Mars 2010 : mobilisation contre le cancer colorectal

Communiqué de presse de notre partenaire, ADK 92, sur le dépistage du cancer colorectal

Le cancer colorectal est fréquent et grave. Avec plus de 37 000 nouveaux cas estimés en 2005, c’est le
3ème cancer en termes de fréquence (derrière les cancers de la prostate et du sein). Il représente, avecprès de 17 000 décès annuels, la deuxième cause de décès par cancer après celui du poumon.



Le programme de dépistage organisé du cancer colorectal mis en place par le ministère de la santé
s’adresse, tous les deux ans, aux hommes et aux femmes âgés de 50 à 74 ans. Chacune de ces
personnes reçoit à domicile un courrier à présenter à son médecin traitant. Celui-ci lui remet, s’il n’y a
pas de contre-indication, un test Hémoccult® (test de recherche de sang dans les selles) gratuit, simple et à faire chez soi.

L’objectif est de détecter les cancers du côlon et du rectum à des stades précoces. Il permet aussi de
repérer des polypes avant qu’ils n’évoluent vers un cancer et donc de réduire la mortalité.

La réussite du programme dépend du taux de participation de la population cible et de la précocité du
dépistage. Plus cette participation sera forte, plus le gain en termes de survie sera grand.

Schématiquement, avec 100% de participation on peut attendre 40% de baisse de la mortalité. Celle-ci
ne diminuera que de 20% si seulement la moitié de la population participe et de 10% si une seule
personne sur 10 se fait dépister.

Le dispositif est généralisé depuis 2009 à l’ensemble des départements français. Pour contribuer à
l’augmentation du taux de participation, un mois national de mobilisation contre le cancer colorectal
a été lancé en mars dernier par l’Institut National du Cancer et le Ministère de la Santé.

Le
rôle des structures de coordination

Le dispositif de dépistage organisé est géré au niveau de chaque département par des structures de
coordination, en fonction d’un cahier des charges paru au Journal officiel. Elles appliquent la stratégie
nationale de dépistage du cancer colorectal en lien avec les médecins généralistes et les gastroentérologues.

Dans les Hauts-de-Seine la structure de coordination s’appelle ADK 92. Régie par la loi du 1er juillet
1901, elle est présidée par le Professeur Jacques Rouëssé et dirigée par le Dr Sophie Dehé.
ADK 92 réunit des représentants de l’Assurance maladie, du Conseil Général, des diverses catégories professionnelles concernées, de la Ligue contre le Cancer, des organismes responsables de la santé et des associations d’usagers.

Son objectif : réunir les conditions humaines, matérielles et financières nécessaires à la réussite du
dépistage organisé.

Ses missions sont multiples, parmi lesquelles :

- Informer et sensibiliser le public,
- Inviter les personnes cibles,
- Former les médecins généralistes sur le dépistage du cancer colorectal,
- Gérer les relations avec les professionnels de santé et les personnes dépistées,
- Evaluer la qualité du programme et transmettre les statistiques aux professionnels.

Quelques chiffres

Dans les Hauts-de-Seine, le dépistage organisé du cancer colorectal est mis en place depuis septembre 2007. Il concerne les 332 000 personnes âgées de 50 à 74 ans.

Près de 1 000 médecins généralistes ont été formés à la prescription du dépistage.
En 2009, 16 532 tests de dépistage ont été réalisés, et déjà 28 cancers et 117 adénomes ont été
détectés.

La participation s’élève ainsi à 22%, l’objectif étant de parvenir rapidement à 50% pour ce dépistage
encore méconnu. C’est un minimum pour voir diminuer significativement l’impact du cancer colorectal
parmi les Alto séquanais.

En 2010, la deuxième campagne débute. Les habitants de la moitié Nord du département seront invités en premier. Ceux du Sud recevront leurs courriers à partir de début 2011. Néanmoins, toute personne du département qui n’a pas réalisé de dépistage gratuit depuis 2 ans peut demander une prise en charge à ADK 92 au : 0800 800 444

Des traitements contre le cancer plus ciblés 2010

A l'occasion de la Journée mondiale sur le cancer, les dernières avancées en matière de recherche sur cette maladie ont été dévoilées. Comme l'explique Le Figaro (page 13), "les nouvelles approches permettent désormais de guérir ou de contrôler l'évolution de la maladie".

