Plante miracle contre le cancer

Plante miracle contre le cancer

Un professeur de biochimie de l'Université de Windsor, Siyaram Pandey, affirme avoir découvert le pancracy sdaden, un composé provenant du lys araignée, qui pourrait révolutionner le traitement du cancer. En testant le composé du lys araignée sur des cellules atteintes de 10 cancers différents, M. Pandey s'est aperçu qu'il déclenchait un programme de suicide des cellules cancéreuses sans affecter celles qui sont saines.

Un professeur de biochimie de l'Université de Windsor, Siyaram Pandey, affirme avoir découvert le pancracy sdaden, un composé provenant du lys araignée, qui pourrait révolutionner le traitement du cancer.
En testant le composé du lys araignée sur des cellules atteintes de 10 cancers différents, M. Pandey s'est aperçu qu'il déclenchait un programme de suicide des cellules cancéreuses sans affecter celles qui sont saines. Par ailleurs, le composé présente l'avantage de ne pas être toxique.
Il s'agit d'une percée scientifique importante puisque les autres médicaments contre le cancer disponibles au Canada, le Taxol et le VP 16, sont toxiques et s'attaquent autant aux cellules cancéreuses qu'à celles qui ne le sont pas.
Cependant, il faut une grande quantité de cette plante pour obtenir quelques milligrammes du pancracy sdaden. En outre, le lys araignée ne pousse que dans le désert de l'Arizona et à Hawaï. Les chercheurs devront donc synthétiser le composé.
Avant de mettre sur le marché un traitement efficace, des expériences sur des animaux et des essais cliniques devront être réalisés, ce qui prendra plusieurs années

Traitement du Cancer : une opération «miracle»

Cancer : une opération «miracle»

Il s’agit d’une première mondiale. Une équipe italienne a réussi à traiter le foie d’un patient atteint d’un cancer en pratiquant une ablation temporaire pour l’exposer à des radiations nucléaires avant de le réimplanter. Cette intervention a eu lieu il y a un an. Le patient est toujours vivant et son cancer a disparu.

Il s’agissait de l’opération de la dernière chance. Le patient, un homme de 48 ans, n’avait que quatre ou cinq mois à vivre, au plus. Après une ablation d’une partie de l’intestin à cause d’un cancer du colon, en 2000, il était atteint d’un nouveau cancer au foie. Au moins 14 tumeurs avaient été décelées après un examen au scanner. Elles avaient résisté à la chimiothérapie et le traitement aux rayons traditionnels n’avait qu’une chance infime de stopper la progression d’un cancer aussi avancé. Les chirurgiens de l’hôpital San Matteo de Pavie ont donc décidé de tenter une intervention inédite avec l’aide des physiciens de la division locale de l’Institut national de physique nucléaire.

Ils ont ainsi lavé le foie du patient avec une solution à base d’acide aminé, qui est absorbée «six fois plus» par les cellules cancéreuses, pour que celles-ci soient le plus réceptives possible au traitement par irradiation. Ils ont ensuite pratiqué l’ablation de l’organe, qui a été lavé, avant d’être transporté dans un sac en téflon (une matière qui laisse passer les rayons), jusqu’à un réacteur nucléaire dans lequel il a été irradié pendant onze minutes. Le foie traité a ensuite été réimplanté chez le patient. L’intervention a duré 21 heures mais il n’a fallu que 35 minutes entre l’extraction de l’organe et sa réimplantation.

Onze minutes d’irradiation

Les médecins italiens ont expliqué que dix jours après cette intervention, qui s’est déroulée le 19 décembre 2001, «toutes les métastases étaient détruites». Aujourd’hui, le patient est en bonne santé. Les trous laissés dans le foie par les tumeurs se sont rebouchés avec des tissus sains. L’organe fonctionne normalement et aucune tumeur n’est réapparue.

L’équipe qui a réalisé cette intervention travaillait depuis 15 ans sur la mise au point d’une telle technique. L’une de ses principales tâches a été de déterminer la meilleure manière d’irradier l’organe sans toucher les tissus qui l’entourent et en évitant de réduire ses effets à cause des obstacles constitués notamment par les os. Selon Tazio Pinelli, un physicien qui a coordonné les recherches avec le chirurgien Aris Zonta, «en exposant l’organe [seul], nous pouvions donner une dose forte et uniforme à l’ensemble du foie, ce qui est impossible à faire à l’intérieur du corps sans risque important pour le patient».

Les résultats obtenus semblent encourageants. Et l’équipe envisage d’ores et déjà six nouvelles interventions sur des patients jeunes, de trente ans environ, dans le courant de l’année 2003. La première pourrait avoir lieu rapidement, dès le mois de janvier ou février.

Cette technique, si elle fait ses preuves sur d’autres patients et n’a pas d’effets secondaires, ouvre des perspectives intéressantes pour traiter certains types de cancers qui touchent des organes transplantables. Il peut s’agir, outre du foie, du rein, du pancréas, du poumon. Par contre, ce traitement ne peut être efficace que dans les cas où le cancer n’a pas encore de métastases au-delà de l’organe concerné. D’autre part, une telle intervention ne peut être pratiquée qu’en dernier recours, lorsqu’il n’y a plus aucun espoir de sauver le malade par un autre moyen. Et elle ne peut aussi avoir lieu que si le patient est encore dans un état général qui lui permet de supporter une opération aussi longue que celle-ci. Un ensemble de contraintes non négligeables auxquelles s’ajoutent la nécessité de pratiquer cette intervention dans des hôpitaux situés à proximité de centres disposant de réacteurs nucléaires.

Cancer du foie : une nouvelle méthode 2010 pronostique non invasive testée

Chez les patients avec cancer solide (cancers dérivés des organes, comme colon, foie, prostate, sein, poumon etc..), le décès survient non pas à cause de la masse tumorale (qui peut être enlevée chirurgicalement), mais à cause de la propagation des cellules tumorales dans le sang, qui aboutit à la diffusion du cancer et à la formation progressive de métastases.

A ce stade, les thérapies actuelles sont souvent inefficaces. Pour enrayer ce processus de diffusion, il est essentiel de le détecter au plus tôt. La technique mise au point par l'équipe Inserm coordonnée par Patrizia Paterlini Bréchot, permet de repérer de manière spécifique ces cellules tumorales, circulant dans le sang, même en faible quantité.
Les détails de ces travaux ont été publiés récemment dans la revue Hepatology.

Les chercheurs de l'Unité Inserm "Carcinogenèse hépatique et virologique moléculaire" ont utilisé la technique d'isolation selon la taille des cellules tumorales ou ISET (pour Isolation by Size of Epithelial Tumor Cells) sur 44 patients atteints de cancer primitif du foie. En parallèle, ils ont également appliqué cette approche à 3 autres groupes de patients : des patients-témoins (en bonne santé), des patients présentant une hépatite chronique, et des patients avec cirrhose du foie. Les tumeurs primitives du foie, ont la particularité de rarement donner lieu à la formation de métastases. Le décès des patients est finalement causé par la diffusion de la tumeur au niveau du foie.

L'application de cette technique (brevetée en 2000 par l'équipe de Patrizia Paterlini-Bréchot) aux cellules tumorales, est rendue possible par les caractéristiques morphologiques de ces cellules. De tailles remarquablement élevées (diamètre supérieur à 25 microns, soit 25 millième de millimètre) comparées aux autres cellules du sang, elles présentent également un noyau volumineux et de forme irrégulière. Leur isolement s'effectue grâce à un filtre comprenant des pores de faibles dimensions (8 microns) qui retiennent uniquement les cellules de taille supérieure.
La méthode est très sensible et plus spécifique que celles basées sur les interactions anticorps-antigène qui ont montré leurs limites : elle peut détecter jusqu'à une cellule tumorale par millilitre de sang. Une fois collectées sur le filtre, les cellules larges sont analysées pour identifier celles avec caractéristiques franchement tumorales. ISET permet également, et de façon unique, de détecter les agrégats de cellules tumorales (appelés microemboles) qui exposent le patient à un risque accru de développer des métastases.

Les résultats, obtenus par l'analyse de seulement 3 millilitres de sang, montrent que la circulation des cellules tumorales dans le sang est bien un signe de progression de la tumeur chez les patients atteints de cancer primitif du foie. Les chercheurs de l'Inserm mettent en évidence que la présence et le nombre de ces cellules tumorales circulantes sont bien associés de manière significative à une survie écourtée. Aucune cellule tumorale n'a par ailleurs été détectée dans le sang des 38 sujets sains, des 30 patients avec hépatites chroniques et des 39 patients avec cirrhose.
Les données préliminaires présentées aujourd'hui suggèrent que l'identification et le comptage des cellules tumorales dans le sang chez des patients avec cancer pourrait constituer un outil pronostique cliniquement important, susceptible d'orienter les choix thérapeutiques de façon précoce et ciblée chez les patients dont la tumeur est à plus fort risque d'évoluer vers une forme invasive.

