Cancer du sein, meilleur pronostic avec les traitements ciblés 2010

Pouvez-vous rappeler la fréquence en France des cancers du sein ?

Dr Véronique Diéras. On a recensé 51 000 cas en 2008. Une femme sur huit en moyenne a ou aura un cancer mammaire. Mais on observe actuellement plus de 70 % de guérison.

Quels sont les différents types de tumeurs ?
On les classe schématiquement dans trois catégories. 1. Les hormonodépendants, dont les cellules cancéreuses possèdent des récepteurs (petites antennes) aux œstrogènes et à la progestérone, hormones qui favorisent la prolifération des cellules malignes (environ 70 % des tumeurs). 2. Les cancers “HER2 positif” (20 % des tumeurs), beaucoup plus agressifs, présentant à la surface des cellules un récepteur HER2, qui, à lui seul, entraîne la multiplication des cellules cancéreuses et favorise leur diffusion pour former des métastases. 3. Les cancers “triple négatif”, qui ne possèdent aucun récepteur et sont encore plus agressifs que les précédents.

Outre la chirurgie, la radiothérapie, la chimiothérapie, quels sont les traitements ciblés aujourd’hui utilisés ?
Pour les cancers hormonodépendants, les produits antihormonaux sont la clé de voûte du traitement. Leur but est de contrecarrer spécifiquement les effets des hormones dans la cellule cancéreuse. 1. Le chef de file de ces médicaments chez les femmes jeunes ou ménopausées est le tamoxifène qui entre en compétition avec les œstrogènes au niveau du récepteur et bloque son action. 2. Les inhibiteurs de l’aromatase sont utilisés uniquement chez les femmes ménopausées. L’aromatase est une enzyme responsable de la production d’œstrogènes au niveau des tissus graisseux et mammaires. 3. Un autre médicament plus récent, toujours pour les ménopausées : le fulvestrant (par voie intramusculaire) entraîne la dégradation des récepteurs aux œstrogènes.

Quels sont les résultats de ces traitements ciblés ?
Dans la grande majorité des cas, ces traitements sont efficaces. Le tamoxifène est sans doute le médicament qui a sauvé le plus de vies ces trente dernières années ! Mais, chez certaines patientes, on observe une résistance à l’hormonothérapie. On a alors deux solutions : soit on modifie le traitement, soit on envisage une chimiothérapie. Les résultats varient en fonction des caractéristiques biologiques de la tumeur et des caractéristiques génétiques de chaque patiente.

Pouvez-vous nous expliquer ce que vous entendez par caractéristiques génétiques ?
Un médicament ciblé, une fois introduit dans l’organisme, va subir des transformations, variables selon les métabolismes, avant d’atteindre son but. Comme génétiquement nous sommes tous différents, un même médicament n’aura pas la même efficacité chez toutes les patientes. A l’avenir, l’idéal sera de prescrire un traitement anticancéreux non seulement en fonction de la tumeur mais aussi des gènes.

Pour les cancers hormonodépendants, quelles sont les avancées ?
Des études internationales sont actuellement en cours sur des femmes atteintes de récidive sous hormonothérapie, pour développer de nouveaux traitements ciblés avec des molécules qui vont renforcer l’efficacité des anti-hormonaux actuels ou prévenir les résistances. A l’Institut Curie, nous avons des résultats encourageants qui devraient être confirmés dans un avenir proche.

Pour la catégorie des cancers “HER2 positif”, où se situent les progrès ?
On a assisté à une véritable révolution avec l’avènement de l’herceptine, un anticorps administré par voie intraveineuse qui bloque l’activité du récepteur HER2. Associé à la chimiothérapie, ce traitement a permis de diminuer de 35 % le risque de récidive et, en situation métastatique, de transformer le cancer en maladie chronique. Mais là encore il existe des résistances. Un produit récent qui agit sur un site différent du récepteur, le lapatinib, permet, en cas de résistance, de freiner la prolifération des cellules malignes. Une nouvelle approche semble être très prometteuse : elle consiste à fabriquer en laboratoire un même produit qui associe l’herceptine à une drogue de chimiothérapie. Avec cette technique, la drogue toxique ne sera libérée qu’au sein de la cellule tumorale et non plus dans les cellules saines : plus de perte de cheveux et beaucoup moins d’effets secondaires.

En ce qui concerne les cancers “triple négatif”, quelle est l’avancée ?
Contre ces tumeurs, il n’y avait jusqu’à présent que la chimiothérapie. On l’associait éventuellement à un traitement anti-angiogénique administré par voie intraveineuse, visant les vaisseaux nourriciers de la tumeur. Avec ces protocoles, on a malheureusement recensé un grand nombre de rechutes, d’où la mise au point d’un nouveau traitement. Il existe dans toute cellule l’enzyme Parp, dont le rôle est de réparer les lésions de l’ADN. Or, c’est cette enzyme même qui peut contrer l’action d’une chimiothérapie et la faire échouer. Le nouveau médicament est un inhibiteur de Parp, donc destiné à neutraliser cette enzyme. Les résultats se sont révélés très positifs avec des produits (par voie intraveineuse) associés à une chimiothérapie. Ils ont permis de tripler les taux de réponse et leur durée par rapport à la chimiothérapie seule. Pour pouvoir prescrire tous ces traitements, l’exactitude de la biopsie est capitale !

Les nouveaux traitements 2010 pour Cancer

Le dépistage

Des équipes de chercheurs, ont mis en évidence un biomarqueur qui pourrait permettre de détecter un cancer pancréatique-tôt avec un degré élevé de précision.
Le dosage préconisé identifie et quantifie dans le sang sérum une glycoprotéine, la mucine grâce à un anticorps monoclonal, le PAM4, également connu sous le nom clivatuzumab.
Cet antigène serait présent dans près de 90 % des cancers pancréatiques, mais n'est pas retrouvé en cas de lésions bénignes ou d'autres localisations de cancers.

De chimiothérapie

LES MÉDICAMENTS CLASSIQUES

La gemcitabine (Gemzar™)

Elle est actuellement le standard dans le traitement du cancer du pancréas localement avancé ou métastatique.
De nombreux essais ont testé une bithérapie associant la gemcitabine avec une autre chimiothérapie ou une thérapie ciblée. A ce jour, seule l'adjonction de la capécitabine ou de l'erlotinib a montré une augmentation significative de la survie.


Une méta-analyse sur données publiées incluant 16 essais

Elle a comparé la gemcitabine seule versus les associations à base de gemcitabine. Au total 4.465 patients ont été analysés. Il semble que la bithérapie associant un sel de platine (cisplatine ou oxaliplatine) ou du 5 FU (intraveineux ou capécitabine) à la gemcitabine permette d'obtenir un bénéfice significatif en survie chez les patients en bon état général.


En traitement adjuvant

Une étude allemande a étudié l’intérêt de donner en traitement adjuvant après l’opération, de la gemcitabine à la dose de 1 mg/m² tous les mois, à J1, J8 et J15, pendant 6 mois. Selon les résultats publiés, le traitement adjuvant permettrait de doubler le temps sans progression. Ces résultats sont prometteurs mais il est encore trop tôt pour recommander cette stratégie en pratique courante.


La capécitabine (Xéloda™)

C’est un médicament proche du 5-FU (en fait son métabolite actif). Ce médicament est actif par voie orale. Des résultats intéressants ont été obtenus à la dose de 1250 mg/m² deux fois par jour pendant 14 jours tous les 21 jours si la numération formule sanguine l’autorise.