Le cancer n'en est pas pour autant éradiqué, souligne L'Humanité (page 9). Avec plus de 12 millions de nouveaux cas annuels dans le monde, le cancer constitue la première cause de mortalité. Tous les ans, en effet, 7,6 millions de personnes décèdent de cette pathologie.

Pourtant, déplore l'Union internationale contre le cancer (UICC), 40 % des tumeurs pourraient être évités par "des mesures simples". L'arrêt du tabac et la limitation de l'alcool, une pratique régulière du sport ou encore une alimentation saine permettraient de ralentir fortement l'apparition de tumeurs malignes.

Comme le rapporte Le Figaro, dans le monde, "les cancers du poumon sont de loin les plus meurtriers avec 1,3 million de victimes, suivis par ceux de l'estomac (803.000 décès), du côlon et du rectum (639.000), du foie (610.000) et du sein (519.0000)."

Selon le quotidien, la moitié des 330 000 nouveaux cas de cancers recensés chaque année en France se guérit. Mais d'ici à dix ans, estime le président de l'Association pour la recherche sur le cancer, Jacques Raynaud, "on devrait arriver à un taux de 60%".

Actuellement, la chirurgie représente le premier des traitements. "Mais les thérapies dites ciblées sont de plus en plus étudiées, éventuellement associées avec des chimiothérapies classiques", observe Le Figaro. Dans le même temps, les chercheurs se penchent sur le décryptage des cartes d'identité génétique des tumeurs afin de "prédire chez un patient donné le pronostic de la maladie et/ou la sensibilité à certains traitements".

En ce qui concerne le traitement du cancer du sein, d'énormes progrès ont été réalisés. Même si cette maladie est encore responsable de 10.000 décès par an, le taux de survie, cinq ans après les premiers signes, est estimé à 85%. La réduction de cette mortalité s'explique aussi par une meilleure information des femmes et un traitement précoce.

Un diagnostic précoce augmente les chances de survie. C'est le cas pour le cancer de la prostate de plus en plus dépisté grâce à l'antigène spécifique prostatique (PSA). De la sorte, en 2009, plus de 70.000 cas ont été détectés en France.

Toxicomanie : les trois tendances
Un rapport rendu public hier par l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) "confirme trois tendances apparues année après année" en matière de drogues, rapporte Libération (page 28). La première est la banalisation du cannabis entre 1999 et 2009. Avec 1,2 million de fumeurs réguliers et 550.000 fumeurs quotidiens, son usage est désormais massif et stable, remarque le quotidien.

L'autre tendance traduit une "démocratisation" de la cocaïne au cours des années 2000, ajoute Le Figaro (page 12). Le niveau d'expérimentation de cette drogue a triplé entre 1992 et 2005, passant de 1,2% à 3,8%. Cette "popularité" a désormais pénétré les milieux sociaux les plus hétérogènes.

Dernière tendance, indique Le Monde (page 8), "le retour en grâce de l'hé­roïne". Elle avait disparu dans les années 1990, notamment grâce à l'introduction de traitements de substitution, comme la méthadone. Elle réapparaît à partir de 2006. La disparition de sa mauvaise image est pour beaucoup dans ce retour. Dé­sormais, elle n'est plus associée au côté "junkie", en partie parce que de nouveaux modes de consommation lui sont associés : désormais, elle n'est plus injectée mais fumée. Mais les risques d'overdose existent toujours.

Frédéric Lavignette

La Vitamine D préventive du cancer 2010

La VITAMINE D, comme la Vitamine C, anti-cancer? L'idée fait son chemin... En tous cas, que ce soit pour le cancer ou d'autres maladies comme les maladies cardio-vasculaires ou le rachitisme, une carence est à éviter.

"(...) Plusieurs études scientifiques récentes tendent à montrer que les niveaux de vitamine D pourraient aussi jouer un rôle dans la prévention des maladies cardiaques et de certains cancers.



Quarante experts de différents pays et spécialités, emmenés par David Servan-Schreiber, ont lancé un appel pour sensibiliser les pouvoirs publics au développement de la recherche sur le rôle de la vitamine D et mobiliser les médecins.



«On est là pour accélérer le mouvement, parce que c'est un déficit simple à corriger», a expliqué à l'AFP David Servan-Schreiber, précisant qu'aux États-Unis, où il enseigne, l'utilisation du test sanguin permettant d'évaluer le niveau de vitamine D est en forte augmentation.



