique et des copies supplémentaires d'oncogènes peuvent déterminer une augmentation de la concentration d'oncoprotéine jusqu'à des niveaux dangereux.

cancro: teoria dell'aneuploidiaThéorie de l'aneuploïdie: Une anomalie qui apparaît durant la division cellulaire, produit des cellules filles aneuploïde (ce terme qui initialement faisait référence spécifiquement à un nombre anormal de chromosomes, est à présent utilisé dans un sens plus ample, incluant également les chromosomes avec un dépôt ou des chromosomes qui sont altérés - par exemple altérations de l'ordre du code génétique). Le chromosome altéré modifie les quantités relatives de milliers de gènes et des équipes entières d'enzymes qui normalement coopèrent pour copier ou réparer l'ADN cessent de fonctionner. La plus grande partie des cellules ainsi altérées périssent mais quelques-unes survivent et produisent des cellules filles qui sont à leur tour aneuploïde et ce jusqu'à ce que s'affirme un "clone" cellulaire aberrant qui puisse acquérir les superpouvoirs du cancer: perte de l'inhibition de contact, l'inhibition des mécanismes d'autodestruction cellulaire, capacité d'induire la croissance des vases sanguins et d'envahir d'autres tissus.

Ainsi que nous le constatons dans chacune des quatre hypothèses on peut admettre une altération significative de l'hardware moléculaire qui détermine un désordre dans les mécanismes de la division cellulaire et dans les signaux extracellulaires et intracellulaires qui les contrôlent.

Quelle est la place du psychique dans cette perspective? Il est évident qu'afin de pouvoir poursuivre la légitimité de l'argumentation, nous devons nécessairement trouver un "pont", un point de rencontre, une intersection entre le psychique et l'organique. La seule hypothèse raisonnable qui à ce jour puisse être avancée est celle de l'influence du psychisme sur les mécanismes épigénétiques qui n'a jamais été démontrée directement mais qui peut être, avec beaucoup de prudence admise comme hypothèse par déduction: en littérature nous démontrons que les modifications profondes des mécanismes de libération et de réabsorption des médiateurs chimiques à la base du fonctionnement du système nerveux (sérotonine, adrénaline, noradrénaline) que quelques psycholeptiques de la dernière génération produisent, peuvent donner lieu à une succession d'événements qui déterminent de réelles et propres modifications épigénétiques. D'autre part, les études du Prix Nobel Eric R. Kandel ont théorisé la possibilité que la psychothérapie profonde peut produire des modifications stables des mécanismes épigénétiques de l'être humain (à cet égard je conseille la lecture de l'article de A. Mura "Biologie et psychanalyse: Lisant Kandel" publié également dans cette revue).
Le problème est que, lorsqu'une modification somatopsychique parvient à déterminer une altération de l'expression génique ainsi profonde et diffuse telle que celle qui se vérifie dans le processus néoplastique, nous passons, pour employer une métaphore cybernétique qui m'est chère, d'une détérioration du "software " (qui est potentiellement toujours réparable) à une détérioration du hardware (qui n'est plus réparable même en rétablissant le code software, et malgré les interventions sur la structure cellulaire).
C'est là que réside le nœud du problème et que tous ceux qui s'occupent en psychanalyse ou dans d'autres types de psychothérapie, pour des raisons multiples de malades néoplastiques, ne peuvent scotomiser. En particulier, la manœuvre conduit à l'égarement et il peut donc résulter une conception des phénomènes qui mette sur le même plan c'est-à-dire équivalents et transitoires, le somatique et le psychique; pour employer des termes plus explicites, l'illusion que l'élaboration psychique puisse déterminer des modifications ainsi profondes dans la structure somato-psychique de l'être humain conduisant à la réparation de "dégâts" génomiques étendus. Il convient de rappeler que s'il existe un état potentiel de transition matière-énergie au niveau quantique, il disparaît au niveau des objets macroscopiques.

Sans oublier, entre autres, que la dimension atomique n'est certes pas le règne du "tout est possible" ainsi que certains à tort le croient: Erwin Schrödinger nous rappelle "… Nous devons admettre qu'un petit système (dans l'ordre de grandeur de l'échelle atomique - NDR) puisse pour des raisons de principes inhérents à sa propre nature posséder seulement des quantités discrètes d'énergie qui prennent le nom de niveau énergétique du système; si un certain nombre de noyaux atomiques, avec leur entière garde du corps d'electrons viennent s'unir afin de former un "système", ils ne peuvent de par leur nature assumer une quelconque configuration arbitraire parmi toutes celles qu'il est possible d'imaginer. Leur nature leur permet de choisir seulement entre une nombreuse mais toujours discrète série d' 'états' ". 5
Même le vide quantique subit l'influence de quelques constantes de l'Univers: la constante de Planck, la vitesse de la lumière, la constante gravitationnelle.

Quelle peut donc être la contribution que la psychanalyse peut apporter à un malade atteint de cancer? Je retiens que le noyau de quelque forme de psychopathologie soit l'impact et l'élaboration de l'angoisse de mort. On comprend donc aisément comment chez un sujet atteint d'une maladie néoplastique maligne se déclenche immédiatement une activation massive des mécanismes de défense psychiques, surtout ceux proches de la psychose, le déni et la négation. Le déni de la maladie est toujours et dans tous les cas un problème grave, il est aisément compréhensible que dans une forme pathologique comme le cancer un diagnostic précoce et le traitement approprié immédiat sont d'une importance fondamentale afin d'endiguer les progrès de la maladie!
Le psychothérapeute qui suit un malade cancéreux aurait tout intérêt à se libérer de vécus d'omnipotence et à se souvenir qu'il peut faire énormément pour le malade (redimensionner et lénifier son angoisse de mort) mais il doit se tenir hors du champ de la maladie organique. Son intervention devra être orientée avant toute chose vers l'affrontement et la recherche de solutions destitnées à amener le malade à reconnaître son état et à accepter les traitements que la médecine est à même de lui offrir, même si ceux-ci ne sont pas encore tout à fait au point d'une part et certainement encore douloureux et invalidants.
L'effet thérapeutique de la psychanalyse consiste dans la clarification de l'information à l'intérieur de l'unité somato-psychique: l'élimination d'informations aberrantes nées d'une méconnaissance due à l'immaturité de l'appareil psychique en formation, libération d'accumulations énergétiques qui n'ont pas trouvé de modalité physiologique de décharge, redimensionnement des "vécus d'omnipotence narcistique. La décomposition des composants psychiques se complète avec une synthèse supérieure des contenus représentation-affectives. L'intervention psychanalytique sera précieuse pour éliminer les investissements hystériques sur les organes source-but. De tels investissements neutralisables avec le traitement psychanalytique provoqueraient sinon des souffrances ultérieures et une aggravation du cadre symptomatologique.
Son champ d'enquête reste selon moi exclusivement le psychique 6; je souhaite, ainsi que Freud l'a à plusieurs occasions affirmé, que la psychanalyse laisse le soin à la médecine de s'intéresser aux maladies organiques et aux tentatives thérapeutiques y relatives. Cela ne signifie pas qu'elle ne puisse apporter une contribution thérapeutique valide aux manifestations psychopathologiques qui souvent se manifestent lors d'une maladie multifactorielle comme le cancer.

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