Résultats prometteurs d'un nouveau traitement 2011 contre le cancer du sang

Un essai clinique d'un nouveau traitement à base de cellules sur des patients atteints d'un cancer de sang a donné des résultats prometteurs, selon les conclusions d'une équipe française de médecins et chercheurs, publiée mercredi par une revue scientifique.
Un essai clinique d'un nouveau traitement à base de cellules sur des patients atteints d'un cancer de sang a donné des résultats prometteurs, selon les conclusions d'une équipe française de médecins et chercheurs, publiée mercredi par une revue scientifique.
Cette nouvelle thérapie cellulaire a concerné 17 patients atteints de leucémies ou de lymphomes en rechute qui n'avaient plus d'autres options thérapeutiques, selon la revue qui précise que le traitement repose sur l'injection de lymphocytes (un type de globules blancs) préalablement manipulés afin d'augmenter leur activité anticancéreuse.
Cette manipulation consiste à éliminer spécifiquement une fraction des lymphocytes injectés - les "T-régulateurs" - car ils inhibent l'activité anticancéreuse des autres lymphocytes.
"Un tiers des patients traités a pu tirer un bénéfice antitumoral de ce traitement et avoir ainsi une rémission prolongée de leur maladie qui était devenue réfractaire aux thérapeutiques disponibles", explique le Dr Maury, coordinateur de l'essai. Cette nouvelle approche thérapeutique a permis de doper l'attaque (une réaction du greffon contre la tumeur) chez douze des 17 patients et surtout "permis d'obtenir une rémission persistante du cancer sanguin chez cinq d'entre eux depuis plus de deux ans en moyenne", indique le Dr Maury.
Cette technique, en cours d'optimisation, pourrait être étendue à d'autres formes de cancer, ajoute-t-il.
Les leucémies et lymphomes font partie des cancers qui peuvent être soignés en remplaçant totalement la moelle osseuse du patient atteint par celle d'un donneur sain. L'effet anticancéreux de la greffe de moelle repose sur le remplacement complet de la moelle osseuse malade par celle du donneur mais aussi sur l'injection, au moment de la greffe, de cellules immunitaires provenant de ce même donneur.

nouveau traitement cancer du sein 2011: Cancer du sein métastatique : des traitements sur la sellette

Nouveau traitement cancer du sein 2011: Cancer du sein métastatique : des traitements sur la sellette

Le 16 décembre dernier, la Food and Drug Administration (FDA) américaine a recommandé que soit retirée l’indication du médicament Avastin®cancer du sein métastatique. Pour sa part et dans le même temps, l’agence européenne du médicament (EMEA) décidait de maintenir cette indication. Elle la retire en revanche à un produit proche, le docetaxel commercialisé sous le nom de Taxotère®. (bevacizumab) en association avec le paclitaxel (Taxol® et ses génériques) dans le traitement du

Selon l’Agence américaine, « ce traitement n’a pas démontré son efficacité et n’offre pas un bon profil de tolérance ». Elle a d’ailleurs adressé une lettre aux professionnels de santé, pour leur expliquer clairement sa position. Le groupe pharmaceutique suisse Roche par l’intermédiaire de sa filiale américaine Genentech, a demandé une audition devant les autorités américaines. Cette demande n’a pas encore été acceptée par la FDA.

De ce côté de l’Atlantique, le Comité des médicaments à usage humain de l’EMEA a annoncé que l’association de l’Avastin® avec le Taxol® (paclitaxel du laboratoire Bristol-Myers-Squibb) ou ses génériques, restait admise. En revanche elle a recommandé de ne plus utiliser le bevacizumab en association avec le Taxotere® (docetaxel du laboratoire Sanofi-aventis)…

Le bevacizumab a été autorisé en 2004 aux Etats-Unis et en Europe, dans le traitement des formes avancées du cancer du colon. En 2006, il a vu ses indications élargies au cancer du poumon non à petites cellules. Puis en 2008 au cancer du sein métastatique. Enfin en 2009, cette molécule a été approuvée dans le traitement du glioblastome - une tumeur cérébrale - et du cancer du rein.

L’Avastin® est un anticorps monoclonal qui appartient à la classe des inhibiteurs de l’angiogénèse. Conçu pour s’attacher au facteur de croissance de l’endothélium vasculaire, il l’empêche de favoriser la croissance de vaisseaux sanguins qui favorisent l’alimentation des cellules cancéreuses. Dans ces conditions celles-ci sont privées d’oxygène et de nutriments, ce qui ralentit la progression tumorale. Avec plus de 51 000 nouveaux cas estimés en 2009 en France, le cancer du sein est le plus fréquent chez la femme, avec plus du tiers de l’ensemble des nouveaux cas de cancers. « Aujourd’hui », selon l’Institut national du Cancer (InCA), « le taux global de survie relative à 5 ans après le diagnostic d’un cancer du sein est estimé à près de 85 %, tous types confondus ».