La vitamine D a la particularité d'être peu présente dans l'alimentation (essentiellement dans les poissons gras). Elle est surtout synthétisée par la peau sous l'effet des rayons ultraviolets.

Une exposition au Soleil - «raisonnable», insistent les spécialistes - est donc une façon simple de recharger ses batteries. À condition que le Soleil veuille bien se montrer..."

À la sortie de l'hiver, le moral est souvent dans les chaussettes mais aussi le taux de vitamine D, alertent une quarantaine de spécialistes. Ils soulignent que les trois-quarts des Européens manquent de cette vitamine, qui pourrait pourtant nous protéger de certaines maladies.

Les parents la connaissent bien puisqu'on en donne aux enfants pour éviter le rachitisme. On associe aussi spontanément la vitamine D au traitement de l'ostéoporose parce que c'est elle qui permet une bonne absorption du calcium.

Mais plusieurs études scientifiques récentes tendent à montrer que les niveaux de vitamine D pourraient aussi jouer un rôle dans la prévention des maladies cardiaques et de certains cancers.

Quarante experts de différents pays et spécialités, emmenés par David Servan-Schreiber, ont lancé jeudi un appel pour sensibiliser les pouvoirs publics au développement de la recherche sur le rôle de la vitamine D et mobiliser les médecins.

«On est là pour accélérer le mouvement, parce que c'est un déficit simple à corriger», a expliqué à l'AFP David Servan-Schreiber, précisant qu'aux États-Unis, où il enseigne, l'utilisation du test sanguin permettant d'évaluer le niveau de vitamine D est en forte augmentation.

La vitamine D a la particularité d'être peu présente dans l'alimentation (essentiellement dans les poissons gras). Elle est surtout synthétisée par la peau sous l'effet des rayons ultraviolets.

Une exposition au soleil -«raisonnable», insistent les spécialistes- est donc une façon simple de recharger ses batteries. À condition que le soleil veuille bien se montrer...

Faudrait-il proposer systématiquement une supplémentation en vitamine D ? «Il y a encore besoin d'études, même s'il y a un faisceau d'arguments très important», a reconnu Jean-Claude Souberbielle (hôpital Necker).

En revanche, chez les sujets âgés, «on sait clairement» que la vitamine D, en agissant sur les muscles, permet de réduire le risque de chutes, a-t-il indiqué.

Des études fondées sur l'observation ont montré par ailleurs qu'une carence en vitamine D était liée à un risque nettement accru de maladies cardiovasculaires.

Une étude présentée fin novembre 2009 à la conférence annuelle de «l'American Heart Association» a ainsi montré que les sujets avec de très faibles teneurs de vitamine D ont 45% plus de probabilités de développer une maladie coronarienne et 78% plus de risque de subir une attaque cérébrale.

Une des explications pourrait être un effet de réduction «très modeste mais significative» de la vitamine D sur la pression artérielle chez les sujets hypertendus, selon le Dr Souberbielle.

D'autres études d'observation ont également montré que des niveaux élevés de vitamine D sont associés à une réduction du risque de cancer du côlon, dont le projet Epic coordonné par le Centre international de recherches sur le cancer, et du sein.

À contrario, une étude d'intervention (Women's Health Study) n'a pas montré de réduction du risque de cancer avec un apport quotidien de vitamine D. Mais la dose utilisée dans cette étude était faible.

La vitamine D a aussi une action immunomodulatrice. Elle semble ainsi avoir des effets sur les infections, comme la grippe, et sur des maladies auto-immunes comme la sclérose en plaques ou le diabète de type 1. «On ne va surtout pas remplacer les traitements de fond», a souligné le Dr Souberbielle, mais on peut espérer apporter une amélioration supplémentaire.