Le faible coût de cette technique, applicable à toutes les tumeurs solides, simple d'utilisation et ne nécessitant, pour le patient, qu'une prise de sang, sont des atouts supplémentaires pour un plus large développement. Pour l'heure, "cette étude, concluent les auteurs – portant sur un nombre limité de patients –, doit être établie à plus large échelle et sur des patients avec différents types de cancer solide pour valider la valeur prédictive de l' approche ISET".
A plus long terme, la possibilité de détecter, par ISET, des mutations de gènes spécifiquement associés aux premières étapes d'invasion tumorale représente une voie de recherche prometteuse.

Cancer de la prostate - Médicament anti-cholestérol efficace

Un médicament anti-cholestérol efficace contre le cancer de la prostate

La rosuvastatine, vendue au Canada sous le nom de Crestor, semble empêcher la croissance d'une tumeur de la prostate chez les souris, selon l'étude parue dans European Urology, la revue de l'association européenne d'urologie.

Des chercheurs canadiens ont découvert qu'un médicament communément prescrit aux patients atteints d'un taux élevé de cholestérol pouvait aussi être efficace pour traiter le cancer de la prostate, selon une étude publiée ce mois-ci.

La rosuvastatine, vendue au Canada sous le nom de Crestor, semble empêcher la croissance d'une tumeur de la prostate chez les souris, selon l'étude parue dans European Urology, la revue de l'association européenne d'urologie."Nos résultats sont une preuve solide et une bonne raison de commencer des essais cliniques sur l'effet de l'enzyme statine dans le traitement du cancer de la prostate", a déclaré le Dr Xiao-Yan Wen, de l'hôpital St.Michael's de Toronto.

La statine agirait comme un inhibiteur angiogénique, c'est-à-dire qu'elle empêcherait la tumeur de former des vaisseaux sanguins à partir des vaisseaux préexistant pour croître.Le cancer de la prostate touche un Canadien sur sept, et un sur 27 en mourra. Malgré les progrès de la chirurgie, des radiations et de la chimiothérapie, de nombreux patients atteignent des stades avancés de cette affection.

Cancer colorectal - Un nouveau traitement 2010 contre le cancer colorectal

Cancer colorectal: un traitement ciblé pour augmenter les chances de guérison

Le traitement du cancer évolue de plus en plus vers une prise en charge sur mesure du patient pour augmenter les chances de guérison.

Le traitement personnalisé du cancer colorectal a ainsi progressé "à pas de géant" au cours de ces dernières années grâce aux résultats des recherches scientifiques et techniques, ont expliqué mardi les professeurs Eric Van Cutsem et Yves Humblet.

Anticorps

Parmi ces avancées scientifiques, une équipe multinationale de chercheurs, menée par le professeur Van Cutsem du département Oncologie digestive de l'UZ Leuven, a découvert que les patients dont la tumeur possède la forme normale (et donc non mutée) du gène K-ras, sont plus sensibles à une chimiothérapie associée à du cétuximab, un anticorps qui bloque le récepteur du facteur de croissance épidermique (EGFR) présent dans de nombreux types de cancer. Cet anticorps contrôle mieux la croissance de la tumeur et accroît ainsi les chances de réduction des métastases par rapport à la chimiothérapie sans cétuximab.

Dans la logique d'un traitement personnalisé, ce traitement au cétuximab ne sera donc pas administré aux patients atteints d'un cancer colorectal dont le gène K-ras a muté.

Traitement personnalisé

Les traitements possibles d'un cancer sont donc nombreux (chirurgie, radiothérapie, chimiothérapie, etc.) mais un traitement ciblé de chaque patient, en fonction du type de cancer et de la génétique notamment, augmentera les chances de guérison.

"Une médecine personnalisée tient compte du fait que chaque tumeur peut être différente. Toutes les tumeurs, même si leur localisation est identique chez différents patients, ne se traitent pas de la même façon", souligne le professeur Van Cutsem.


"Chaque traitement possède ses avantages (comme la réduction de la tumeur) mais aussi bien des inconvénients (effets secondaires comme des nausées et vomissements, perte de cheveux, etc.) Il est dès lors crucial de pouvoir prédire si un traitement donné aura ou n'aura pas les effets escomptés chez un patient particulier avant de le conduire à travers cette période difficile. D'autre part, il faut savoir que personne n'a avantage à suivre un traitement dont on sait à l'avance qu'il n'aura guère de bénéfices", a encore précisé le professeur Van Cutsem.

Dépistage et suivi

Le professeur Yves Humblet, des Cliniques universitaires Saint-Luc, a de son côté souligné l'importance du dépistage précoce du cancer colorectal, soulignant que "quelque soit le stade, la survie relative en cas de cancer colorectal est de 57 pc après 5 ans. Mais détecté au stade superficiel, elle est de 90 pc".

Le professeur a ainsi rappelé que des polypes sont à l'origine de cette forme de cancer. Trente pour cent des sexagénaires développent des polypes mais 5 pc de ceux-ci dégénèrent en tumeurs malignes. "Il s'agit donc de détecter et de traiter ces polypes tôt dans leur évolution. En présence de sang dans les selles et/ou de troubles du transit, il importe de contacter au plus vite son généraliste. Une tumeur traitée alors qu'elle est encore superficielle permet d'augmenter spectaculairement les chances de survie", a conclu le Pr Humblet.

Avancée 2010 et le pronostic du cancer du côlon

Cancer de l'intestin est très dangereux et le pronostic n'est pas très bonne. Il ya une raison pour le pronostic n'est pas très bon. La raison en est la localisation du cancer. Avec le cancer de l'intestin, il n'y a pratiquement aucun symptôme et, par conséquent, les gens sont diagnostiqués très tardivement au cours de laquelle le cancer se propage et se développe à des cancer de l'intestin et le pronostic en est encore pire.
Comme la plupart des gens ne savent pas qu'elles ont le cancer de l'intestin, il a tendance à croître et la propagation à grande facilement à d'autres parties du corps. Toutefois, la croissance du cancer est lent par rapport à d'autres cancers. Les personnes qui sont diagnostiquées à un stade précoce de cancer de l'intestin ont une bonne chance de guérison.
Avant de parler de cancer avancé du côlon et du pronostic, nous devons d'abord comprendre ce qui se qualifie comme le cancer de l'intestin avancé. Avancée est le cancer de l'intestin lorsque le cancer se développe à travers la paroi du rectum ou du côlon, ou se propage à d'autres parties du corps. Si cela se produit, alors les chances de guérir le cancer est très faible. Mais avec un traitement, le cancer s'est propagé et les progrès peuvent être ralentis.

Prognose avancé de cancer de l'intestin dépend des facteurs suivants:

  • La santé générale de la personne
  • La question de savoir si le cancer est réapparu
  • Est-ce que le cancer ou bloqué a réussi à créer un trou dans le colon
  • Le niveau de l'antigène carcino-présente dans le sang avant le début du traitement
  • A quel sous-stade est le cancer - Le cancer est présent dans l'ensemble du côlon ou il a réussi à se propager à d'autres organes et parties du corps

La période de cinq ans le taux de survie est de 43 pour cent si les ganglions lymphatiques sont atteints et il est de 7 pour cent si le cancer s'est métastasé.

Un-nouveau-medicament prometteur pour le cancer de la prostat 2010

Les premiers essais d’un nouveau médicament hormonal, l’acétate d’abiratérone, permettant de limiter l’évolution de la maladie seraient très encourageants.

Le Cancer de la prostate : quelques notions

Le cancer de la prostate est un des cancers les plus fréquents chez l’homme. Il y a plus de 50 000 nouveaux malades par an en France.

Son évolution est lente. Elle peut-être soit silencieuse, soit signalée par des problèmes urinaires comme une difficulté à uriner ou une envie plus fréquente.

Le diagnostic

Si vous faites une prise de sang, la présence d’une augmentation de la concentration de l’Antigène Prostatique Spécifique (PSA) peut souvent amener au diagnostic de ce cancer. Mais, seul un examen au microscope suite à une biopsie de la prostate permet d’être certain de la présence du cancer de la prostate.

Son agressivité va pouvoir être identifiée par trois facteurs :

- L’extension du cancer (localisé dans la prostate, débordant la prostate, étendu aux ganglions ou dans d’autres organes),
- L’agressivité des cellules cancéreuses vues au microscope et définie par le système de score de Gleason. C’est une méthode d’évaluation le plus souvent utilisé pour mesurer le degré d’un cancer de la prostate et permet de graduer du moins au plus agressif soit de 2 à 10. (2 à 4 = faible agressivité, 5 et 6 = plus faible que la moyenne, 7 = intermédiaire (le plus courant), 8 à 10 = élevée)
- Le taux de PSA dans le sang

Les différents traitements

A l’origine, il existe plusieurs moyens pour soigner un cancer de la prostate :

- La chirurgie pour enlever la prostate et les vésicules biliaires (prostatectomie radicale)

- La radiothérapie externe correspond à des rayons envoyés par une machine à l’extérieur du corps du patient par des faisceaux d’irradiation convergeant dans la prostate. Elle est souvent administrée sous forme de courtes séances journalières pendant environ 7 à 8 semaines.

- La curiethérapie :

=> Soit sous forme de traitement classique qui consiste à implanter de petits grains radioactifs de manière permanente dans la prostate grâce à des aiguilles sous anesthésie générale.