L’irinotécan (Campto™)

C’est un inhibiteur des topo-isomérases I. Des résultats intéressants, à la dose de 350 mg/m² toutes les trois semaines, ont été obtenus.


Les taxanes

Le paclitaxel (Taxol™) et le docétaxel (Taxotère™) semblent avoir une activité sur la maladie et sont de plus en plus souvent proposés.

Les thérapies ciblées

LES TRAITEMENTS CONTRE L'ANGIOGENÈSE


L’extension des cancers implique la création de vaisseaux pour nourrir la tumeur. Ce phénomène, par ailleurs normal (cicatrisation), est appelé angiogenèse. Des molécules appartenant à différentes classes permettent de bloquer ce processus expérimentalement. Son implication dans le cancer du ancréas fait l'objet de controverses.

Des études sont en cours pour préciser le rôle de ces médicaments comme le BMS-275291, le SU-668 ou le TNP-470 dans le traitement du cancer du pancréas.
Des premiers résultats encourageants ont été observés, en particulier avec le bevacizumab. Ceux-ci devront être confirmés par des études scientifiques contrôlées.


LES AUTRES THÉRAPIES CIBLÉES

De nombreuses pistes de recherche sont explorées. Les principales cibles moléculaires des circuits de transduction pouvant être inhibées etfaisant l'objet de recherches cliniques sont les suivantes :

  • Le blocage de l'IGF-IR ( Insulin Growth Factor) par des anicorps monoclonaux comme le MK-06466, le R-1507 ou l'AMG-479
  • Le ciblkagerde la Mucine-1 par un anticorps monoclonal radio-marqué, le 90Y-hPAM4
  • Le blocage du circuit hedgehog par le GDC-0449 et l'IPI-926 qui sont des petites molécules
  • L'inhibition du c-kit PDGFR et du FGFR par le masitinib qui est une petite molécule
  • Le blocage du MEK pour diminier la prolifération cellulaire par une petite molécule, l'AZD-6244
  • L'inhibition de la src kinase par de petites molécules comme l'AZD-0530 et le dasatinib
  • Le blockage du circuit de transduction du ras par le sarilasib, une petite molécule
  • Le blocage du recepteur PSCA par l'AGS-IC4D4 qui est un anticorps monoclonal
  • Le blocage du recepteur du facteur épidermique de croisance par le cetuximab (Erbitux™)


LES INHIBITEURS DE L'ENZYME COX2

Ces médicaments appelés coxib sont utilisés dans le traitement des douleurs et des rhumatismes. Cette enzyme est impliquée dans l’inflammation et dans les phénomènes conduisant à la cancérisation, de nombreuses études testent ces médicaments dans une grande variété de cancers. Des essais thérapeutiques sont en cours dans le traitement des formes évoluées de cancers du pancréas qui testent le celecoxib (Celebrex™).

De nouveaux médicaments capables d’affamer les tumeurs cancer 2010

La lutte anti-cancer progresse sur tous les fronts. Pour lutter contre ce terrible fléau responsable de 150 000 décès par an, les chercheurs développent actuellement des médicaments capables d’affamer les tumeurs. Une approche révolutionnaire.

Sans s’attaquer directement à la tumeur, de nouveaux médicaments ouvrent un nouveau moyen de combattre le cancer, en privant les tumeurs des vaisseaux sanguins qui la nourrissent.

Affamer la tumeur et l’empêcher de proliférer

Depuis plusieurs années, les chercheurs ont réussi à
identifier différentes caractéristiques des cellules cancéreuses. Le but est de mieux savoir comment et pourquoi ces cellules se mettent à se multiplier de manière anarchique dans un organe avant d’en coloniser d’autres. Différentes caractéristiques de ces cellules cancéreuses ont récemment été mises en évidence, notamment sa capacité à mobiliser de nombreuses ressources à son profit1.

Plus encore que les cellules normales, les cellules cancéreuses ont besoin d'oxygène et de nutriments pour leur croissance. Pour mobiliser une telle source d'énergie, ces cellules vont coloniser le système sanguin en attirant vers elle de nouveaux vaisseaux sanguins (phénomène d'angiogenèse). Ces nouvelles branches des vaisseaux sanguins normaux sont appelés des néovaisseaux. De mauvaise qualité, ces derniers peuvent se révéler poreux (la tumeur saigne et sa détection passe parfois par la présence de sang dans les urines ou les selles). Mais ils seront nécessaires à la tumeur pour créer de nouvelles tumeurs ailleurs dans l'organisme (métastases). La cellule cancéreuse dispose ainsi de son propre réseau vasculaire pour grossir et proliférer.


La nouvelle stratégie anti-cancer vise ainsi à bloquer l’apparition de ces néo-vaisseaux afin d’affamer la tumeur et de l’empêcher de se répandre dans l’organisme. Privée d’énergie, la tumeur se nécroserait

de la théorie à la pratique : plusieurs composés prometteurs

Une fois cet angle d'attaque défini, les chercheurs devaient identifier les molécules capables d'agir spécifiquement en bloquant la formation de ces vaisseaux sanguins sans présenter d'effets indésirables trop importants. Peu de médicaments sont aujourd'hui commercialisés mais beaucoup font actuellement l'objet d'essais thérapeutiques dans des centres hospitaliers. En septembre 2005, l'Avastin ® (bevacizumab) des laboratoires Roche est le premier médicament anti-angiogénique commercialisé2 dans le traitement du cancer colorectal métastatique non préalablement traité3. Ce médicament empêche la liaison d'un facteur de croissance (le VEGF) à ses récepteurs disposés à la surface des cellules des vaisseaux sanguins4.

Utilisé en association avec la chimiothérapie classique, ce médicament améliore la survie globale des patients de manière significative. Ce même produit est en cours d'évaluation dans le traitement du cancer du sein5, du poumon6, du pancréas, de l'ovaire et du rein.

Le sunitinib mis au point par les laboratoires Pfizer donne actuellement des résultats prometteurs pour le traitement des tumeurs stromales gastro-intestinales (cancer du tissu qui soutient les organes digestifs)7 et du cancer du rein métastatique8. Face à cette dernière maladie, ces médicaments constituent un espoir pour des patients à qui on avait jusqu’alors peu d’options thérapeutiques à proposer après la chirurgie. Et les bénéfices vont de l’arrêt de la progression de la maladie pendant plusieurs mois à une régression quasi-complète des tumeurs ! Certains patients autrefois condamnés ont pu reprendre une vie normale. Néanmoins, il est actuellement difficile de parler de rémission complète, on ne sait pas si les cellules cancéreuses sont mortes totalement asphyxiées ou si elles sont capables de rester en sommeil. Disponibles actuellement dans le cadre d’essais thérapeutiques, ce médicament serait en cours d’enregistrement auprès des autorités de santé européennes et américaines et pourrait arriver sur le marché dès le début de l’année prochaine9.

Plusieurs équipes médicales dans le monde testent actuellement des médicaments semblables pour traiter des formes métastatiques des cancers de l’intestin, du pancréas, du poumon, du sein, le mélanome… Lors de la conférence européenne sur le cancer de Paris, de très nombreuses publications ont permis de souligner à quel point cette voie de recherche apparaît prometteuse même si les effets sur le long terme de ces tout nouveaux composés restent à déterminer.