Traitement cancer du pumon 2010

Traitement
Le traitement dépendra du type de cancer du poumon que vous avez, et du stade où il en est (degré de gravité). Les traitements possibles incluent:

Chirurgie
Il existe plusieurs types de chirurgie:
• Pneumonectomie : ablation complète d'un poumon
• Lobectomie : ablation d'une partie (lobe) du poumon
• Résection cunéiforme périphérique : ablation d'une partie du lobe du poumon
• Chirurgie au laser : destruction des cellules cancéreuses d'une tumeur au moyen d'un rayon laser à forte intensité
Radiothérapie
La radiothérapie utilise des rayonnements à forte intensité pour tuer les cellules cancéreuses. Elle peut être administrée par un appareil qui dirige les rayons vers votre tumeur, ou par un petit implant radioactif inséré dans la tumeur, ou à proximité.
Chimiothérapie
La chimiothérapie implique la prise de médicaments anti-cancer, par voie orale ou par injection.
À quoi puis-je m'attendre?
Un diagnostic de cancer du poumon peut faire peur; il est normal de se sentir bouleversé. Ce à quoi vous pouvez vous attendre dépendra de votre situation personnelle : type de cancer du poumon que vous avez, moment où il a été détecté, progression dans d'autres parties du corps, etc.
Le diagnostic et le traitement du cancer du poumon s'améliorent, ce qui signifie que les patients ont de meilleures chances de se rétablir et de vivre plus longtemps. Cependant, le cancer du poumon demeure l'un des plus mortels - le taux de survie des patients du cancer du poumon après 5 ans est de 17 % chez les femmes et de 14 % chez les hommes (ce qui signifie que 5 ans après leur diagnostic, seulement 17 % des femmes et 14 % des hommes sont encore vivants).
Il est important pour les personnes qui ont le cancer du poumon de savoir à quoi s'attendre et de planifier l'avenir. Demandez à votre médecin de vous expliquer la gravité de votre cas, vos options et ce à quoi vous devriez vous attendre. Vous devez aussi vous rappeler que le cancer du poumon prend plusieurs formes, et que le pronostic et le traitement peuvent varier d'un patient à l'autre - c'est pourquoi il est important de parler avec votre médecin.
Comment puis-je prévenir le cancer du poumon?
• Ne fumez pas. Si vous êtes fumeur, arrêtez de fumer : Choisir de ne pas fumer est le meilleur moyen de prévenir le cancer du poumon. Si vous êtes fumeur, écrasez. Si vous avez déjà essayé d’arrêter de fumer et n’avez pas réussi, essayez de nouveau. Dès que vous cessez de fumer, votre risque de cancer du poumon diminue. Plus vous cessez tôt, plus vous réduisez votre risque. Il n’est jamais trop tard; découvrez comment cesser de fumer dès maintenant.
• Évitez la fumée secondaire: Assurez-vous de ne pas respirer la fumée des autres, à la maison et au travail. Découvrez comment aider un être cher à cesser de fumer.
• Évitez tout contact avec le radon, un gaz invisible et inodore qui peut causer le cancer du poumon.
• Évitez tout contact avec l’amiante, un minéral ininflammable utilisé dans les matériaux isolants, les garnitures de frein et d’autres produits. L’amiante peut causer le cancer du poumon et le mésothéliome, un cancer de la membrane pulmonaire.

Traitement du cancer du foie 2010

le pronostic d’un cancer du foie varie selon plusieurs paramètres : cancer primitif ou non, extension de la tumeur, taille de la tumeur, nombre de tumeurs, état général du malade, présence de métastases…

Risques
Les facteurs qui augmentent le risque de développer ce cancer comportent les suivants :
• infection au virus de l'hépatite B (VHB) ou au virus de l'hépatite C (VHC)
• aflatoxines (toxines provenant d'un champignon qui vivent dans le sol et poussent sur les aliments)
• consommation excessive d'alcool, généralement en causant une cirrhose
• cirrhose du foie (une forme de maladie du foie) qui survient à la suite de la consommation d'alcool ou d'une infection
Détection précoce
La détection précoce signifie qu'on a décelé un cancer ou une affection précancéreuse dès les premiers stades. Dans la plupart des cas, la détection précoce du cancer augmente les chances que le traitement réussisse.
La transplantation hépatique ou greffe du foie
• La transplantation hépatique représente le traitement de cancer du foie primitif dans certains cas spécifiques.
• Il ne peut être proposé que pour les tumeurs de petites tailles
• Les résultats sont très satisfaisants : le taux de récidive à 5 ans est de l’ordre de 15%
• Les délais d’attente sont très longs
La chirurgie
• Lorsque la transplantation hépatique est impossible, une intervention chirurgicale peut être envisagée.
• L’intervention consistant en une ablation partielle, dépend de la taille et de la localisation de la tumeur, de l’état général du malade….
• L’intervention est envisagée afin de préserver un maximum de tissu sain.
• La surveillance du dosage sanguin de l' alpha foeto protéine, l’ AFP, après l’intervention chirurgicale permet de vérifier le risque de récidive.