=> Soit sous forme de traitement à haut débit qui consiste à introduire temporairement des cathéters dans la prostate, dans lesquels une microsource d’iridium 192 (une source radioactive artificielle) délivre des doses radioactives très élevées. Cette forme de traitement est administrée en deux séances, préalablement à une radiothérapie externe.

- Les traitements médicamenteux

=> Soit par l’hormonothérapie : le cancer de la prostate a des cellules stimulées par des hormones. C’est donc un cancer hormono-dépendant qui peut être traité par une médication hormonale. Cette dernière permet de bloquer la stimulation hormonale produite par l’hypophyse (glande située dans le cerveau) et donc la sécrétion des hormones sexuelles (androgènes et œstrogènes). Dans le cas de la prostate, il s’agit d’avoir recours à des analogues de l’hormone hypothalamique LR-RH. Il s’agit d’une castration chimique.

=> Soit la chimiothérapie : Elle est, dans ce cas, administrée par voie veineuse.

Le plus souvent, le patient a le choix entre plusieurs traitements. Vous devez donc prendre votre temps pour comprendre toutes les possibilités et leurs effets secondaires, afin de faire votre choix dans les meilleures circonstances.

Un nouveau médicament prometteur ?

Plusieurs médicaments sont à l’étude en ce moment pour éradiquer ce cancer de la prostate. En autres, un nouveau médicament hormonal, l’acétate d’abiratérone, arriverait à obtenir des résultats intéressants même si ce n’est encore qu’un préliminaire, car d’autres études sont à faire pour confirmer cette bonne nouvelle.

L’objectif de ce médicament est de « couper les vivres » de la tumeur, par inhibition de la production d’androgènes.

Les problèmes existant avec les traitements actuels seraient :

- l’inhibition de la sécrétion hormonale est parfois précédée d’un effet rebond, soit une période de surstimulation.

- les médicaments actuels n’agiraient pas toujours sur les androgènes secrétés aussi par les surrénales (glandes endocrines situées au pôle supérieur de chacun des deux reins).

L’Institut National du Cancer de Grande-Bretagne est à l’origine de la découverte de ce nouveau traitement. Il a publié un article dans The Journal of Clinical Oncology qui permet de dévoiler les résultats très encourageants. Mais attention, il s’agit uniquement de résultats préliminaires.

Ces derniers sont la conclusion d’un essai clinique de phase 1 obtenu avec une nouvelle molécule anti-androgène, l’acétate d’abiratérone, créée par une firme de biotechnologie américaine, Cougar Biotechnology.

Les nouveautés de ce traitement seraient :

- Son mécanisme d’action innovant est mis en avant, car il touche pour la première fois le sommet de la chaîne, en empêchant la transformation du cholestérol en androgènes. Pour comprendre, vous devez savoir que les hormones mâles sont fabriquées dans le corps par la transformation du cholestérol, grâce à différents systèmes enzymatiques, et particulièrement l’enzyme CYP17.

Il serait donc le seul médicament capable d’inhiber de manière sélective l’enzyme CYP17.

L’étude a été effectuée sur 21 patients atteints d’un cancer agressif de la prostate et à qui les chercheurs ont administrés différents dosages de ce nouveau médicament.

Le premier point positif est que le traitement est apparemment très bien toléré. Il est noté également une diminution des taux de testostérone, d’androgènes et d‘œstradiol chez tous les patients.

Ensuite, le taux de PSA (le marqueur du cancer de la prostate) est en chute de plus de 50% chez plus de la moitié des patients pendant des périodes allant de 69 à 578 jours.

Les chercheurs mettent en avant que pour un grand nombre de patients, une régression radiologique de la tumeur a pu être détectée, en plus d’une amélioration des symptômes et à une réduction de la prise de médicaments antalgiques.

Le Professeur Marc Zerbib (urologue, hôpital Cochin à Paris) affirme : « il s’agit effectivement d’une molécule originale qui pourrait avoir un effet de blocage complet des hormones mâles, même si on reste dans le même concept de l’hormonothérapie initié il y a plus de 60 ans. Néanmoins, les données sont encore trop limitées pour connaître les bénéfices réels que l’on pourra obtenir avec ce médicament ».

Dans le même esprit, le Professeur Guy Vallancien (Institut mutualiste Montsouris de Paris) dit : « Pour l’instant, il s’agit de résultats très préliminaires, avec peu de recul, sur un nombre limité de personnes. Il ne faut pas que les patients se précipitent chez leur médecin pour réclamer ce médicament qui d’ailleurs n’est pas disponible ».

Une nouvelle étude est actuellement en cours sur 1 200 patients et devrait être publiée dans les mois qui viennent. Vous aurez ainsi les réponses et surtout les confirmations sur ces résultats très prometteurs.

Cancer de la prostate : du nouveau!

Votre article sur le cancer de la prostate résume bien la situation. Cependant, je suis obligé de vous faire certains commentaires. Vos suggestions rassurantes au sujet de l'évolution du cancer de la prostate (à savoir qu'il s'agit d'un cancer à évolution lente, qu'il ne faut pas s'inquiéter et que dans la plupart des cas ce ne sera pas la cause du décès) pourraient avoir un impact néfaste sur bien des gens affectés par ce cancer.

Tout d'abord la détection du cancer de la prostate pose un problème très sérieux. Souvent lorsque le niveau de l'APS s'élève au dessus de la moyenne le cancer peut déjà bien installé. Dans la plupart des cas, ce test est pratiqué lors de l'examen annuel. Lorsque le généraliste détecte un changement de l'APS ou un changement au toucher rectal, la lenteur de réaction de notre système de santé pourra faire une différence fatale. En effet, un délai de 4 ou 8 mois entre le moment de la confirmation du diagnostic par biopsie et le moment du traitement peut être suffisant pour passer du stade du cancer confiné à la prostate à celui de la métastase.

Même s'il y a de fortes chances que le cancer de la prostate chez un homme âgé ne sera pas la cause immédiate de son décès, ce que l'on ne dit pas c'est que les modifications locales au niveau des organes dues à un cancer peuvent perturber considérablement la qualité de vie de ce patient. Ce concept de "Wait and See" très répandu chez les médecins me paraît une façon plutôt cavalière de traiter une personne âgée. Qui peut déterminer la durée de vie du patient? Cette tendance est une tendance répandue non seulement ici au Québec mais aussi chez les urologues et les généralistes à travers le monde.

Cette philosophie en ce qui touche le traitement du cancer de la prostate devrait être remplacée par une toute autre à savoir : utiliser de nouveaux moyens de détection de marqueurs du cancer à un stade précoce tel que sondes ADN qui existent déjà sur le marché. Suivre de plus près l'évolution de l'APS. Surtout le changement rapide de cet indicateur. Au lieu du test annuel, le faire aux six mois après un certain âge (60 ans?). Dès que ce cancer est détecté ce devrait être une course contre la montre.

Le taux de récidive avec les techniques de traitements "classiques" que vous décrivez dans votre article est supérieur à 50 % ce qui est loin d'être acceptable.

Il existe un traitement plus efficace dont vous n'avez pas parlé dans votre article, pour le cancer détecté à un stade précoce. Ce traitement est donné qu'en clinique privée qu'à un seul endroit en Amérique, à Toronto. En quelques jours après la détection du cancer de la prostate un individu peut être traité. Cette technique européenne s'avère nettement supérieure à tous les traitements que l'on administre au Québec en pareil cas. Je puis en témoigner personnellement puisque je suis le premier cas Québécois traité à cette clinique selon la technique Ablatherm. Ce traitement contre le cancer démontre un taux de récidive inférieur à 10 % en comparaison à 50 % pour les techniques classiques.

Le choix devient facile même si le coût est élevé. D'autre part, les effets secondaires sont limités à comparer aux techniques énumérées dans votre article (incontinence, impuissance problèmes d'érection, qui peuvent être désastreux pour une personne dynamique et active qui aime conserver sa qualité de vie). Il est grand temps que des millions de Québécois entendent parler d'un traitement supérieur à ce qui est offert dans notre système de santé. J'ose espérer que mes informations seront utiles.

Un nouveau traitement contre le cancer de la prostate évite la castration

Un nouveau traitement contre le cancer de la prostate permettant d'éviter la castration a été développé, a-t-on appris jeudi dans le cadre de la 'Semaine européenne de l'urologie', organisée du 13 au 19 septembre dans plusieurs villes du continent.

"Le nouveau traitement à l'aide des antagonistes de la GnRH bloque la production de testostérone dans les trois jours", explique le professeur Bertrand Tombal des cliniques universitaires Saint-Luc. "Dès lors, le cancer ne peut plus se développer. Ce traitement efficace garantit une action rapide et permet d'éviter l'enlèvement des testicules".

La suppression de la production de testostérone provoque toutefois une série d'effets secondaires désagréables, comme des bouffées de chaleur, une perte de la libido, une prise de poids et de la fatigue. "Un programme de soutien personnalisé permet de prendre en charge cet aspect du traitement", précise le professeur Tombal.