Les maladies et les cancers reliés aux VPH : la vaccination, une solution d’avenir 2011

Chaque année, 465 Québécois seront diagnostiqués d’un cancer de l’anus ou des organes génitaux. Malgré les efforts investis depuis 50 ans dans le dépistage du cancer du col de l’utérus, 325 Québécoises développeront un cancer du col utérin et, malgré des traitements adéquats, 80 d’entre elles en mourront.

Prévenir des infections et des cancers par la vaccination représente, à la fois, une opportunité et un défi pour le Comité d’immunisation du Québec (CIQ) et le groupe scientifique VPH, tous deux faisant partie de l’Institut national de santé publique du Québec.

Ayant comme mandat de conseiller le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec sur l’utilisation des nouveaux vaccins contre le VPH, le CIQ a récemment publié un avis sur la prévention des maladies attribuables à ce genre de virus. On y recommande, entre autres, le déploiement d’un programme universel de vaccination contre le VPH auprès des filles en 4e année du primaire et en 3e secondaire. Cette solution efficace et complémentaire au dépistage des maladies attribuables aux VPH a fait l’objet d’une analyse exhaustive des conditions de faisabilité, des coûts-bénéfices ainsi que de l’acceptabilité sociale.

Le VPH sous les projecteurs

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, il y a plus d’une centaine de VPH qui se distinguent entre eux par de petites différences dans leur code génétique. On classifie ces virus quant à leur association à des infections génitales et, surtout, au cancer du col de l’utérus.

Le développement récent des vaccins pour prévenir les principales infections génitales causées par les VPH a suscité un grand intérêt. De plus, les VPH génitaux sont si fréquents que 8 adultes sur 10 en auront été infectés par au moins une souche dans leur vie. Même si la plupart de ces infections passent inaperçues, les VPH causent énormément de problèmes de santé génitale. Voici les principaux types d’infections :

· Infections à faible risque de cancer du col utérin

Les infections à faible risque de cancer du col utérin, principalement celles causées par les VPH 6 et 11, sont associées aux verrues des organes génitaux communément appelés condylomes. Ces condylomes exigent de nombreuses visites chez le médecin ainsi que de longs et multiples traitements.

Ces virus ne sont pas insignifiants. Ils peuvent être transmis aux nouveau-nés lors de l’accouchement causant ainsi une infection des cordes vocales ou, encore, des problèmes respiratoires tels que la toux, la voix anormale et le retard de croissance. Il va sans dire que de nombreuses interventions peuvent être nécessaires pour détruire ces lésions chez de jeunes enfants.

· Infections à haut risque de cancer du col utérin

On associe plus d’une douzaine de VPH au développement du cancer du col utérin. Les VPH 16 et 18 se trouvent dans la mire des chercheurs qui les associent à au moins 70% des cancers du col utérin. Les deux vaccins récemment développés et présentement étudiés par le CIQ visent à protéger contre ces deux types de VPH.

Il faut mentionner que la majorité des femmes qui auront une infection aux VPH à haut risque de cancer du col utérin développeront une immunité protectrice contre ces virus. Le problème est que les femmes qui ne développent pas cette immunité sont à risque de développer un cancer du col si elles ne sont pas suivies et traitées.

Les VPH à haut risque sont également associés au cancer de la vulve, du vagin et de l’anus. Le VPH 16 est aussi associé à certains cancers de l’arbre respiratoire, de l’arbre digestif ainsi que de la peau.

La vaccination, un bon moyen de prévention

Pour prévenir le contact avec le VPH, il existe certes la prévention primaire. Toutefois, l’abstinence n’est efficace que le temps qu’elle dure et les condoms ont une efficacité satisfaisante, mais loin d’être excellente.

En ce qui a trait à la prévention secondaire, il faut dire que l’on ne fait pas de dépistage du VPH et qu’il n’existe pas de médication pour les personnes qui l’auraient contracté. Le dépistage du cancer du col est toujours possible par cytologie.

Sur l’autre moyen de prévention primaire qu’est la vaccination, il faut dire que l’inoculation des deux vaccins étudiés par le CIQ avant le début des relations sexuelles ou le plus tôt possible après le début de ces relations représente une option très efficace contre les infections aigues, persistantes ou, encore, contre les lésions précancéreuses associées aux VPH 16 et 18. Le vaccin qui comprend les VPH 6 et 11, quant à lui, protège contre l’apparition des condylomes.

Enfin, la vaccination est même recommandée chez les femmes déjà infectées, car elle donne une immunité excellente contre les VPH qu’elles n’ont pas contractés.

Cancer du poumon : l'espoir des traitements 2010

Les médecins peuvent désormais offrir une thérapeutique spécifique à chaque patient grâce une meilleure identification des caractéristiques propres de la tumeur.

Le traitement du cancer avancé du poumon est en train d'amorcer un virage fondamental, si l'on en croit les spécialistes, réunis le mois dernier pour un récent colloque organisé à Paris par l'Intergroupe francophone de cancérologie thoracique (IFCT) à l'initiative de son président, le D r Bernard Milleron. «Depuis la découverte de la chimiothérapie par sels de platine au milieu des années 1970, nous avions peu de moyens d'attaquer ce cancer, témoigne le Pr Jacques Cadranel, organisateur du colloque, mais depuis quelques années, nous assistons à une véritable révolution thérapeutique.»

La nouveauté est venue d'une meilleure connaissance de la biologie des cellules cancéreuses. Ce qui a permis de découvrir des biomarqueurs spécifiques dans certaines formes et d'y répondre par des traitements ciblés. L'idée est d'identifier les caractéristiques propres à chaque tumeur pour leur offrir une thérapeutique spécifique.

Un exemple phare de biomarqueur est celui du REGF, le récepteur au facteur de croissance épidermique. La mutation du gène dans certaines tumeurs du poumon les rendent encore plus sensibles à des médicaments déjà connus, tels que l'Iressa du laboratoire AstraZeneca ou le Tarceva du laboratoire Roche. Ces produits, conçus pour cibler ce récepteur, appartiennent à la classe des inhibiteurs de tyrosine kinase (TKI).

L'étude française Ermetic a ainsi confirmé l'intérêt de cette approche chez plus de 500 patients qui avaient déjà reçu une ou plusieurs chimiothérapies. Financée par l'Institut national du cancer (Inca), elle a montré que le nombre de patients en vie plus de 21 mois après le diagnostic était multiplié par 3 à condition que leur tumeur porte la mutation du REGF. «Pour la première fois en France, précise Jacques Cadranel, de l'hôpital Tenon à Paris, des patients atteints d'un cancer du poumon non à petites cellules avancé ont pu bénéficier en routine d'un test génétique de leur cancer avec à la clé un traitement adapté.»

Médecine personnalisée

En outre, deux vastes études cliniques réalisées à l'étranger et publiées en 2009 ont montré que ces TKI donnaient de meilleurs résultats que la chimiothérapie en première intention. «Dans ces études, le nouveau traitement, s'il n'a pas guéri les malades, a cependant permis de doubler leur espérance de vie», confirme Jacques Cadranel.