L’alcoolisation ou la destruction par radio fréquence

Lorsque la chirurgie ou la transplantation hépatique ne sont pas indiquées, d’autres traitements peuvent être proposés.
L'alcoolisation, ou la destruction par radio-fréquence, sont des techniques plus récentes qui permettent une destruction plus spécifique de la tumeur.
La chimiothérapie par embolisation

La chimiothérapie par embolisation s’effectue en introduisant un médicament dans les artères du foie tout en supprimant l’apport sanguin de la tumeur.

Cancer du colon traitement 2010

imgClassification

Les facteurs pronostiques comme notamment le degré d'envahissement tumoral transpariétal et ganglionnaire et la présence ou non de métastases ont été intégrés dans des classifications. Le standard pour la classification post-thérapeutique des cancers du côlon est représenté par les classifications UIIC - AJCC, Astler - Coller et Dukes dont l'utilisation facilite la décision thérapeutique.

1 - Classification commune UICC (TNM) et AJCC

Tumeur primitive (T) :
- TX : tumeur non évaluable,
- TO : pas de tumeur sur le prélèvement,
- Tis : carcinome in situ,
- T1 : atteinte de la sous-muqueuse,
- T2 : atteinte de la musculeuse,
- T3 : atteinte de la sous-séreuse, de la séreuse ou de la graisse péricolique,
- T4 : atteinte de la cavité péritonéale à travers la séreuse ou extension par contiguïté à un organe de voisinage à travers la séreuse.

Adénopathies régionales (N) :
- NX : adénopathies non précises,
- N0 : pas d'adénopathies régionales,
- N1 : 1 à 3 adénopathies péricoliques métastatiques,
- N2 : 4 ou + adénopathies péricoliques métastatiques,
- N3 : adénopathies centrales (des troncs vasculaires) métastatiques.

Métastases à distance (M) :
- MX : non précisé,
- M0 : pas de métastases,
- M1 : métastases.

Tumeur résiduelle (R) (AJCC) :
- RO: berges de résection microscopiquement indemnes de tumeur résiduelle,
- R1 : berges de résection microscopiquement envahies,
- R2 : tumeur résiduelle macroscopique (constatation chirurgicale).

Regroupement en stades :
- stade I : T1 N0M0, T2N0M0,
- stade Il : T3 N0M0, T4 N0M0,
- stade III: quel que soit le T, N1, N2 ou N3, M0,
- stade IV: quel que soit le T ou le N, M1 .

2 - Classification de Dukes

Elle a été adaptée pour le cancer du côlon par Kirklin.
- Stade A : atteinte de la muqueuse ou de la sous- muqueuse ou de la musculeuse sans atteinte de la sous-séreuse.
- Stade B : atteinte transpariétale au-delà de la sous-séreuse.
- Stade C : envahissement ganglionnaire.

3 - Classification de Astler-Coller (Dukes modifié)

Elle a été adaptée par Turnbull pour ajouter le stade D {invasion de voisinage ou métastases) [TURNBULL 1967].
- Stade A : atteinte muqueuse ou sous-muqueuse.
- Stade B1 : atteinte de la musculeuse sans atteinte de la sous-séreuse .
- Stade B2 : atteinte de la musculeuse avec atteinte de la sous-séreuse ou de la séreuse ou au-delà .
- Stade C1 : B1 avec envahissement ganglionnaire.
- Stade C2 : B2 avec envahissement ganglionnaire.
- Stade D : métastases.

4 - Correspondances entre Astler-Coller et TNM

- A : T1N0M0
- B1 : T2N0M0
- B2 :T3N0M0, T4N0M0,
- C1 : T1N1 ou N2 ou N3M0, T2N1 ou N2 ou N3M0,
- C2 : T3N1 ou N2 ou N3M0, T4N1 ou N2 ou N3M0,
- D : M1, quel que soit le T ou le N

imgTraitement

1 - La coloscopie totale

La coloscopie tient une place de choix dans la thérapeutique des cancers du côlon car tout au long de la maladie on pourra avoir recours à cette technique. L'examen doit être réalisé sous anesthésie.