Le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent chez l'homme, avec 9.000 nouveaux cas chaque année en Belgique. Heureusement, "un diagnostic plus précoce et l'apparition de nouveaux traitements", permet de le traiter efficacement, développe le professeur Louis Denis du Centre d'Oncologie d'Anvers, qui ajoute que "de moins en moins d'hommes mourront des suites de cette maladie". (belga)

Prostatectomie radicale

>
Définition
Définition


La prostatectomie radicale consiste en l'ablation chirurgicale totale de la prostate et des vésicules séminales. Elle est souvent associée à l'ablation des ganglions satellites (voie lymphatique de drainage).
Cette opération peut-être faite par voie chirurgicale classique avec ouverture de la paroi ou par laparoscopie (ou cœlioscopie).


>
Pourquoi vous a-t-on proposé une prostatectomie ?
Pourquoi vous a-t-on proposé une prostatectomie ?
Zoom

Cancer localisé
Le but de cette intervention est de guérir d'un cancer de prostate dit localisé.
En effet, si le bilan réalisé préalablement ne montre aucun signe d'extension de la maladie en dehors de la prostate, la chirurgie radicale peut permettre d'oter tout le cancer.
La décision est prise lors d'une réunion concertée de plusieurs spécialistes mais également après vous avoir fourni tous les renseignements sur les différentes modalités thérapeutiques possibles.
Les avantages et les inconvénients des différents traitements doivent vous avoir été exposés par votre Urologue.

>
La chirugie coelioscopique robotisée
La chirugie coelioscopique robotisée
Le système Da Vinci

Manipulation des instruments du robot
Les chirurgiens du centre d'Urologie bénéficient du système Da Vinci de dernière génération.
L'opération qui vous sera proposée et expliquée est la prostatectomie radicale coelioscopique assistée par le robot.

En savoir plus
>
Déroulement de votre hospitalisation
1. La consultation d'anesthésie

Préalablement à toute intervention chirurgicale, vous devez être vu en consultation par un médecin anesthésiste. Cette consultation lui permettra de préparer au mieux l'anesthésie nécessaire à l'opération. Le médecin vous auscultera et préscrira le bilan pré-opératoire. Il recherchera une éventuelle contre-indication au geste chirurgical.

2. Votre hospitalisation

Vous serez hospitalisé la veille de l'opération, pour une durée d'environ 7 jours. Vous devre être à jeûn le matin de l'intervention (depuis la veille à minuit).

3. L'opération dure entre 1h30 et 2 heures. Losqu'elle est terminée, vous êtes conduit en salle de réveil puis, lorsque vous êtes bien réveillé, vous êtes transporté en salle de soins intensifs pour 2 à 3 jours. Vous regagnez ensuite votre chambre personnelle pour les 3-4 jours restants.
Une sonde urinaire permettant la cicatrisation entre la vessie et l'urètre est laissée en place pendant 5 à 6 jours.
Elle est retirée par l'infirmière la veille de votre départ.

4. Votre sortie

A votre sortie, votre Urologue vous remet les ordonnances en vue de l'ablation des fils et d'éventuels soins sur votre cicatrice.
Il vous remet également les examens à effectuer en vue de votre visite de contrôle qui a lieu généralement 4 semaines après votre sortie de la clinique.

>
Conséquences de la prostatectomie
Si la prostatectomie radicale a pour but de vous guérir d'un cancer de la prostate, elle entraîne cependant fréquement des effets secondaires.

1. Troubles d'ordre sexuel

L'impuissance est très fréquente après l'intervention. Elle s'améliore généralement dans les mois qui suivent (jusqu'à 18 mois après l'intervention). Les séquelles peuvent être des érections moins rigides nécessitant parfois un traitement complémentaire.
Le risque d'impuissance dépend de l'âge, de la puissance sexuelle avant l'intervention, de la possibilité, au moment de l'intervention, de préserver les nerfs érecteurs. Ce choix engendre cependant le risque de laisser une partie de la tumeur en place.

La fréquence des troubles sexuels n'est pas bien définie. Les résultats des études sont très variable. Les chiffres vont de 10% à 90%. La moyenne se situe probablement autour de 70% des personnes opérées qui présenteront une impuissance après la chirurgie.

2. Troubles de la continence

Après le retrait de la sonde urinaire, on assiste souvent a des troubles de la continence (fuites urinaires). L'amélioration est habituelle dans les semaines qui suivent. Plus de 90% des patients n'ont pas besoin de protection 1 an après la prostatectomie radicale.
Les fuites ne sont pas constantes et surviennent généralement lors d'efforts augmentant la pression dans le bas ventre.

3. Rétrécissement urétral (sténose de l'anastomose)

Après ablation de la prostate, le canal urétral est recousu à la vessie (anastomose vésico-urétrale).
Cette "couture" peut se rétrécir avec le temps et entraîner de ce fait une diminution du diamètre du conduit urinaire. La conséquence est une diminution du jet lors de la miction.
Le traitement est chirurgical et consiste en l'incision de la sténose (rétrécissement) par voie naturelle sous anesthésie lors d'une courte hospitalisation.

Traitement hormonal des métastases

Dans le cancer du sein

L'hormonothérapie est le traitement de base du cancer du sein métastatique de la femme ménopausée. Les résultats obtenus sont très importants aussi bien en terme de durée de survie qu'en terme d'amélioration clinique. La plupart des malades ayant des récepteurs positifs sur la tumeur primitive vont répondre à l'hormonothérapie lorsque surviennent des métastases. Même chez les malades ayant des récepteurs négatifs, il est licite d'essayer une hormonothérapie (notamment chez les femmes âgées), car certaines tumeurs répondent malgré l'absence de récepteurs.

L'hormonothérapie est en général bien tolérée. En général, on commence le traitement par le tamoxifène ou un anti-aromatase. L'effet produit est obtenu en quelques jours à quelques semaines : si une lésion nécessite un traitement rapide, il faut parfois envisager un traitement plus spécifique (exemple : radiothérapie pour des douleurs osseuses).

Chez le femmes pré-ménopausiques, le tamoxifène a une efficacité équivalente à la castration : la durée de réponse (qui ne concerne pas toutes les malades) est supérieure à un an, mais peut s'étendre sur plusieurs années. Chez ces femmes jeunes, on réserve la castration à la rechute. Les inhibiteurs de l'aromatase sont peu actifs en raison du taux important d'oestrogènes d'origine ovarienne (sauf en cas de castration). La pratique de la chimiothérapie et le taux important de réponses obtenues ont fait parfois oublier à tort l'intérêt de l'hormonothérapie chez les femmes pré-ménopausiques.

Chez les femmes ménopausées, le tamoxifène ou le toremifène constituent la première ligne d'hormonothérapie. Si le tamoxifène a été prescrit en adjuvant ou en cas de rechute, la prescrition d'inhibteurs de l'aromatase permet d'obtenir encore des rémissions cliniques de bonne qualité et parfois très prolongées.

Au total, l'hormonothérapie constitue un traitement de choix du cancer du sein métastatique. Lorsque ces métastases sont uniquement osseuses, il est parfois difficile de juger de l'efficacité du traitement, en particulier du fait du temps nécessaire pour obtenir une réponse maximale.

Lorsque les métastases évoluent sous hormonothérapie, on peut conclure à une hormono-indépendance et se tourner vers une chimiothérapie.

Dans le cancer de la prostate

Lors de la survenue de métastases dans le cancer de la prostate, l'hormonothérapie s'impose.

La castration chirurgicale est le traitement techniquement le plus simple, le plus sûr et le moins coûteux. Cependant, il est souvent mal toléré psychiquement par le malade. L'effet thérapeutique, notamment en cas de métastases osseuses douloureuses (cas le plus fréquent), est particulièrement rapide, le malade pouvant cesser de souffrir dès le lendemain de l'intervention. Evidemment, la déprivation androgénique ne peut résoudre à elle seule les problèmes mécaniques et l'hormonothérapie doit s'intégrer à une discussion pluridisciplinaire (ex : décompression chirurgicale d'une compression médullaire ou radiothérapie osseuse antalgique).

Les analogues de la LH-RH (sous couvert dans un premier temps d'un anti-androgène) réalisent la même castration, mais de façon plus lente, plus élégante et plus coûteuse. Le traitement doit être poursuivi indéfiniment, même en cas d'hormono-indépendance, car, sinon, on verra une recrudescence des éléments hormono-dépendants de la tumeur. Les effets secondaires sont identiques à ceux d'une castration (bouffées de chaleur, perte de la libido, impuissance, modifications générales).

Les oestrogènes sont peu prescrits (en raison de leur risque cardio-vasculaire). Ils sont pourtant bien utiles parfois, notamment en période aiguë à fortes doses (perfusions de ST 52) : là encore, l'hormonothérapie ne s'oppose pas à un geste utile local.

Au cours d'essais comparatifs, chez les malades métastatiques, les anti-androgènes ont été trouvés moins actifs que les agonistes de la LH-RH ou la castration.

Par contre, ils ont un rôle intéressant, bien que court, en seconde ligne, lorsque les cellules cancéreuses deviennent hormono-indépendantes.

Il n'a pas été démontré de façon claire que la déprivation hormonale totale (castration + anti-androgènes) était supérieure à la castration simple. De même, des essais ont été faits de traitements intermittents par analogue de la LH-RH dans le but de 're-sensibiliser' les cellules devenues résistantes. Ces essais sont peu concluants.