Fin janvier, l'Iressa est devenu disponible en pharmacie pour cette indication et ce type de malade. En octobre, l'Inca a débloqué 1,5 million d'euros pour financer le test du gène du REGF de 10 000 patients chaque année. Cet examen sur biopsie sera effectué chez les malades dont la tumeur a la plus grande probabilité de porter la mutation, c'est-à-dire les femmes, les personnes d'origine asiatique, les porteurs d'une forme du cancer appelée «adénocarcinome»…

L'approche ciblant une anomalie génétique tumorale spécifique s'avère plus efficace, avec moins d'effets indésirables graves que la chimiothérapie. Elle est cependant plus coûteuse, tant par ses traitements - un mois sous Iressa coûte plus de 2 000 euros - que par l'examen moléculaire approfondi des tumeurs qu'elle exige. Elle préfigure le basculement progressif vers une médecine personnalisée, qui tiendra compte à la fois du patient et de son type de cancer. Mais pour les spécialistes, l'arrivée des TKI a d'ores et déjà amorcé une nouvelle ère. Certes, les premiers résultats peuvent sembler encore limités. Mais des progrès pas à pas qui s'additionnent finiront par transformer le pronostic. On l'espère.

Cancers du sein, l’espoir de nouveaux traitements 2010

Dr Fabrice André. Le traitement dépend de l’agressivité des cellules malignes, de l’étendue des métastases, de leur localisation et de la sensibilité attendue à la thérapie. Je vous cite trois exemples. 1. Pour les patientes ménopausées atteintes d’un cancer peu agressif avec une localisation métastatique bien limitée et dont la tumeur s’est révélée réceptive aux anti-hormones, l’hormonothérapie est très efficace. 2. Dans les cas de cancer porteur de HER2 (protéine spécifique rendant le cancer plus agressif), le nombre de métastases importe peu dans l’établissement du protocole, compte tenu de l’efficacité importante du traitement ciblé par herceptine ou lapatinib. 3. Pour les femmes non ménopausées atteintes d’un cancer très agressif avec plusieurs métastases, on prescrit une chimiothérapie, aujourd’hui associée à une drogue qui empêche la formation de nouveaux vaisseaux nourriciers de la tumeur. La chirurgie est envisagée dans les cas de petites métastases situées dans une zone opérable chez des patientes sensibles au traitement médical.

Quel est le protocole de votre étude avec un nouveau traitement “à la carte” ?
Tout d’abord, il me faut déjà expliquer la complexité d’une tumeur. Une cellule cancéreuse se multiplie continuellement. Ce dysfonctionnement est dû à des protéines devenues dangereusement activées, “fabriquées” (codées) par des gènes qui, quand ils sont anormaux, codent ces protéines. On cherche donc à mettre au point des drogues ciblées qui agissent directement sur les protéines “malades”. Le problème est que chaque tumeur est différente ; de ce fait, il faut, chez chaque patiente, trouver, au moyen d’une analyse génétique, le ou les gènes responsables.

De quels outils disposez-vous pour analyser une tumeur ?
Pour obtenir la cartographie du génome d’une tumeur, nous utilisons une technologie GGH et une autre de séquençage qui mettent en évidence les gènes anormaux. Il s’agit d’un procédé tout nouveau à l’Institut Gustave-Roussy, consistant à prélever l’ADN de la tumeur et à en analyser les gènes. La grande avancée est que cette analyse dite “pangénomique” est passée du pur domaine de la recherche fondamentale à celui de la recherche clinique chez la femme. Notre première étude conduite sur 400 patientes constitue donc une étape importante en cancérologie.

Une fois le gène anormal identifié, que proposez-vous à la malade ?
A partir de ce gène, nous allons pouvoir identifier la protéine activée qu’il code et prescrire un traitement ciblé spécifiquement sur elle.

Il y a donc déjà des médicaments “prêts à l’emploi” contre différentes protéines devenues anormales ?
Ils sont encore en phase I et II d’essais thérapeutiques. Il s’agit soit d’anticorps, soit de produits mis au point par informatique et dirigés contre des protéines déjà connues par des travaux de recherche fondamentale. Plus d’une centaine de médicaments anticancéreux sont actuellement en cours d’évaluation.

Quels sont vos premiers résultats ?
Dans cet essai clinique comportant 400 malades en situation de rechute et résistantes à tout traitement, on a déjà pu, chez 39 d’entre elles, identifier l’anomalie génétique. Parmi ces femmes, 15 atteintes de métastases du foie ou du poumon ont reçu un traitement ciblé par voie orale ou par perfusion. Aujourd’hui, avec un recul de six mois à un an, on constate chez certaines une nette régression tumorale, ce qui est très encourageant ! Cette nouvelle voie de traitement ciblé en fonction des gènes semble particulièrement prometteuse. D’ici trois à cinq ans, les traitements de ces cancers métastasés grâce à la génétique auront totalement changé.

Cancer du foie. Enfin un traitement médical efficace 2010.

Le Pr Thierry Poynard, chef du service d’hépatologie à la Pitié-Salpêtrière, nous explique la nouvelle approche médicale pour les cancers primitifs du foie, présentée à Boston lors du dernier congrès de l’American Association, aux résultats très encourageants.

Quelle est actuellement la fréquence des cancers primitifs du foie ? Pr Thierry Poynard. On en recense 500 000 nouveaux cas par an dans le monde dont 5 000 en France. La quasi-totalité de ces cancers survient chez des patients atteints de cirrhose, dont on connaît les facteurs favorisants : hépatites B et C, alcoolisme, diabète, certains dérèglements métaboliques au niveau des graisses... Quels symptômes permettent de soupçonner une cirrhose ? Pr T. P. Cette maladie, malheureusement, évolue la plupart du temps en silence. Les symptômes n’apparaissent que lorsque la cirrhose est parvenue à un stade avancé. Ensuite, si un cancer s’installe, il n’y aura pas d’autres signes spécifiques. Comment alors déceler une cirrhose ? Pr T. P. Il existe des examens sanguins permettant de diagnostiquer son existence. Ces tests sont généralement prescrits chez les sujets à risques, mais ne donnent pas la possibilité de détecter un cancer du foie. En cas de cirrhose, comment éviter la formation d’une tumeur hépatique ? Pr T. P. On prescrit au patient deux examens : une échographie du foie pour rechercher la présence d’une éventuelle tumeur et un dosage dans le sang d’un marqueur spécifique, l’alpha fœtoprotéine. Même en cas de résultats négatifs, ces deux examens sont à répéter tous les six mois. Pour venir à bout d’une cirrhose, il faut en traiter la cause. Habituellement, comment prend-on en charge les cancers primitifs du foie ? Pr T. P. Quand la tumeur est opérable, on l’enlève chirurgicalement. Malheureusement, les récidives sont fréquentes. Lorsqu’elle est trop importante pour être opérée, on envisage une transplantation de foie, mais il y a trop peu de greffons, ce qui retarde la greffe. En cas de contre-indication à la chirurgie, on propose une chimioembolisation pour obstruer l’artère nourricière de la tumeur ainsi qu’une chimiothérapie locale, où l’on injecte directement les drogues anticancéreuses. Quand le cancer est vraiment très petit (moins de 3 centimètres), on propose depuis quelques années un traitement aux ultrasons par radiofréquence, destiné à détruire les cellules cancéreuses. Les meilleurs résultats sont obtenus par la transplantation, mais il s’agit d’une opération lourde, comportant de nombreuses contre-indications (âge, état général...). Les petits cancers traités chirurgicalement ou par ultrasons peuvent donner des résultats satisfaisants, mais il faut craindre une récidive. Les traitements par chimiothérapie ont beaucoup d’effets secondaires et leur efficacité est modérée. En quoi consiste le tout nouveau traitement par voie orale à base de sorafenib ? Pr T. P. Il s’agit d’un produit qui freine fortement la prolifération des cellules cancéreuses, en empêchant la vascularisation qui nourrit la tumeur. Ce médicament, un inhibiteur des protéines kinases, avait déjà fait ses preuves dans le traitement du cancer du rein où, là encore, il “affame” le cancer en le coupant de ses vaisseaux nourriciers. Quels résultats a-t-on obtenus avec ce médicament ? Pr T. P. Une étude internationale a été réalisée chez 600 patients atteints d’un cancer hépatique provenant d’une cirrhose, mais bénéficiant encore d’un bon état général. Le traitement, à raison de deux comprimés par jour, a été administré durant au moins un mois à 300 sujets de l’étude, les autres ont reçu un placebo. Résultats : dans le groupe traité, on a observé une augmentation de la survie de 40 %, ce qui est très encourageant car on va pouvoir associer ce nouveau médicament avec les autres approches conventionnelles anticancer et renforcer ainsi la stratégie d’attaque ; on espère notamment que ce tout dernier protocole va permettre d’empêcher les récidives, et entraîner une augmentation encore plus importante de la survie. Ce nouveau traitement provoque-t-il des effets secondaires ? Pr T. P. Oui, mais ils sont beaucoup moins lourds que ceux de la chimiothérapie habituelle. On a relevé des cas de diarrhées, des irruptions cutanées, supportables pour une vie sociale. On déplore également de fréquentes chutes de cheveux, mais qui sont transitoires. Compte tenu des bénéfices importants et de la relative bonne tolérance, il s’agit d’un progrès majeur.