Un polype sur dix devenant cancéreux, il est admis que tout polype doit être ôté. Cette ablation est fonction de sa taille :
- Biopsie exérèse à la pince
- Exérèse à la pince "chaude"
- Polypectomie à l'anse diathermique

L'endoscopie n'a qu'une place limitée : l'endoscopie aura assuré le diagnostic et montré la présence de polypes associés, permettant d'indiquer au chirurgien la longueur de sa résection. On n'aura recours à elle qu'en cas de sténose colique.

2 - Traitement chirurgical des cancers non compliquées

Le traitement des formes localisées du cancer du côlon est chirurgical. Il a pour but l'exérèse colique segmentaire de la tumeur primitive avec des marges de colon sain et l'ablation des différents relais ganglionnaires.

3 - Traitement chirurgical des cancers compliqués

Le traitement sera fonction de l'état général du patient et de la localisation de la tumeur. Quand la tumeur envahit les organes du voisinage, la résection se fait en bloc.

4 - Chimiothérapie

Quand la résection complète n'est pas possible, la chimiothérapie est le traitement de référence, dans une optique palliative. Deux associations 5-FU-AF (niveau de preuve A) et/ou 5-FU-MTX (+/-AF) (niveau de preuve A) ont une efficacité supérieure au 5-FU seul administré en bolus intraveineux en termes de réponse et de toxicité induite, une seule (5-FU-MTX +/- AF) déterminant une amélioration statistiquement significative de la survie.
Les perfusions intraveineuses continues de 5-FU (niveau de preuve B) ou le raltitrexed (niveau de preuve C) représentent une option compte tenu de l'efficacité comparable avec l'association 5-FU-AF.

Pour les cancers du colon stade C, la chimiothérapie adjuvante est un standard (niveau de preuve A). Les associations 5 fluoro-uracile-acide folinique (niveau de preuve A) ou 5 fluoro-uracile-lévamisole sont des options (niveau de preuve B). Pour les cancers du colon du stade B, il n'y a pas de standard pour le traitement adjuvant. L'utilisation d'une chimiothérapie au stade B2 reste du domaine de l'essai thérapeutique.

FU : Fluoro-Uracile
AF : Acide Folinique
MTX : Méthotrexate

Niveaux de preuve décrits

Niveau A : il existe une étude, type métaanalyse "bien faite" ou plusieurs essais thérapeutiques "biens faits" dont les résultats sont cohérents.
Niveau B : il existe des études, type essais thérapeutiques, études quasi expérimentales ou comparaisons de populations dont les résultats ne sont pas cohérents dans l'ensemble.
Niveau C : il existe des études, type essais thérapeutiques, études quasi expérimentales ou comparaisons de populations dont les résultats sont cohérents dans l'ensemble.
Niveau D : il n'existe pas de données ou seulement des séries de cas.
Accords d'experts : il n'existe pas de données pour la méthode concernée mais l'ensemble des experts est unanime

cancer des os traitement 2010

Le chondrosarcome fait partie des cancers des os, mais cette tumeur osseuse a la particularité de se développer à partir des cellules du cartilage. Contrairement aux autres cancers des os, le chondrosarcome ne répond pas à la chimio ni à la radiothérapie. La guérison passe donc exclusivement par la chirurgie.


Un cancer des os
Les cancers primitifs des os se développent à partir de tissus osseux, fibreux ou cartilagineux. Le chondrosarcome est une tumeur qui se développe à partir des cellules du cartilage.

Il s'agit d'un des deux plus fréquents cancers primitifs des os, avec l'ostéosarcome. Le chondrosarcome touche essentiellement des adultes à partir de l'âge de 30 ans. Les cartilages les plus souvent atteints correspondent aux os les plus volumineux comme le fémur, le tibia l'humérus, mais aussi le pelvis. Les régions les plus fréquemment concernées sont donc les bras, les jambes et le bassin. Toutefois, n'importe quel os peut être touché.

Les chondrosarcomes peuvent se développer soit spontanément, soit à partir d'une petite tumeur bénigne préexistante dont ils vont compliquer l'évolution.