En général, l'hormono-dépendance d'un cancer de la prostate est supérieure à un an. Cependant, certains cancers (notamment les peu différenciés) sont totalement résistants, d'autres au contraire vont être sensibles pendant de nombreuses années.

Dans le cancer du corps de l'utérus

Les progestatifs sont utilisés dans les formes métastatiques de cancer du corps de l'utérus. Ils n'ont pas d'efficacité particulière en adjuvant du traitement radical initial (hysterectomie totale +/- radiothérapie ou curiethérapie vaginale).

Lors de la survenue de métastases (moins de 20% des malades), on institue un traitement par fortes doses de progestatifs, et on obtient environ 30% de réponses de durée parfois prolongée.

Ce traitement est en général bien toléré (risque d'embolies).

Dans le cancer de la thyroïde métastatique

Le traitement par l'iode radio-actif permet une radiothérapie intersticielle spécifique des métastases. Une fréination de l'axe thyréotrope est poursuivie de façon continue.

On recherche donc par une dose traçante (cf. page suivante) si les métastases fixent, et on traite par une forte dose (environ 100 mCi) d'Iode 131 le malade, en chambre protégée.

Malheureusement, au bout d'un certain temps (souvent très long - en terme d'années), les métastases finissent par devenir indifférenciées et le traitement par l'iode 131 devient inactif. Par ailleurs, la répétition de doses fortes finit par entraîner une fibrose dans les organes sensibles (comme par exemple au niveau des métastases pulmonaires).


sources: http://www.oncoprof.net

Traitements Hormonaux Substitutifs 2010 : quels risques de cancer du sein ?

Depuis 1990, l'Inserm surveille la santé de près de 100 000 femmes appartenant à la cohorte E3N de la Mutuelle Générale de l'Education Nationale (MGEN). L'équipe de Françoise Clavel-Chapelon (Inserm, IGR) s'est intéressée à l'influence du traitement hormonal substitutif (THS) sur le risque de cancer du sein.

Les résultats de cette étude a fait l'objet d'une publication dans « International Journal of Cancer » le 18 Novembre. Ils révèlent que l'utilisation d'une combinaison contenant des oestrogènes et un progestatif de synthèse augmente le risque de cancer du sein. Ce « sur-risque » existe même lorsque la durée de prescription ne dépasse pas deux ans. Toutefois, lorsque les œstrogènes sont combinés avec de la progestérone micronisée, le risque ne semble pas être augmenté.

Cette étude prospective est la plus fiable et la plus précise entreprise à ce jour en France pour évaluer le risque de cancer du sein chez les femmes ménopausées sous Traitement Hormonal Substitutif. Elle confirme les données antérieures (augmentation du risque parmi les femmes utilisatrices de THS) et précise l'impact que peut avoir un traitement à court terme ainsi que l'influence des différentes combinaisons hormonales et de leur mode d'administration.

Jusqu'à présent, on savait que certaines combinaisons œstroprogestatives, notamment celles utilisées aux Etats-Unis et en Europe du Nord, augmentaient le risque de cancer du sein. Ce sur-risque existe-t-il avec les THS utilisés en France ? Les THS mis en œuvre en France combinent des œstrogènes, généralement administrés sous forme de patchs ou de gels, à de la progestérone micronisée* ou à des progestatifs de synthèse (ceux-ci étant souvent différents des progestatifs évalués dans les précédentes études).

Par ailleurs, les autorités sanitaires recommandent désormais un THS de courte durée. Quel est le risque associé à ces traitements courts ?

Données méthodologiques

Pour répondre à ces questions, les épidémiologistes de l'Inserm ont analysé les données concernant 54 548 femmes ménopausées, sur les 99 897 participantes de l'étude E3N (voir paragraphe ci-dessous). Suivies depuis 1990, ces femmes livrent régulièrement, par auto-questionnaires, des informations extrêmement précises sur leur état de santé, leur statut hormonal et leur consommation de traitements hormonaux. C'est ainsi que l'on connaît en particulier, la survenue d'une pathologie cancéreuse.

L'analyse des chercheurs de l'Inserm porte tout d'abord sur les risques de cancer du sein en fonction de la durée du THS (inférieur à 2 ans, compris entre 2 et 4 ans, et supérieur à 4 ans). Les résultats prennent également en compte la composition du THS ainsi que la voie d'administration des œstrogènes. Afin d'évaluer avec un minimum de biais les effets de la prise de THS dès l'initiation du traitement, seules les femmes n'ayant jamais utilisé de THS au début du suivi ont été intégrées dans cette analyse. De fait, les durées de traitement étudiées sont encore courtes et le suivi devra nécessairement être prolongé pour estimer le Risque Relatif (RR) sur de plus longues durées.

1. Un risque accru même sur une courte durée

L'analyse globale des résultats révèle une augmentation sensible du risque de cancer du sein chez les utilisatrices de THS (la durée moyenne de traitement étant de 2,8 ans dans cette étude). Tous traitements confondus, le RR est de 1,2 (intervalle de confiance à 95 % : 1,1-1,4). Cela signifie que les femmes sous THS ont 1,2 fois plus de risque de développer un cancer du sein que les femmes qui ne suivent pas ce type de traitement (chez lesquelles le RR = 1,0 par définition **). Par ailleurs, il apparaît aussi qu'un usage de courte durée (inférieur à deux ans) peut favoriser l'évolution d'une tumeur latente.

2. L'impact des différentes hormones

- L'examen des taux de cancer selon le type d'hormones suggère qu'avec l'œstrogène utilisé seul (traitement réservé aux femmes hystérectomisées), le sur-risque de développer un cancer du sein est minime voire inexistant. En revanche, lorsqu'il est associé à un progestatif de synthèse, le risque de cancer du sein est augmenté de 40 % et ce, indépendamment de la voie d'administration de l'œstrogène.

- La combinaison (œstrogène) + (progestérone micronisée) semble dépourvue d'effet cancérigène, tout du moins à court terme. Le RR est estimé à 0,9 (intervalle de confiance à 95 % : 0,7-1,2), et est significativement inférieur à celui de la combinaison (œstrogène) + (progestatif de synthèse). Ce résultat inédit reste à confirmer pour des durées de traitement supérieures à 4 ans.

Ces données, essentielles pour l'évaluation du bénéfice/risque associé aux différents THS utilisés en France, pourront être complétées prochainement par de nouveaux résultats issus de l'étude E3N. Un prolongement du suivi des participantes permettra d'évaluer l'impact à plus long terme de la prise de THS sur le risque de cancer du sein, mais également sur d'autres pathologies.

L'ETUDE E3N

E3N, Etude Epidémiologique auprès de femmes de la MGEN (Mutuelle Générale de l'Education Nationale) menée par le docteur Françoise Clavel-Chapelon (Inserm-Institut Gustave Roussy), est une enquête de cohorte prospective portant sur environ 100 000 femmes volontaires françaises nées entre 1925 et 1950 et suivies depuis 1990.

Les informations concernant d'une part leur mode de vie (alimentation, prise de traitements hormonaux …) et d'autre part l'évolution de leur état de santé, sont recueillies par auto-questionnaires tous les 2 ans depuis 1990. Elles sont complétées par des données biologiques, obtenues sur 25 000 volontaires, à partir d'un prélèvement sanguin stocké à des fins de dosages ultérieurs (études cas-témoins dans la cohorte). Les données sur les facteurs de risque ont fait l'objet de plusieurs études de validation. Le taux de « perdues de vue » est très faible (moins de 6 ‰) du fait de la possibilité qu'offre la MGEN de suivre les non-répondantes. Mais c'est avant tout grâce à la fidélité et la constance des participantes, ainsi qu'à la collaboration de médecins traitants, de laboratoires d'anatomo-pathologie et d'établissements d'hospitalisation que l'étude E3N peut fournir tous ces résultats. E3N est la partie française de EPIC, vaste étude européenne coordonnée par le Centre International de Recherches sur le Cancer portant sur 500 000 européens dans 10 pays. Deux localisations cancéreuses sont étudiées en priorité du fait de leur forte incidence : le sein et le côlon-rectum.

Depuis 1990, la MGEN, La Ligue nationale contre le Cancer, la société 3M, ainsi que l'IGR apportent leur soutien à l'étude E3N.

* de structure chimique identique à celle de la progestérone naturellement secrétée par l'ovaire

** Cela signifie que le risque est augmenté de 20 % (intervalle de confiance à 95 % : 10 %, 40%) par rapport au risque des femmes non utilisatrices d'un THS.

sources : http://www.futura-sciences.com/fr


Traitement hormonal substitutif et cancer du sein

Les premières alertes ont été le fait de deux études américaines voici quatre ans. En France le traitement hormonal substitutif aurait alors été arrêté dans un tiers des cas, puis repris dans un quart d'entre eux en raison de la réapparition des gènes fonctionnelles. Les résultats de cette première étude de grande envergure, après analyse des données concernant 54 548 femmes ménopausées, sur les 99 897 participantes de l'étude E3N (étude épidémiologique auprès des femmes de la Mutuelle générale de l'éducation nationale) confirment les données américaines.