Source : FDA, 16 décembre 2010, EMEA, 16 décembre 2010, Roche France, 4 janvier 2011, site de l’InCA consulté le 4 janvier 2010

Un nouveau traitement contre le cancer de la prostate 2011 évite la castration

Un nouveau traitement contre le cancer de la prostate permettant d’éviter la castration a été développé, a-t-on appris jeudi dans le cadre de la ‘Semaine européenne de l’urologie’, organisée du 13 au 19 septembre dans plusieurs villes du continent.

Le nouveau traitement à l’aide des antagonistes de la GnRH bloque la production de testostérone dans les trois jours ”, explique le professeur Bertrand Tombal des cliniques universitaires Saint-Luc. “ Dès lors, le cancer ne peut plus se développer. Ce traitement efficace garantit une action rapide et permet d’éviter l’enlèvement des testicules ”.

La suppression de la production de testostérone provoque toutefois une série d’effets secondaires désagréables, comme des bouffées de chaleur, une perte de la libido, une prise de poids et de la fatigue.

“ Un programme de soutien personnalisé permet de prendre en charge cet aspect du traitement ”, précise le professeur Tombal.

Le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent chez l’homme, avec 9.000 nouveaux cas chaque année en Belgique. Heureusement, “ un diagnostic plus précoce et l’apparition de nouveaux traitements ”, permettent de le traiter efficacement, développe le professeur Louis Denis du Centre d’Oncologie d’Anvers, qui ajoute que “ de moins en moins d’hommes mourront des suites de cette maladie ”.

Cancer 2011: Un peu d'aspirine contre le cancer colo-rectal


Un apport de 75 mg par jour réduit l'incidence et la mortalité de ces tumeurs. Mais l'automédication reste déconseillée.

Prise régulièrement pendant des années, une dose minime d'aspirine (75 milligrammes par jour) peut diminuer de 24 % le risque de cancer colo-rectal et réduire d'un tiers sa mortalité chez les patients atteints. C'est ce qu'estiment des médecins britanniques, dont l'étude a été publiée vendredi dans la revue médicale The Lancet. Pour Peter Rothwell, de l'université d'Oxford, premier auteur de l'article, un traitement par de petites doses d'aspirine pourrait être prescrit à titre préventif aux individus à haut risque de tumeurs colo-rec­tales, par exemple du fait d'un terrain familial. Mais il semble prématuré de proposer plus largement cette stratégie de «chimio-prévention» dans la population, notamment du fait des effets secondaires de l'aspirine au niveau digestif (irritations, saignements).

Les cancers colo-rectaux sont parmi les tumeurs malignes les plus fréquentes dans les pays développés. En France, environ 37.000 nouveaux cas sont enregistrés annuellement, ce qui place ces cancers au troisième rang en termes d'incidence et au deuxième pour la mortalité. On constate une prédisposition familiale dans 17 % des cas.

Ces dernières années, plusieurs études ont déjà suggéré des vertus protectrices de l'aspirine (à des doses quotidiennes de quelques centaines de milligrammes), chez des personnes à haut risque de ces cancers ou déjà malades. L'intérêt du travail de Peter Rothwell et de ses collègues est d'avoir compilé les données de cinq vastes études sur le sujet, conduites au Royaume-Uni, en Hollande et en Suède. Les auteurs ont ainsi pu analyser une population de 14 000 patients, soumis ou non à un apport quotidien d'aspirine (en prévention cardio-vasculaire) pendant six ans. Durant les dix-huit ans de suivi, 2,8 % d'entre eux ont développé un cancer colo-rectal.

«Je vais m'autoriser cette stratégie»

Au total, pendant cette période, le risque de survenue de ces tumeurs est réduit de 24 % chez les personnes prenant de l'aspirine. Et la mortalité de ces cancers est diminuée de 35 %. Le bénéfice est observé pour des doses quotidiennes de 75 mg, et les posologies plus élevées n'induisent pas de bénéfice supplémentaire, précisent les chercheurs. Ils notent aussi que l'effet protecteur de la molécule concerne surtout les tumeurs situées dans la première partie (dite proximale) du côlon, zone plus difficile à visualiser par les examens d'endoscopie. L'aspirine n'aurait pas de rôle protecteur sur les cancers de la partie distale du côlon et au niveau du rectum.