Par ailleurs, on distingue deux types de tumeurs : les plus nombreuses sont à croissance lente ou à bas degré de malignité, ce qui signifie que le risque de métastases est faible. L'autre type de tumeur présente un haut degré de malignité et a tendance à se disséminer, à métastaser.
Quels sont les symptômes du chondrosarcome ?
La douleur osseuse et la tuméfaction sont les premiers symptômes du chondrosarcome. Lorsque la tumeur prend beaucoup de volume, celle-ci peut comprimer les organes voisins et parfois même provoquer une fracture osseuse, d'autant plus facilement que les cellules cancéreuses fragilisent aisément les os.
Sarcome d'Ewing : un cancer primitif des os
Le sarcome d'Ewing fait partie des cancers primitifs des os, c'est-à-dire que les cellules cancéreuses ont pour origine le tissu osseux, et que ce ne sont pas des métastases d'un cancer situé ailleurs dans un autre organe.

Le sarcome d'Ewing a la particularité de toucher plus souvent les hommes que les femmes. Par ailleurs, il se développe surtout chez l'enfant, entre 10 et 15 ans, plus rarement chez l'adulte jeune jusqu'à 25 ans.
Les cellules cancéreuses atteignent généralement les os longs comme le fémur et le tibia. C'est ainsi que le sarcome d'Ewing concerne plus souvent les bras et les jambes, même si ce cancer peut atteindre n'importe quel os.

Cancer des os : quels sont les symptômes du sarcome d'Ewing ?
Les symptômes sont typiquement ceux des cancers des os : l'os cancéreux est douloureux et tuméfié. De plus, il est fragilisé et risque de se briser au moindre choc.
Lorsque les tumeurs progressent, elles peuvent parfois aller jusqu'à affecter l'os sur toute sa longueur.

Le diagnostic du sarcome d'Ewing repose sur la radiographie mais nécessite également une biopsie de confirmation. On ponctionne des cellules dans la zone suspecte afin de les examiner et de déterminer précisément leur nature cancéreuse. La ponction est facilitée par des examens, scanner et IRM, lesquels permetent de localiser finement les tumeurs. Ces examens d'imagerie aident également lors du diagnostic en indiquant la taille précise des tumeurs.

CANCER DU SANG NOUVEAU TRAITEMENT 2010


Un lymphome est un cancer du sang qui se développe dans le système lymphatique et qui peut s'installer dans n'importe quelle partie du corps. La fréquence de ce cancer a doublé en vingt ans. Le problème majeur avec le lymphome est l'absence de symptômes spécifiques, essentiels pour un dépistage précoce...
Qu'est-ce que le système lymphatique ?
Le système lymphatique constitue un réseau de vaisseaux et de ganglions qui s'étend à travers tout l'organisme. Il est à l'origine des lymphocytes ou globules blancs, cellules clés de notre système de défenses immunitaires. Ce système protège donc le corps des maladies et des infections. Les vaisseaux lymphatiques drainent un liquide appelé la lymphe qui véhicule les lymphocytes et c'est dans les ganglions lymphatiques notamment que sont extraits les virus, les bactéries et autres substances étrangères. Ainsi par exemple lors d'un rhume, on peut sentir des ganglions gonflés au niveau de la gorge, reflet de leur travail contre l'infection.
Des lymphocytes au lymphome
Il arrive parfois que des lymphocytes anormaux soient produits. Ceux-ci peuvent alors s'accumuler et former des tumeurs. En empruntant le réseau lymphatique, ces tumeurs sont susceptibles de s'installer dans n'importe quelle partie du corps. L'autre problème majeur rencontré avec ce cancer est le manque de spécificité de ses symptômes, ce qui est en défaveur d'un diagnostic précoce, essentiel pour améliorer la prise en charge.

Le signe le plus fréquent est la détection de ganglions enflés, parfois douloureux, souvent au niveau du cou ou des aisselles. Mais les symptômes dépendent très largement de la localisation du ganglion atteint. Ainsi, au niveau de l'aine, le lymphome peut se manifester par des jambes lourdes et des chevilles gonflées. Au niveau de l'abdomen par une gêne abdominale, des ballonnements, voire des douleurs lombaires.
L'Association France lymphome espoir précise que d'autres symptômes généraux sont fréquemment rapportés, notamment des frissons, de la fièvre, des sueurs nocturnes, une perte de poids inexpliquée, une fatigue et des démangeaisons.
Aucun d'entre eux n'étant spécifique, le signal indiquant qu'une consultation s'impose est leur persistance et le fait qu'ils soient inexpliqués.

LES MOLECULES DE L’ESPOIR

"Pour ouvrir une porte, on peut procéder de différentes manières, selon les moyens dont on dispose : donner un grand coup de pied dedans pour la défoncer ou glisser la clé dans la serrure quand on a la chance de l’avoir".