Nouveau traitement 2010 : Découverte d'un nouveau marqueur potentiel du cancer de la prostate

Les chercheurs de l'université de Purdue, indiquent avoir découvert un nouveau marqueur potentiel pour le diagnostic de cancer de la prostate qui pourrait être le point de départ de tests moins invasifs tout en permettant d'améliorer le diagnostic de la maladie.

L'équipe de chercheurs, conduite par les Drs Graham Cooks et Timothy Ratliff, a utilisé une nouvelle technique d'analyse pour créer un profil des lipides ou graisses retrouvées dans les tissus prostatiques et ont découvert un composé qui apparaît être utile pour identifier les tissus cancéreux ou précancéreux. Le composé (sulfate de cholestérol) est un composé absent du tissu prostatique sain mais présent dans les tissus cancereux prostatiques.

Cette caractéristique, selon les auteurs, rend ce composé être potentiellement un marqueur pour dépister cette maladie et pourrait ainsi conduire à la mise au point de nouveaux tests sanguins ou urinaires pour pratiquer le dépistage du cancer de la prostate. Le test couramment utilisé actuellement présente un nombre significatif de faux positifs parce que le marqueur utilisé est également présent dans d'autres affections non cancéreuses comme une augmentation de taille ou une inflammation de la prostate. En conséquence, beaucoup d'hommes ont des biopsies inutiles, invasives, chères, pouvant provoquer des infections.

En outre l'équipe planifie d'étudier les différences chimiques dans les différents types de cancer de la prostate pour voir s'il y a moyen d'identifier les cancers qui seront agressifs de ceux qui ne le seront pas. L'incapacité actuelle de faire la distinction entre les formes agressives ou non agressives perturbe les possibilités ou choix thérapeutiques. Les tests actuellement utilisés (PSA) pour déterminer la probabilité de l'agressivité d'un cancer ne sont pas très précis et environ 30 % des patients sont diagnostiqués par erreur avoir une forme agressive. L'intérêt de dépister les formes non agressives est, puisque ces formes sont peu évolutives, de pouvoir se borner à une surveillance attentive sans utiliser d'emblée de traitement rigoureux réduisant la qualité de vie.

medicms

http://www.medicms.be

Un traitement contre le cancer 2010

Depuis avril dernier, 19 patients atteints d’un cancer du foie sans améliorations malgré une chimiothérapie ont eu accès à un traitement expérimental.

En quelques semaines le médicament fonctionne en empêchant les tumeurs de fabriquer les protéines dont elles ont besoin pour survivre. Les premiers résultats sont donc prometteurs et avec quelques modifications, ce traitement pourrait être utile pour d’autres cancers et maladies graves. Les laboratoires Alnylam ont annoncé en juin que son médicament ALN-VSP coupait l’arrivée de sang dans 62% des tumeurs cancéreuses dans le foie des patients. Un des gros challenges pour les chercheurs était de trouver le moyen de toucher les cellules visées sans endommager les autres. La solution d’Alnylam est d’enrober le traitement dans une enveloppe grasse absorbée en majeure partie par le foie. Cela permettait aux docteurs d’administrer la drogue à travers le réseau sanguin plutôt que l’injecter localement. Cette méthode améliore les résultats car cela permet de s’assurer que le foie reçoit une dose de médicament homogène. D’ici deux ans, cette thérapie RNAi pourrait être fonctionnelle.

Des toxines végétales pour combattre les tumeurs et les leucémies 2010

Produites à partir de méthodologies innovantes - faisant actuellement l'objet d'un dépôt de brevet européen - des molécules hybrides seraient en mesure de tuer les cellules cancéreuses sans endommager les cellules saines. Cette découverte devrait faire l'objet d'études pré-cliniques pour en confirmer l'efficacité thérapeutique.

Ce sont des scientifiques du groupe de recherche anglo-italien RICG (Recombinant Immunotoxin Collaborative Group), dont fait partie l'Institut de Biologie et Biotechnologie agraire du CNR (Ibba-CNR) qui, en utilisant les techniques de l'ADN recombinant, ont obtenu l'expression de molécules hybrides qui véhiculent de façon sélective l'activité toxique de la saporine contre les cellules cancéreuses, permettant de les éliminer. Ces molécules hybrides sont créées en unissant la saporine, une toxine végétale identifiée à la base dans les graines de Saponaria Officinalis, à un fragment protéique qui sert à orienter la toxine vers les cellules cancéreuses. Quand la molécule hybride entre dans la cellule cible, la synthèse des protéines s'arrête et la cellule est éliminée.

Le réseau RICG qui implique des laboratoires du CNR à Milan et des universités de Vérone et de l'Aquila travaille depuis 2005 au développement de médicaments contre la leucémie basés sur des anticorps recombinants, en mesure de diriger les toxines contre les cellules leucémiques, sans porter atteinte aux cellules saines. Il s'agit d'une approche très différente de la chimiothérapie conventionnelle que le groupe cherche à développer sur certains types de leucémies et de lymphomes, répandus chez les adultes comme chez les enfants.

Des scientifiques chinois détaillent l'action de l'arsenic dans le traitement du cancer du sang 2010

es scientifiques chinois ont démontré comment l'arsenic, qui est usuellement désigné comme un poison puissant, agît sur des protéines spécifiquement impliquées dans le développement du cancer du sang. En les tuant, il permet ainsi de freiner la progression du cancer chez l'individu infecté. "Nos études montrent comment l'arsenic vise directement ces protéines et les neutralise" indique M. Zhang Xiaowei, chercheur au State Key Laboratory of Medical Genomics, basé à Shanghai. "Contrairement à la chimiothérapie, les effets secondaires de l'arsenic dans le traitement de la leucémie promyélocytaire aiguë sont très faibles. Il n'y a ni pertes de cheveux ni destruction de moelle osseuse. Nous nous intéressons maintenant à savoir comment l'arsenic peut intervenir dans le traitement d'autres cancers."