Pour les chercheurs britanniques, ces résultats ont des implications pour la pratique quotidienne. Chez les patients qui relèvent d'un traitement antiagrégant pour réduire le risque d'accident cardio-vasculaire, l'argument de la prévention des cancers colo-rectaux devrait faire pencher la balance en faveur de l'aspirine plutôt que d'une autre molécule. «Je vais m'autoriser dès maintenant cette stratégie chez les personnes à haut risque de cancer familial, bien informées des bénéfices et des risques de l'aspirine», commente le Pr Robert Benamouzig de l'hôpital Avicenne, à Bobigny, qui cosigne un éditorial associé à l'article. «Cette étude est sans doute la goutte d'eau qui va faire déborder le vase, et inciter les experts à se réunir pour décider qui devrait bénéficier de cette prévention par aspirine», ajoute le gastro-entérologue. Mais en attendant un tel consensus, il décourage ceux qui seraient tentés par une automédication de le faire.

Cancers 2011 : les promesses de l'arsenic


Déjà utilisé dans une leucémie, ce «poison» aurait aussi des effets dans d'autres tumeurs.

Surtout connu pour envoyer ses victimes ad pâtres, l'arsenic est un poison violent, utilisé

aussi depuis plus de 2000 ans pour tenter de soigner des maladies. «C'est d'ailleurs un ancien texte de

médecine traditionnelle indiquant le trioxyde d'arsenic pour traiter une mystérieuse maladie hémorragique, qui a incité des médecins chinois de tester ce produit dans une forme de leucémie caractérisée par des hémorragies massives, la leucémie promyélocytaire aiguë», raconte le Dr Lionel Adès, hématologue à l'hôpital Avicennes (Bobigny). Bingo ! Dans cette forme rare de cancer - 150 cas par an en France -, le trioxyde d'arsenic s'avère très efficace. Il agit en détruisant une protéine cancéreuse anormale qui empêche les précurseurs des polynucléaires - des cellules sanguines de type globules blancs -, de se développer puis de mourir normalement.

Actuellement, le traitement standard repose sur une chimiothérapie et l'Atra*, cette association a radicalement changé le pronostic autrefois très sombre de cette leucémie qui guérit aujourd'hui dans 90 % des cas. Le trioxyde d'arsenic n'est autorisé qu'en seconde ligne, en cas de rechute, ou en remplacement partiel du protocole actuel. Mais plusieurs essais sont en cours, dont un piloté par le Dr Adès, pour voir si, «compte tenu de sa toxicité beaucoup plus faible que celle de la chimiothérapie», il ne conviendrait pas de l'utiliser d'emblée. «Les résultats préliminaires semblent indiquer une efficacité comparable. Mais il faudra attendre quatre ou cinq ans avant les résultats définitifs», précise le Dr Adès.

Nouvelles perspectives

C'est dans ce contexte que paraît dans le Journal of Clinical Investigation un article qui semble ouvrir de nouvelles perspectives au trioxyde d'arsenic. Une équipe américaine y montre que cette molécule utilise au moins un autre mode d'action sur les cellules cancéreuses. Elle s'attaque à la cible d'une voie métabolique anormalement activée dans de nombreux cancers, appelée Hedgehog. Quand elle est activée, cette voie favorise le développement de cancers par l'intermédiaire d'une protéine, GLI1. Ces chercheurs constatent que le trioxyde d'arsenic inhibe la GLI1, empêchant ainsi la croissance des tumeurs. Ces effets ont été observés non seulement sur des cellules cancéreuses en culture, mais aussi sur des souris modèles d'un cancer cérébral de l'enfant, le médulloblastome, et d'une tumeur osseuse, le sarcome d'Ewing. Ainsi, la survie des souris modèles de médulloblastome passe de 4,8 mois à 7,4 mois après traitement par le trioxyde d'arsenic.

Ces résultats sont prometteurs parce que GLI1 est au bout de toute une série de signaux de cancérisation, et que le trioxyde d'arsenic pourrait agir là où d'autres médicaments ne le peuvent pas. Bien évidemment, on est très loin d'une application, surtout en cancérologie pédiatrique. Mais cette piste paraît d'autant plus séduisante que le pronostic du médulloblastome reste moyen, jusqu'à 80 % de guérison selon l'âge et l'évolution de la tumeur. De plus, la maladie et les traitements - chirurgie, radiothérapie et chimiothérapie - ne sont pas sans séquelles. «Des progrès importants nous permettent de mieux typer ces tumeurs et d'adapter le traitement à leurs caractéristiques biologiques, explique le Pr François Doz, pédiatre-oncologue (Institut Curie). La voie Hedgehog est activée dans environ 25 % des cas de médulloblastome. La plupart des traitements antagonistes de cette voie en cours de développement visent son étape initiale. Ils sont porteurs d'espoir mais ne peuvent contrecarrer une activation anormale de la voie en aval.» Et ce spécialiste de conclure : «Disposer d'un traitement qui agirait sur la cible finale de cette voie serait donc très intéressant. Bien sûr, il faut encore beaucoup de validations, mais ce travail justifierait qu'on envisage des essais thérapeutiques dans un avenir pas trop lointain.»