Dans le cadre de ce travail épidémiologique, méné par l'Inserm, le risque de cancer du sein est apparu augmenté par la prise d'un traitement hormonal de substitution (THS) lors de la ménopause.

Un risque accru même sur une courte durée
L'analyse globale des résultats révèle une augmentation sensible du risque de cancer du sein chez les utilisatrices de THS (la durée moyenne de traitement étant de 2,8 ans dans cette étude). Tous traitements confondus, le RR est de 1,2 (intervalle de confiance à 95 % : 1,1-1,4). Cela signifie que les femmes sous THS ont 1,2 fois plus de risque de développer un cancer du sein que les femmes qui ne suivent pas ce type de traitement (chez lesquelles le RR = 1,0 par définition **). Par ailleurs, il apparaît aussi qu'un usage de courte durée (inférieur à deux ans) peut favoriser l'évolution d'une tumeur latente.

Le risque est différent selon les hormones utilisées
L'examen des taux de cancer selon le type d'hormones suggère qu'avec l'œstrogène utilisé seul (traitement réservé aux femmes hystérectomisées), le risque supplémentaire de développer un cancer du sein est minime voire inexistant. En revanche, lorsqu'il a été associé à un progestatif de synthèse, le risque de cancer du sein a été augmenté de 40 % et ce, indépendamment de la voie d'administration de l'œstrogène.
La combinaison (œstrogène + progestérone micronisée) semble dépourvue d'effet cancérigène, tout du moins à court terme. Le RR a été estimé à 0,9 (intervalle de confiance à 95 % : 0,7-1,2), et a été significativement inférieur à celui de la combinaison (œstrogène + progestatif de synthèse). Ce résultat inédit reste à confirmer pour des durées de traitement supérieures à quatre ans.

Ces données, essentielles pour l'évaluation du rapport bénéfice/risque associé aux différents THS utilisés en France, pourront être complétées prochainement par de nouveaux résultats issus de l'étude E3N. Un prolongement du suivi des participantes permettra d'évaluer l'impact à plus long terme de la prise de THS sur le risque de cancer du sein, mais également sur d'autres pathologies.

sources: http://mediamed.org

Cancer du sein ou de l'ovaire : l'ablation préventive est efficace

L'ablation préventive des seins, des ovaires ou des trompes de Fallope, chez les femmes présentant une prédisposition génétique connue de cancer du sein ou de l'ovaire, réduit considérablement le risque de développer l'une de ces maladies, selon une étude publiée dans le "Journal of the American Medical Association".

On estime que les altérations des gènes BRCA1 et BRCA2 seraient responsables d'environ 5 % des cas de cancers du sein et de l'ovaire. Pour une femme ayant hérité d'une de ces mutations, le risque d'avoir un cancer du sein avant l'âge de 80 ans atteint 56 à 87 % selon les études, alors qu'il n'est que de 8 % dans la population générale. En cas de mutation du gène BRCA1, le risque de cancer de l'ovaire est de 44 à 63 %.

Ces cancers sont souvent :
- Plus précoces, diagnostiqués à 43 ans en moyenne, contre 60 ans dans la population générale ;

- Plus agressifs, ce qui accentue encore la nécessité d'un dépistage adapté à ce risque particulier.

Lorsque l'on suspecte l'existence de l'une de ces mutations, soit parce qu'il y a de nombreux cancers du sein dans la famille, soit parce qu'une mutation a déjà été détectée chez un membre de la famille, certaines femmes se voient proposer une mastectomie "prophylactique". Cette méthode pour le moins radicale est déjà employée aux États-Unis. Très controversée en France, la mastectomie prophylactique ne fait l'objet d'aucune réglementation particulière.

Des chercheurs de San Antonio ont suivi pendant 34 ans près de 2 500 femmes européennes et américaines, porteuses de 2 mutations génétiques connues pour leur rôle dans le développement des cancers du sein et de l'ovaire. Parmi les 247 femmes qui ont opté pour une mastectomie préventive, aucune n'a développé de cancer du sein, contre 13 des 1 372 femmes qui n'ont pas choisi cette alternative. De même, les femmes à qui l'on avait retiré les ovaires et les trompes de Fallope avaient un moindre risque de cancer ovarien et un moindre risque de mourir de ce cancer ou d'un cancer du sein.

Pour le Dr Gail Tomlinson, qui a dirigé l'étude, la chirurgie préventive chez les femmes à risque élevé de cancer du sein ou de l'ovaire est un compromis que les femmes et leurs maris sont prêts à accepter, au regard de l'angoisse du cancer avec laquelle ils vivent.

Découverte de deux gènes aux mutations liées au cancer ovarien agressif

WASHINGTON — Des chercheurs américains ont identifié deux gènes dont les mutations paraissent liées à l'une des formes les plus agressives du cancer de l'ovaire, généralement résistantes aux thérapies standard, selon leurs travaux publiés mercredi.

Ces gènes, appelés ARID1A et PPP2R1A, jouent un rôle apparemment clé dans le cancer ovarien hypernéphrome qui représente de 10 à 12% de ces tumeurs et est l'un des plus meurtriers, précisent les auteurs de cette communication parue dans la version en ligne de la revue américaine Science.

Des mutations du gène ARID1A ont été détectées dans plus de la moitié des tumeurs étudiées, précise Siân Jones, chercheur au centre Kimmel du cancer de l'Université Johns Hopkins (Maryland, est) et l'un des co-auteurs de cette découverte.

Ces deux gènes n'étaient pas auparavant liés au cancer de l'ovaire, soulignent ces chercheurs, précisant avoir dénombré en moyenne 20 mutations génétiques dans chaque tumeur ovarienne étudiée.

Cette découverte "pourrait peut-être permettre de développer de nouveaux bio-marqueurs et de nouvelles thérapies ciblant ces deux gènes", explique Nickolas Papadopoulos, professeur adjoint de cancérologie au centre du cancer Kimmel.

Dans une autre recherche publiée mercredi dans le New England Journal of Medicine daté du 9 septembre, des chercheurs canadiens de l'Agence du cancer de Colombie-Britannique sont parvenus aux mêmes conclusions dans leurs travaux qui se sont concentrés seulement sur le gène ARID1A et ses mutations.

Ils ont aussi découvert que des mutations de ce gène non seulement sont liées au cancer ovarien hypernéphrone mais aussi à un autre type de ce cancer associé à l'endométriose, une affection de la muqueuse tapissant l'intérieur de l'utérus.

"Au total, 46% des patientes atteintes d'un cancer de l'ovaire hypernéphrone et 30% de celles avec un cancer endométrioïde présentaient des mutations dans le gène ARID1A", écrivent ces chercheurs.

Ils soulignent en outre ne pas avoir trouvé de mutations dans ce gène dans les autres types de cancers de l'ovaire et notent que ce même gène pourrait également jouer un rôle dans certains cancers du sein et du poumon.

De 10 à 20% des cancers du sein et de l'ovaire sont liés à des mutations dans les gènes BRCA ou BRCA2, rappellent ces chercheurs.

Chaque année un cancer de l'ovaire est diagnostiqué chez 230.000 femmes dans le monde. Dans la majorité des cas, la tumeur s'est déjà généralisée faisant que près de 70% de ces malades meurent dans les cinq ans après le diagnostic.

AIT et CANCER de la PROSTATE : Rumeur ou actualité scientifique ?

« Un verre de lait ça va, mais deux bonjour les dégâts », c’est en un slogan, la conclusion d’une recherche de l’Université de Montréal qui fait le lien entre consommation excessive de lait et cancer de la prostate.

L’étude épidémiologique de Parviz Ghadirian, professeur au Département de nutrition de la Faculté de médecine de l’Université de Montréal et directeur de l'Unité de recherche épidémiologique du centre de recherche du CHUM, et de sa collègue Sara Raimondi, de l'Institut européen du cancer (Italie), établit en effet une corrélation entre la consommation élevée de lait et l'augmentation du risque de souffrir d'un cancer de la prostate. Ces résultats seront publiés dans la revue scientifiqueThe Prostate.

Que dit le PNNS ? Parmi les 9 objectifs du Programme national nutrition Santé (PNNS), l’un porte directement sur la consommation de calcium. Celle-ci doit augmenter pour le quart au moins des personnes n’en consommant pas suffisamment. Pour y parvenir, un moyen simple et efficace : boire ou manger 3 à 4 produits laitiers par jour selon l’âge, recommande le PNNS qui indique que seulement 29% des Français, 43% des enfants de 3 à 17 ans et 30% des filles entre 15 et 17 ans observent cette règle*.