Par opposition à son action toxique, L'arsenic est utilisé dans la médecine traditionnelle chinoise depuis plus de 2.000 ans. En 1992, des médecins chinois ont rapporté comment ils utilisaient cette substance afin de traiter la leucémie promyélocytaire aiguë, cancer du sang (ou cancer des cellules de la moelle osseuse, qui produisent les cellules sanguines) dont le taux de guérison en Chine -90%- est particulièrement élevé. Cependant, si l'action de l'arsenic semblait évidente, aucune étude n'expliquait encore son action sur les protéines impliquées dans le développement de ce cancer.

M. Zhang et son équipe, dont fait partie le Ministre de la Santé M. Chen Zhu, ont publié dans la revue Science un article détaillant les expériences menées pour leur étude, grâce à des technologies médicales récentes, et les résultats obtenus. "Cela montre comment la science occidentale moderne peut expliquer les mystères de la médecine chinoise traditionnelle", remarque-t-il. "Bien que de nombreux pays aujourd'hui utilisent l'arsenic afin de traiter la leucémie promyélocytaire aiguë, certains pays y sont encore réticents. Cela dépend en grande partie des explications données par les médecins et de l'idée que se font les patients de ce traitement."

Un pas de plus vers la compréhension des causes sous-jacentes du cancer et du diabète

Un chercheur de l'Agence contre le Cancer de la Saskatchewan et son équipe ont découvert un nouveau lien entre les interrupteurs "on" et "off" qui contrôlent, entre autre, les réponses de la croissance cellulaire et de l'insuline. Ce travail pourrait avoir des implications pour le traitement du diabète et du cancer.

Dans de nombreuses maladies, notamment le cancer, le diabète, l'obésité et les maladie auto-immunes, la voie de signalisation intracellulaire phosphatidylinositol 3-kinase (Pl3K) est dérégulée. Le Pl3K se compose d'une protéine p110 catalytique et une protéine régulatrice p85alpha, nécessaire à la stabilisation et la localisation de l'activité p110-Pl3K. L'enzyme p110-Pl3K génère alors la clé signalant le phosphatidylinositol 3,4,5-triphosphate, qui est déphosphorylé par le Pl3-phosphatase PTEN. Si la protéine p85alpha est trop active, un cancer peut se former. Et si elle ne l'est pas suffisamment, un diabète de type 2 peut se développer.

Dans cette étude, les chercheurs ont montré une autre fonction de la protéine régulatrice p85alpha. Elle se lie directement et accroît l'activité de la phosphatase lipidique PTEN. Ainsi les protéines p85alpha et p110 régule à la fois la Pl3K et de la phosphatase PTEN grâce à une interaction directe. Cette nouvelle découverte, publiée récemment dans les "Proceedings of the National Academy of Sciences", montre que p85alpha peut aussi contrôler la coupure (" switch off ") pour ces réponses. En comprenant le lien entre les commutateurs qui contrôlent les réponses pour la croissance des cellules et l'insuline, les chercheurs sont en mesure d'améliorer leur capacité à utiliser des thérapies anticancéreuses pour cibler ces interrupteurs de façon plus efficace.

Un virus pour lutter contre le cancer 2010

Le Dr John Bell, chercheur à l'Institut de Recherche de l'Hôpital d'Ottawa (IRHO), et son équipe ont développé le tout premier virus oncolytique [1] injectable par intraveineuse.

Le virus étudié, nommé JX-594, fait partie de la souche des poxvirus, souche dérivée de celle utilisée dans les vaccins contre la variole. Bien que pouvant naturellement se reproduire dans les cellules cancéreuses, le virus a été modifié génétiquement pour augmenter son efficacité. Des essais cliniques antérieurs ont prouvé que le JX-495 détruisait les tissus tumoraux lors de son injection directe dans la tumeur. Les nouveaux essais, menés à Ottawa mais également aux Etats-Unis, ont permis de démontrer que le virus était également efficace lorsqu'il était injecté par intraveineuse.

23 patients participants à cet essai ont reçu une seule dose du virus mais à des concentrations différentes. Alors que seulement le tiers des patients ayant reçu une faible dose du traitement ont développé des signes de contrôle de la maladie ou une réponse à l'injection, 75% des patients ayant reçu une forte dose ont répondu favorablement au traitement. De plus, des biopsies ont pu prouver la réplication sélective du virus à l'intérieur des tumeurs ainsi que la destruction des tissus tumoraux chez ses patients.

"Ces résultats sont très encourageants, en particulier à un stade aussi précoce de l'essai, affirme le Dr Bell, également Professeur à la Faculté de Médine de l'Université d'Ottawa. Nous prévoyons maintenant faire d'autres essais cliniques, y compris une troisième phase cette année, pour examiner plus en profondeur ce traitement. Nous utilisons en même temps les résultats des essais pour apporter en laboratoire d'autres améliorations à ces virus. Nous croyons que le cycle itératif de recherches en laboratoire et d'essais cliniques est essentiel à la mise au point de virus oncolytiques et d'autres biothérapies contre le cancer."

Ces résultats prometteurs ont été présentés lors de l'Assemblée Annuelle de l'American Society of Gene and Cell Therapy qui s'est déroulée à Washington le 20 mai dernier.

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[1] Les virus oncolytiques provoquent la mort spécifique des cellules tumorales.

LA PUISSANCE NON UTILISÉE DU PC AIDE À LA RECHERCHE SUR LE CANCER 2010

ARMONK (NEW YORK), le 15 juin 2010 — Des chercheurs ont découvert un moyen d’automatiser et d’accélérer le processus — jusqu’ici laborieux et intensif en main-d’œuvre — qui permet aux chercheurs de découvrir la structure des protéines suspectées de jouer un rôle dans le développement des cancers et, à terme, de mettre au point des traitements pour cette maladie. La nouvelle approche automatisée pourrait également aider dans la lutte contre d’autres maladies et dans les recherches liées aux aliments.

La percée technologique annoncée aujourd’hui est l’œuvre du projet Help Conquer Cancer (Aider à vaincre le cancer), avec l’aide d’IBM et du World Community Grid (WCG), un réseau reliant les ordinateurs de bureau des participants bénévoles qui offrent gratuitement le temps de traitement inutilisé de leurs PC aux projets de recherche à but non lucratif. Placé sous le parrainage d’IBM, World Community Grid met gratuitement à la disposition des chercheurs du monde entier l’équivalent de plusieurs millions de dollars en puissance informatique dans le but de faire avancer la recherche dans les domaines médical, environnemental, de la nutrition et de l’énergie.

Puisant dans les ressources de calcul du World Community Grid, le projet Help Conquer Cancer a mis au point un système pour déterminer avec précision le moment où un échantillon de protéine passe à l’état solide selon le processus de cristallisation et devient ainsi prêt pour l’étape suivante, qui est la radiographie par rayons X spéciaux. Ce processus permet de déterminer et de comprendre à quel point la forme, la structure et l’interaction de certaines protéines pourraient avoir un rôle à jouer dans le développement du cancer.

Menant leurs travaux avec l’aide de la grille WCG, des chercheurs ont appris au système à reconnaître avec succès 80 % des images indiquant des cristaux et 98 % des gouttes transparentes de protéine liquide avant qu’elle ne se solidifie. Cela a permis d’examiner six fois plus d’images par protéine comparativement à l’examen visuel par un humain, et ce, en une fraction du temps.