*Acide tout-transrétinoïque, une molécule utilisée en cancérologie.

Cancer de la prostate 2011 - La gamma-tocotriénol détruit les cellules souches

La gamma-tocotriénol détruit les cellules souches du cancer de la prostate

De récentes études ont démontré l'efficacité du gamma-tocotriénol pour localiser les cellules souches du cancer de la prostate, offrant ainsi un moyen potentiel visant la prévention du développement du cancer et d'une rechute de la maladie.

Des scientifiques en provenance de Singapour, de l'Australie et de Hong Kong ont découvert que le gamma-tocotriénol s'avère puissant dans la destruction des cellules souches du cancer de la prostate. Ce petit regroupement de cellules est la cause de l'apparition du cancer de la prostate et résiste aux traitements de chimiothérapie traditionnels. Il entraîne la rechute de la maladie en produisant de nouvelles cellules cancéreuses résistantes aux traitements de chimiothérapie. Le gamma-tocotriénol est un membre de la famille de la vitamine E et est extrait naturellement de l'huile de palme.

Cette étude avait pour but de trouver une façon de supprimer les cellules souches du cancer de la prostate. Elle fait suite à un rapport précédent qui démontrait l'efficacité du gamma-tocotriénol à cibler le gros de la masse cancéreuse de la prostate. Cette récente découverte démontre le potentiel non-négligeable du gamma-tocotriénol en tant que remède naturel pour prévenir et traiter le cancer de la prostate.

Cette étude a été réalisée grâce à la collaboration entre des scientifiques de Davos Life Science (Singapour) et des chercheurs de l'Australian Prostate Cancer Research Centre, ainsi que ceux des universités de Queensland et de Hong Kong. Les découvertes de l'étude ont été publiées dans la récente édition de l'International Journal of Cancer (IJC).

Les scientifiques ont découvert que des petites doses de gamma-tocotriénol entraînent une apoptose des cellules souches du cancer de la prostate et suppriment leur capacité de reproduction. Cette intervention conduit à une réduction de la population de cellules souches du cancer de la prostate (tel que définie par les marqueurs de protéines CD133 et CD44). D'autres tests plus approfondis avec des souris ont été effectués, durant lesquels les souris implantées de cellules du cancer de la prostate hormono-réfractaires se faisaient administrer le gamma-tocotriénol par voie orale.

Les résultats ont démontré que le gamma-tocotriénol a non seulement réduit la taille de la tumeur formée, mais également le taux d'incidence de formation de la tumeur de 75 %, en comparaison avec le groupe témoin de souris, qui présentait un taux de formation de tumeur de 100 %. Ces résultats laissent fortement croire que le gamma-tocotriénol pourrait être développé pour le traitement et la prévention du cancer.

<<>cancer de la prostate, bien qu'ils constituent présentement le tout premier traitement donné aux patients atteints de cancer de la prostate hormono-réfractaire avancé. Cette étude illustre que le gamma-tocotriénol prévient de façon efficace la formation de tumeurs de la prostate chez les souris. Le composé essentiel comprend l'utilisation d'un produit naturel, le gamma-tocotriénol, qui se retrouve dans les huiles de plante comestibles, minimisant ainsi les effets indésirables potentiels >>, a affirmé le Dr Daniel Yap, l'un des scientifiques en chef de l'étude et directeur de la recherche et du développement pour Davos Life Science.

<<>cancer de la prostate résistantes, il devrait être étudié en tant que stratégie de traitement plus efficace pour réussir là où les traitements de chimiothérapie ont échoué, c'est à dire pour maintenir la maladie en état de rémission >>.

<<>cancer de la prostate hormono-réfractaire en phase terminale. En fait, les perspectives des études futures sur les effets du gamma-tocotriénol sont très excitantes et nous remarquons un intérêt grandissant pour la recherche de la part des scientifiques dans ce domaine >>, a soutenu M. Arthur Ling, président-directeur général pour Davos Life Science Singapour.

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