L’étude qui remet en question, effectuée auprès de 197 patients ayant reçu un diagnostic de cancer de la prostate et d'un groupe témoin de même importance, a mesuré les corrélations entre ce cancer et plus de 200 produits alimentaires et démontré que seuls les produits laitiers ont présenté un lien positif avec ce cancer. Selon l’étude, une consommation quotidienne de 470 g par jour de produits laitiers multiplierait par 2 le risque d'être atteint d'un cancer de la prostate en comparaison d’une consommation quotidienne de l'ordre de 125g. Le communiqué portant sur l’étude précise que « ce n'est pas la première fois que le lait est incriminé dans le cancer de la prostate, mais ce lien demeure contesté parce qu'il ne ressort pas dans tous les travaux sur le sujet. Plusieurs hypothèses ont été formulées pour expliquer la corrélation. La principale met en cause le gras animal, qui pourrait accroitre le niveau de testostérone et désactiver des gènes de suppression de tumeurs cancéreuses. Cette hypothèse n'a pas été confirmée dans cette étude, qui n'a pas mis au jour de lien significatif entre les lipides et le cancer de la prostate ». Selon les chercheurs, un mécanisme encore inconnu résultant d'une interaction entre certains composés du lait et d'autres produits alimentaires pourrait être à l’origine de cette augmentation du risque de cancer.

Cancer de la prostate: possibilités de traitement 2010

Lorsqu'il n’y a plus de chances de guérison, à un stade avancé du cancer, le traitement se concentre principalement sur le maintien de la qualité de vie (traitement palliatif).

Le traitement du cancer de la prostate est défini individuellement pour chaque patient. Il dépend de plusieurs facteurs, comme par exemple: l'âge, le stade de la maladie, l’agressivité de la tumeur.

Pour le choix du traitement, il est très important de déterminer si la tumeur est localisée au niveau de la prostate ou si elle s'est étendue à d'autres organes et a formé des métastases.

Une guérison n’est possible que si le cancer est limité à la prostate.

Traitement d’un cancer localisé, limité à la prostate

Chez les patients dont l’espérance de vie est supérieure à 10 ans, les traitements suivants peuvent être envisagés (insérer des liens pour les différents points suivants):

  • Opération (prostatectomie radicale)
  • Résection transurétrale de la prostate (opération mineure de la prostate)
  • Radiothérapie externe
  • Curiethérapie: radiothérapie locale
  • Traitement de suppression hormonale
  • Chimiothérapie
  • Radiothérapie (en cas de douleurs osseuses provoquées par la tumeur)
  • Traitement anti-douleur
  • Surveillance de l'évolution naturelle (Wait and Watch)

Les différentes méthodes de traitement du cancer de la prostate sont souvent combinées.

Opération de la prostate (prostatectomie radicale)

La prostatectomie radicale (ablation complète de la prostate, y compris l’extrémité des canaux déférents et les vésicules séminales) offre les meilleures perspectives de guérison et de survie. L’objectif consiste à retirer la totalité de la prostate envahie par des cellules cancéreuses. Il existe plusieurs techniques chirurgicales.

En fonction du mode opératoire choisi, l’hospitalisation dure entre 4 et 12 jours. La réussite de cette opération dépend du stade du cancer. Entre 60 et 90% des patients sont encore en vie 10 ans après l’opération.

Risques de l’opération de la prostate:

  • Hémorragies
  • Incontinence* (pertes involontaires d’urine): 5-15%
  • Impuissance (troubles de l’érection**): 40-80%

*Traitement de l’incontinence: gymnastique périnéale, médicaments, sphincter artificiel.
**Traitement des troubles de l’érection: médicaments (comprimés, injections, administration intra-urétrale / directement dans l’urètre).

Résection transurétrale de la prostate (opération mineure de la prostate)

Lorsque la progression de la tumeur provoque un rétrécissement local de l’urètre, qui rend la miction difficile, il est possible de procéder à la résection du tissu tumoral par voie transurétrale, c.-à-d. via l’urètre (TUR-P = opération mineure de la prostate). Cette opération ne permet cependant pas d’éliminer le cancer. Il s’agit seulement de traiter l’obstruction empêchant une miction complète.

Radiothérapie externe du cancer de la prostate

La radiothérapie n’a pas les mêmes effets qu’une prostatectomie radicale. Elle est employée uniquement pour les patients dont le cancer de la prostate a été diagnostiqué tôt et qui ne souhaitent pas subir d’opération.

Avantages: pas d'opération, reprise d'activité rapide.
Inconvénients: Le cancer subsiste chez 30 à 40% des patients.


Effets secondaires possibles de la radiothérapie:

  • Incontinence (pertes involontaires d’urine): 1-2%
  • Troubles de l’érection: au début, il n’y a généralement pas de problèmes mais ils peuvent apparaître et s’aggraver au fil du temps. 1 an après le traitement, on recense parmi les patients traités autant de cas de troubles de l'érection que parmi ceux qui ont subi une prostatectomie radicale.

Curiethérapie (radiothérapie locale) du cancer de la prostate

La curiethérapie est une autre possibilité de traitement. Ce procédé consiste à introduire de petits grains radioactifs (en anglais seeds) qui irradient les cellules cancéreuses de l’intérieur. Cette intervention peut être réalisée en ambulatoire, sous anesthésie de courte durée (durée: environ une heure).

La curiethérapie peut être utilisée pour les tumeurs peu agressives. On ne dispose pas encore de données à long terme sur ce traitement. Les caisses maladie prennent en charge les frais de ce traitement depuis début 2005.

Traitement du cancer de la prostate par suppression hormonale

Le développement des cellules cancéreuses de la prostate est conditionné par la testostérone (hormone masculine). Il est donc nécessaire de ''supprimer'' la testostérone chez le patient.

Pour cela, on peut employer les méthodes suivantes:

  • Ablation chirurgicale des testicules
  • ''Castration'' médicamenteuse: le médicament utilisé contient un principe actif qui empêche la libération de l’hormone lutéinisante (LHRH) dans l’hypophyse. Cela entraîne automatiquement une baisse du niveau de testostérone. Il est également possible d’utiliser un antagoniste des récepteurs de la testostérone, pour bloquer les sites de liaison à l’hormone.


A l’issue d’un intervalle de traitement allant de quelques mois à plusieurs années, les cellules tumorales non dépendantes des hormones dominent. Malgré le traitement hormonal, le cancer continue donc à progresser (= carcinome de la prostate hormono-résistant).

Pour atténuer les symptômes en cas de métastases osseuses, il faut avoir recours à une radiothérapie externe ou à des médicaments agissant sur le métabolisme du calcium. (lien vers Métastases osseuses)

Effets secondaires du traitement par suppression hormonale

L’ablation des testicules et le traitement par suppression hormonale ont les effets secondaires suivants: bouffées de chaleur, diminution du désir sexuel (baisse de la libido), troubles de l’érection, gonflement douloureux des pectoraux, ralentissement de la pousse de la barbe, affaiblissement des os (ostéoporose).

Chimiothérapie et cancer de la prostate

La chimiothérapie est employée lorsque l’on ne parvient pas à contrôler la tumeur malgré un traitement hormonal et/ou une radiothérapie. La chimiothérapie est réalisée à l'aide de substances qui freinent de diverses manières le développement des cellules tumorales. Les médicaments cytostatiques (chimiothérapeutiques) agissent principalement sur le noyau des cellules, qui est le «centre de contrôle» des cellules.

Le cancer de la prostate est un épithélioma glandulaire (adénocarcinome), qui ne répond pas bien aux médicaments chimiothérapeutiques, compte tenu de sa progression lente. Les substances des médicaments cytostatiques (chimiothérapeutiques) agissent seulement pendant la division cellulaire, ce qui signifie que leur action se limite aux cellules à division rapide.

Effets secondaires de la chimiothérapie

En fonction du médicament employé pour la chimiothérapie, différents symptômes peuvent apparaître comme: nausées, vomissements, chutes de cheveux, éruptions cutanées, fatigue extrême.

Radiothérapie (en cas de douleurs osseuses causées par la tumeur)

Lorsque la tumeur provoque des douleurs osseuses localisées, il est possible de réaliser une radiothérapie palliative contre la douleur, pour atténuer les symptômes et prévenir le risque de fracture.

Traitement de la douleur dans le cancer de la prostate

Des antidouleurs plus ou moins puissants (pouvant aller jusqu’aux opiacés) sont utilisés parallèlement aux autres traitements pour réduire les douleurs causées par la tumeur. Un traitement purement anti-douleur peut également être réalisé lorsqu’il ne reste plus d’autre possibilité = traitement palliatif (objectif: supprimer les douleurs). Grâce à un journal tenu par le patient et recensant ses douleurs, le médecin peut ajuster le traitement anti-douleur de manière optimale. Aujourd’hui, on parvient à atténuer efficacement les douleurs causées par les tumeurs chez la plupart des patients.

Surveillance de l’évolution naturelle (Wait and Watch)

Il existe une alternative au traitement qui consiste à simplement surveiller l’évolution naturelle de la maladie: cette méthode est recommandée uniquement pour les hommes âgés qui ont une espérance de vie de moins de 10 ans et un cancer de la prostate peu agressif.

Il est important de réaliser des contrôles et examens de suivi à intervalles réguliers. Cela permet non seulement de surveiller les effets secondaires du traitement mais aussi de contrôler la progression de la tumeur.

Le cancer de la langue et Traitements


Qu’est-ce que le cancer ?
Le corps humain est fait de milliards de cellules qui, chez les gens en bonne santé, croissent, se divisent et meurent. De nouvelles cellules remplacent constamment les vieilles, et ce de façon ordonnée. Ce processus garantit que chaque partie de notre corps reçoit le nombre et les sortes de cellules adéquates pour son bon fonctionnement et une bonne santé.