Grâce à l’identification automatisée des cristaux, il sera possible d’accélérer les recherches en biologie et génétique étant donné que la cristallisation des protéines joue un rôle déterminant dans un grand nombre de processus biologiques. L’avancée technologique pourra également aider à valider le travail effectué par d’autres projets et portant sur la structure des protéines, par exemple, Nutritious Rice for the World, qui a aussi recours au WCG dans ses travaux de recherche sur les nouvelles souches de riz plus résistantes.

On trouvera un article des auteurs de la découverte, membres du projet Help Conquer Cancer, dans le dernier numéro du Journal of Structural and Functional Genomics (en anglais).

La cristallisation permet aux faisceaux de rayons X de frapper l’échantillon et de dévier la lumière dans des directions multiples, créant un profil en trois dimensions plus facile à étudier. Cependant, c’est aussi une opération fastidieuse : un seul échantillon de protéine peut nécessiter des milliers de tentatives d’amorçage de cristallisation via l’ajout de composés chimiques à l’aide d’un robot. Dans l’état actuel de la science, l’observation humaine demeure encore nécessaire pour déterminer si les cristaux sont présents.

Importance de la cristallisation

La cristallographie aux rayons X a joué un rôle déterminant dans plusieurs grands chantiers de recherche scientifique, notamment dans la découverte de la structure de l’ADN vers le milieu du XXe siècle. Les protéines ne sont pas les seules substances qui se cristallisent, phénomène qui favorise grandement l’examen scientifique. Les scientifiques ont aussi recours à la cristallographie aux rayons X pour étudier les métaux, les minéraux les et semi-conducteurs.

«Cette percée vient souligner encore une fois la superbe contribution du World Community Grid à la recherche scientifique», a affirmé Igor Jurisica, Ph. D., chercheur principal à l’Institut du Cancer de l’Ontario, professeur adjoint aux départements d’informatique et de biophysique médicale de l’Université de Toronto, chercheur invité du Centre d’études avancées d’IBM et titulaire de la chaire Recherche Canada en biologie computationnelle intégrative. «Les gens qui ont gracieusement offert la puissance de calcul non utilisée de leurs PC devraient tirer une juste fierté de leur contribution qui a rendu cette avancée possible.»

«Cette nouvelle percée nous fait réaliser que c’est un honneur pour IBM de s’associer au World Community Grid et de soutenir le travail des scientifiques qui font appel au WCG», de dire Joseph Jasinski, Ph. D., ingénieur émérite et directeur en chef de programme, Institut IBM des soins de santé et des sciences de la vie. «Nous avons bon espoir que la percée technologique annoncée aujourd’hui aidera les chercheurs à trouver des moyens d’améliorer la compréhension des maladies.»

Le cancer a causé 13 % de la mortalité en 2007, d’après l’Organisation mondiale de la Santé. En 2008, il y a eu 12,7 millions de nouveaux cas de cancers et 7,6 millions de décès dus à cette maladie dans le monde. Dans 20 ans, le nombre de nouveaux cas atteindra 21 millions, et le nombre de morts, 13 millions.

La grille WCG alimente une large panoplie de projets

Le projet Help Conquer Cancer (Aider à vaincre le cancer, à l’adresse http://www.worldcommunitygrid.org/research/hcc1/overview.do, a été lancé sur WCG le 1er novembre 2007, sous le patronage de l’Institut du Cancer de l’Ontario, hôpital Princess Margaret de l’University Health Network, à Toronto, au Canada, et à Buffalo, au Hauptman-Woodward Medical Research Institute, dans l’État de New York.

Depuis sa création, les participants bénévoles ont contribué 50 981 années-processeur au projet de recherche sur le cancer, soit en moyenne 54 années de calcul par jour. La grille WCG aide l’Institut Hauptman-Woodward à identifier et à mapper ses 100 millions d’images de 12 500 protéines suspectées d’être liées au cancer, images saisies au cours des 19,2 millions d’expériences qui y ont été conduites.

Cela englobe une volumineuse base de données sur les caractéristiques chimiques d’un grand nombre de protéines, une précieuse ressource qui permettra aux chercheurs de tous les pays de mieux comprendre le développement de certains cancers, comme le cancer du sein et le cancer de la prostate, ainsi que la leucémie infantile.

L’examen computationnel procure des avantages sur les plans quantitatif et qualitatif. Il est, par exemple, peu pratique pour des êtres humains de scruter les 9 216 images d’une protéine donnée. Même à la vitesse de une image examinée à la seconde, cela prendrait 1 333 jours pour passer à travers les 12 500 protéines concernées. Par ailleurs, il peut y avoir des incohérences dans les résultats, même si tous les échantillons ont été scrutés par la même personne.

Au début de l’automatisation des examens de vérification de la cristallisation, les ordinateurs employés produisaient un taux de précision de 70 % seulement et ne pouvaient traiter que 850 attributs, comparativement à environ 15 000 de nos jours.

À propos du World Community Grid

Le projet Aider à vaincre le cancer est mené sur la grille WCG parrainée par IBM. En réunissant les cycles de processeurs inutilisés de plus de 1,5 million de PC, offerts par des centaines de milliers de bénévoles dans 80 pays, World Community Grid est la grille publique à vocation caritative la plus vaste du monde et possède la puissance de l’un des plus gros superordinateurs en existence. Pour le seul mois d’avril 2010, plus de 22 000 unités y ont été ajoutées.

World Community Grid délivre l’équivalent de presque 180 téraflops, soit 180 billions d’opérations en virgule flottante par seconde. Le projet de recherche sur le cancer exige environ 80 téraflops de puissance de calcul.

Voici d’autres projets qui ont fait appel aux ressources du World Community Grid et qui obtenu des résultats probants :

  • Projet Discovering Dengue Drugs Together : A identifié des composés antiviraux potentiels pour lutter contre la fièvre de dengue et les maladies connexes.
  • Projet Help Fight Childhood Cancer : A trouvé des médicaments susceptibles de désactiver trois protéines liées au neuroblastome, permettant de faire avancer la recherche sur le traitement des tumeurs solides fréquentes chez l’enfant.
  • Les chercheurs du Scripps Research Institute détachés au projet FightAIDS@Home ont découvert dernièrement deux composés qui mèneront à la mise au point de nouvelles thérapies contre les souches de VIH résistantes aux médicaments.
  • Projet Nutritious Rice for the World : A achevé de traiter 12 millions de calculs ayant pris 11 000 années-processeur dans le cadre des recherches sur de nouvelles souches de riz plus résistantes.
  • Recherche sur le traitement de la dystrophie musculaire et d’autres pathologies neuromusculaires.

Les personnes souhaitant offrir le temps de processeur de leurs ordinateurs sont invitées à s’inscrire à www.worldcommunitygrid.org, et à installer une application légère, sécurisée et sans frais sur leur PC (avec système d’exploitation Linux, Microsoft Windows ou Mac OS). L’ordinateur demandera de recevoir des données du serveur World Community Grid lorsqu’il est inactif, ou entre deux frappes de touche dans une tâche légère, et participera aux calculs dans le cadre du projet de recherche sur les protéines susceptibles de causer le cancer.

IBM a fait don de matériel, de logiciels et de services techniques dans la réalisation de l’infrastructure de la grille WCG; l’entreprise fournit également sans frais l’hébergement, la maintenance et le soutien.

Cancer de la prostate : un virus comme nouveau traitement 2010?

Canada - L’injection dans l’organisme d’un réovirus ciblerait et éliminerait les cellules cancéreuses. Ce virus stimulerait également le système immunitaire.