Les cellules cancéreuses se multiplient beaucoup plus vite que les cellules normales et ne fonctionnent pas de la même manière, c’est-à-dire qu’elles n’ont aucun rôle utile dans le corps humain et peuvent produire parfois des substances toxiques. Elles déplacent aussi les cellules saines et normales et entrent en compétition avec elles pour les ressources du corps.

Les cellules deviennent cancéreuses quand leur ADN est endommagé. L’ADN contient toutes les “instructions” dont les cellules ont besoin pour se diviser et fonctionner correctement. On peut hériter d’un ADN endommagé et c’est la raison pour laquelle certaines familles ou groupes de personnes ont un risque plus élevé de développer certains cancers. La plupart du temps, l’ADN est endommagé à cause d’une exposition à une substance dans l’environnement comme, par exemple, les produits chimiques toxiques contenus dans la fumée de cigarette.

À mesure que le nombre de cellules cancéreuses augmente, elles forment une masse ou une boule : c’est ce qu’on appelle une tumeur ou une croissance. Éventuellement, si les cellules cancéreuses continuent à se multiplier, elles commenceront à se répandre dans tout le corps. Elles peuvent envahir et endommager les organes adjacents. Elles peuvent aussi se fixer dans d’autres parties du corps et amorcer de nouvelles tumeurs dans ces parties : c’est ce qu’on appelle une métastase.

Les cellules cancéreuses doivent être tuées ou retirées avant qu’elles ne se répandent (se métastasent) à travers le corps, autrement elles endommageront les organes vitaux et ultimement, les détruiront.

Qu’est-ce que la langue ?
La langue est l’organe principal, responsable du goût. Elle joue un rôle important dans la mastication des aliments, la déglutition et la parole.

Qu’est-ce qu’un cancer de la langue ?
Le cancer de la langue se déclare quand les cellules de la langue deviennent cancéreuses et forment une tumeur. Près de la moitié des cancers de la langue sont sur la partie arrière de la langue. La plupart (environ 95 pourcent) sont d’un type de cancer connu sous le nom de carcinome malpighien. Dans ce genre de cancer, un type de cellule appelé épithélium est devenu cancéreux.

Les facteurs de risque du cancer de la langue
Les facteurs de risque sont les éléments qui augmentent les risques qu’une personne développe une maladie. Ces facteurs de risque peuvent être :

  • hérités (par exemple, un gène endommagé qui rend le cancer plus probable)
  • environnementaux (par exemple, vivre dans un endroit où l’air est sérieusement pollué)
  • reliés à un choix de style de vie (par exemple, fumer la cigarette)

Plus il y a de facteurs de risques d’une certaine maladie et plus vos chances de contracter cette maladie sont élevées.

Les facteurs de risques majeurs du cancer de la langue incluent :

  • L’usage du tabac : Jusqu’à 90 pourcent des patients ayant un cancer de la bouche fumaient le tabac. Les risques augmentent avec la quantité de tabac fumé. Les cancers de la bouche sont six fois plus fréquents parmi les fumeurs ou ex-fumeurs que parmi les non-fumeurs. Ces changements peuvent être réversibles si l’on arrête l’usage du tabac.
  • La consommation d’alcool : environ 75 pourcent des patients qui développent des cancers de la bouche sont des consommateurs d’alcool. La maladie se retrouve six fois plus chez les buveurs que chez les non-buveurs. Le risque de développer cette maladie pour une personne qui fume le tabac et boit de l’alcool est 15 fois plus élevé que pour une personne qui ne boit pas ni ne fume.

  • L’âge et le genre : La plupart des gens qui ont cette forme de cancer ont entre 50 et 60 ans. Les hommes sont plus à risque de développer le cancer de la langue que les femmes.
  • Leukoplasie : maladie qui cause des taches blanchâtres sur la muqueuse de la bouche.

  • Érythroplasie : maladie qui cause des taches rouges superficielles sur la muqueuse de la bouche.
  • Mauvaise hygiène orale et/ou dentaire.

  • Le syndrome de Plummer-Vinson syndrome : un trouble rare relié aux déficiences alimentaires.

Les symptômes du cancer de la langue

Le cancer de la langue peut causer n’importe quelle combinaison des symptômes suivants :

  • Douleur
  • Perte de poids
  • Difficulté à avaler ou douleur (dysphagie ou odynophagie)
  • Mal à l’oreille (otalgie)
  • Toux avec sang (hémoptysie)
  • Voix enrouée et difficulté à parler
  • Ulcères qui ne guérissent pas, avec saignements
  • Mauvaise haleine (halitose)

Diagnostic du cancer de la langue
Avant tout traitement du cancer, un diagnostic ferme et non équivoque doit être posé. Pour cela, on va souvent procéder à une biopsie, c’est-à-dire qu’on va prélever un petit morceau de tissu de l’endroit qu’on pense cancéreux et on va l’examiner au microscope. Cela permet aux médecins d’être sûrs que des cellules cancéreuses sont vraiment présentes.

Les médecins procèdent aussi à d’autres tests pour voir jusqu’où le cancer s’est répandu. Ces tests incluent des examens de tomodensitométrie (CT), d’image par résonance magnétique (MRI), de tomographie par émission de positons, de scanneurs et de radiographie. Grâce à ces tests, les médecins peuvent prendre des photos détaillées des structures à l’intérieur du corps humain et voir exactement où se trouve le cancer.

Les stades du cancer
Les médecins classent les cancers par stades, selon la grosseur de la tumeur et jusqu’où le cancer s’est répandu depuis son emplacement original. Le système de stades des divers cancers peut être complexe et très détaillé, mais en règle générale, plus le stade est élevé et plus le cancer est important et plus il s’est répandu à travers le corps. Par exemple, un cancer de stade 1 est relativement petit et ne s’est presque pas répandu hors de son site d’origine. Par contre un cancer de stade 4 est très grand et s’est répandu loin de son site original.
Les stades des tumeurs du cancer de la langue sont :

  • T1 : Les tumeurs sont de 2 cm ou plus petites
  • T2 : Les tumeurs sont plus grandes que 2 cm mais ne dépassent pas 4 cm
  • T3 : Les tumeurs sont plus grandes que 4 cm
  • T4 : Les tumeurs comprennent des structures adjacentes

Traitements du cancer de la langue : aperçu
La plupart des cancers sont traités par chirurgie, radiothérapie (radiation) ou chimiothérapie – ou encore une combinaison de ces trois thérapies. Étant donné que chaque patient et chaque cas sont uniques, il n’y a pas de traitement « idéal ». Votre médecin décidera du traitement ou de la combinaison de traitements qui vous conviendra le mieux. Votre traitement dépendra bien sûr du stade de votre cancer, de votre santé et de votre historique médical.

Traitements du cancer de la langue : chirurgie
Souvent, les tumeurs doivent être enlevées chirurgicalement. L’importance de cette opération dépend de la quantité de tissu à enlever, du stade du cancer, des structures internes qui sont affectées et d’autres facteurs tels que votre état de santé général. La chirurgie est habituellement très efficace, mais elle est souvent suivie par d’autres formes de thérapie afin de s’assurer que toutes les cellules cancéreuses ont bien été éliminées.

Traitements du cancer de la langue : radiothérapie
En ce qui concerne la radiothérapie, les médecins utilisent des faisceaux de rayonnement très concentrés afin de tuer les cellules cancéreuses, tout en protégeant autant que possible les cellules saines. La radiothérapie n’est pas du tout douloureuse, mais comme les radiations tuent aussi des cellules saines près de la tumeur, il risque d’y avoir des effets secondaires après le traitement.

Les effets secondaires les plus communs sont :

1) Problèmes de peau : la peau peut prendre une couleur rouge, comme un coup de soleil, ou être irritée. Cela disparaîtra dès la fin du traitement.

2) Fatigue : beaucoup de patients se sentent extrêmement fatigués par ce traitement.

3) Perte d’appétit : la radiothérapie, les autres traitements du cancer ou le stress peuvent résulter en une perte d’appétit. Il est cependant très important de bien se nourrir durant les traitements du cancer.

4) Perte des cheveux : la radiothérapie entraîne parfois la perte des cheveux. Demandez à votre médecin si cela arrivera dans votre cas.

Chimiothérapie
En chimiothérapie, des médicaments anti-cancer sont injectés ou pris oralement. Ces médicaments sont spécialement conçus pour détecter les cellules cancéreuses et les tuer. Cependant, ils peuvent aussi endommager des cellules normales et causer ainsi des effets secondaires tels que :

  • nausée
  • vomissements
  • perte d’appétit
  • perte de cheveux
  • ulcères dans la bouche

La chimiothérapie affecte souvent la moelle épinière, là où les cellules sont fabriquées. Cela a pour effet de diminuer le nombre de cellules dans le sang et causer ainsi d’autres effets secondaires tels que :

  • risque accru d’infection
  • contusions/bleus
  • saignements dus à de petites coupures
  • manque de souffle
  • fatigue
  • faiblesse

La plupart de ces effets secondaires disparaîtront à la fin du traitement.

infolinks