Radio-Canada nous apprend qu'une avancée scientifique canadienne du Dr Don Morris et de son équipe du Centre Tom Baker de Calgary pourrait être à l’origine d’un traitement efficace du cancer de la prostate grâce à un simple virus. Dans un organisme sain, le réovirus est neutralisé afin d'éviter sa multiplication. Mais lorsqu’il se trouve dans des cellules cancéreuses, il se multiplie et provoque la destruction des cellules malsaines.

Six patients atteints du cancer de la prostate ont déjà reçu les injections de ce virus et les résultats semblent probants.

Contrairement aux thérapies lourdes comme la chimiothérapie et les radiations, le réovirus ne provoque pas d’effets secondaires. Il ne déclenche tout au plus que de légères infections respiratoires et une diarrhée dans les cas les plus extrêmes.

Ce virus que l’on peut trouver dans notre environnement habituel pourrait bien faire avancer à grands pas la recherche sur le cancer. Son efficacité est en effet déjà testée sur les cancers du pancréas, du sein ou encore de l’ovaire mais elle ne l’avait encore jamais été sur celui de la prostate.

Source : http://www.maxisciences.com

Cancer de la prostate, traitements 2010

Présentation

Les cancers de la prostate sont des tumeurs à croissance lente.
Le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent chez l’homme de plus de 45 ans. Il est dû à la prolifération anormale des cellules du tissu prostatique. Il se développe souvent très lentement et reste localisé au début. Par la suite, il peut s’étendre par envahissement direct des tissus et des organes voisins puis métastaser dans d’autres organes à distance (ganglions, os, poumons…) via le sang et le système lymphatique.

Prévenir cette évolution grâce au dépistage précoce représente un grand enjeu de santé public d’autant que la fréquence de ce cancer augmente avec l’espérance de vie.

Le cancer de la prostate apparaît lorsque des cellules anormales stimulées par les hormones masculines comme la testostérone, se développent de manière incontrôlée pour former des tumeurs.

A mesure que la tumeur progresse, elle entraîne des symptômes localisés

Les symptômes du cancer de la prostate

Parmi les symptômes évoquant une pathologie cliniquement significative figurent les cas suivants :

  • Mictions fréquentes, surtout la nuit ;
  • Difficulté d’uriner ;
  • Débit urinaire réduit ;
  • Présence de sang dans les urines ou le sperme ;
  • Douleurs osseuses ;
  • Difficulté d’avoir une érection.

Lorsque les cellules cancéreuses se propagent (métastases), elles peuvent envahir les tissus à proximités de la prostate, comme les ganglions lymphatiques.

Lorsque les ganglions sont touchés, les cellules cancéreuses peuvent se propager dans l’organisme par le système lymphatique, de même que localement au niveau de la vessie ou du rectum.

Une fois disséminées dans les autres organes, les cellules continuent de croître et forment des métastases du cancer de la prostate.

Le facteur de risque le plus courant pour le cancer de la prostate est l’âge, mais d’autres facteurs comme l’alimentation et les antécédents familiaux peuvent également joue un rôle.

L’incidence du cancer de la prostate est faible au Japon et modérée en Amérique Centrale et en Afrique de l’Ouest. L’incidence est plus élevée en Amérique du Nord et en Europe du Nord.

Selon les prédictions, le cancer de la prostate dépassera le cancer broncho-pulmonaire comme principale cause de décès chez l’homme au cours des prochaines années.

En 2005, près de 7 millions de personnes sont décédées d’un cancer et près de 11 millions de nouveaux cas ont été diagnostiqués.

Un régime alimentaire contenant trop de matières grasses pourrait ainsi favoriser le cancer de la prostate.
Les graisses animales seraient les plus néfastes, une forte consommation de viande rouge accentuerait ce risque. Les hommes qui ne mangent pas de poisson ont 2 à 3 fois plus de risque de développer un cancer de la prostate que ceux qui en consomment modérément ou en grande quantité selon une étude suédoise.

Après avoir passé en revue les habitudes alimentaires et d’hygiène de vie de patients, il paraît qu’une consommation même modérée de poisson gras (maquereau, sardine, saumon, thon…) 2 à 3 fois par semaine aurait des propriétés protectrices vis-à-vis de ce type de cancer. Mais le faible nombre de cancer recensés dans cette étude ne permet cependant pas d’apporter une conclusion définitive. La consommation de légumes de la famille des alliacées (ail, oignon, ciboulette, échalotes…) pourrait aider à prévenir ce cancer.

En Asie, le cancer de la prostate est relativement faible. Ce phénomène pourrait s’expliquer par la forte consommation de soya. Il se peut que les isoflavones contenues dans le soya expliquent cet effet protecteur.

Dépister pour mieux diagnostiquer

Le pronostic dépend très largement du grade de la tumeur, évaluée à l’aide de la classification de Gleason.

Le score de Gleason : méthode la plus largement utilisée aujourd’hui pour définir le stade du cancer de la prostate.
Le score de Gleason est le principal facteur de pronostic du cancer de la prostate.

Les tests suivants sont effectués pour diagnostiqués le cancer de la prostate :

  • Le toucher rectal ;
  • Le taux de PSA : Il s’agit d’une analyse sanguine très simple pour mesurer le taux d’une substance connue sous le nom d’antigène prostatique spécifique. Toutefois ce test n’est guère concluant car certain hommes atteints d’un cancer de la prostate n’ont pas un taux de PSA élevé alors que 2/3 des hommes dont le taux de PSA est élevé n’ont pas de cancer de la prostate.

Bien que ces tests puissent révéler la présence d’un cancer de la prostate le seul moyen d’établir un diagnostic définitif est de pratique une « Biopsie » qui permet au médecin d’examiner les cellules de la prostate au microscope. La biopsie prostatique est réalisée par un urologue ou un radiologue.

  • L’échographie endorectale de la prostate : C’est un examen qui explore la prostate à l’aide d’une sonde à ultrason à travers la paroi rectal.

L’évolution de la maladie dépend essentiellement du stade de la maladie au moment du diagnostic. Lorsque le cancer est limité à la prostate, la probabilité de guérison après traitement est très élevée. Lorsque le cancer a franchi les limites de la prostate, le pronostic est moins bon.

Les traitements

En cas de cancer localisé, il existe 3 types de traitement.

  • La prostatectomie radicale : Ablation de la prostate ;
  • La radiothérapie externe : Rayons envoyés depuis l’extérieur du corps ;
  • La brachythérapie : Implantation dans la prostate de grains radioactifs qui vont détruire les cellules cancéreuses. La brachythérapie a fait la preuve de son efficacité au États-Unis, elle est en cours d’évaluation en France ;
  • La chimiothérapie ;
  • L’orchicectomie : Chirurgie qui consiste à retirer les testicules afin de priver les cellules cancéreuses de la testostérone ;
  • La cryochirurgie : Pour certain cancer de petite taille ou pour des lésions précancéreuses, on utilise parfois un froid intense afin de geler et tuer les tissus concernés.

Après une cystoprostatectomie (ablation de la vessie et de la prostate), une urétérostomie est pratiquée. C’est l’abouchement des uretères à l’aide d’un segment d’iléon a la paroi abdominale, pour ensuite récolter l’urine provenant des reins directement dans une poche.

Cette opération pour des raisons techniques entraîne parfois des troubles de l’érectilité chez l’homme.

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