Par ces propos, le Prof. Jill-Patrice CASSUTO, chef du service d’hématologie au CHU de Nice, illustre la situation des thérapeutiques contre les cancers du sang, dont les deux plus fréquents : les lymphomes (10.000 nouveaux cas par an en France, 150 sur la région PACA EST) et les leucémies aiguës (respectivement 2000 et 40).

D’un côté la chimiothérapie qui détruit les mauvaises cellules mais n’épargne pas non plus les bonnes ; de l’autre, la thérapie ciblée qui concentre ses effets sur les molécules ou les mécanismes déréglés dans les cellules tumorales. La 2ème prend le pas aujourd’hui sur la 1ère pour le plus gand bénéfice des malades qui peuvent ainsi espérer une réduction des effets secondaires de la chimiothérapie. Mais ce recours aux thérapies ciblées a un préalable : dresser un portrait-robot le plus précis possible de la maladie.

UN PATIENT, UN TRAITEMENT

Autrement dit, analyser l’expression de ces marqueurs du cancer qui vont permettre de l’atteindre spécifiquement : "il faut éviter de donner le même médicament à tous les patients atteints de leucémie ou de lymphome. Car ces termes ne veulent en réalité pas dire grand chose. Chaque patient a des caractéristiques différentes, avec des marqueurs cellulaires distincts ; et le pronostic, comme les thérapeutiques, varient selon l’expression de ces marqueurs", rapporte le Prof. Nicolas MOUNIER, hémato-oncologue à l’hôpital de l’Archet 1 à Nice.

Pour réaliser ces analyses, le CHU de Nice dispose d’un plateau technique du plus haut niveau, permettant de réaliser des biopsies des ganglions profonds et des atteintes osseuses sous scanner. "On étudie sur les tissus ainsi prélevés l’expression des protéines, mais aussi des gènes."

Et c’est à l’issue de ces analyses que le choix du traitement est décidé de façon concertée par une dizaine de spécialistes (ces réunions de concertation pluridisciplinaire d’onco-hématologie au cours desquelles le dossier du patien est épluché par divers spécialistes sont uniques à Nice, les plus proches se tenant à Marseille.)

Chaque patient bénéficie d’une prise en charge individualisée. Celle-ci puise dans un arsenal thérapeutique qui ne cesse de s’enrichir de nouvelles molécules ; certaines sont déjà commercialisées, d’autres sont encore à l’étude, mais les patients suivis à l’hôpital de l’Archet/Nice peuvent déjà en bénéficier, comme l’explique le Prof. MOUNIER : "La particularité de notre service est de proposer aux patients, en plus des traitements conformes aux référentiels nationaux, de participer, s’ils le souhaitent à des essais thérapeutiques avec de nouveaux agents innovants, plus efficaces. Plus de 10% de nos patients parviennent à intégrer ces essais, ce qui permet d’augmenter leur chance de guérison"

Reste le nerf de la guerre : l’argent

"Ces diagnostics coûtent cher car ils ne sont pas tous couverts par la nomenclature. Aujourdh’hui nous sommes inquiets quand à leur financement".

Inquiets, mais décidés à tout faire & mettre en oeuvre pour que le cancer ne regagne pas du terrain. (Article de Nancy Cattan)

Encadré dans l’article : LES MOLECULES DE L’ESPOIR

Si plus d’un patient sur deux atteint par un cancer du sang parvient désormais à guérir, on peut espérer que ce chiffre continue de grimper dans les années à venir. Un espoir fondé sur les progrès thérapeutiques qui se traduisent par la mise sur le marché d’une molécule nouvelle tous les ans. Les lymphomes font partie des grands bénéficiaires de ces évolutions.

"Grâce aux anticorps monoclonaux ciblant les molécules de surface des cellules tumorales, on a obtenu un grain de suvie de 10 à 15% dans les cas de lymphomes. Depuis peu, on dispose d’anticorps encore plus efficaces car totalement humanisés et donc parfaitement tolérés", explique le professeur Nicolas MOUNIER.

Une petite révolution puisque ces molécules étaient jusqu’à un passé encore proche des hybrides "homme-souris". D’autres médicaments, très prometteurs, sont en cours d’étude, qui modifient toute la machinerie des cellules tumorales. Les leucémies aigües, qui restent aujourd’hui les cancers du sang les plus graves, ne sont pas de reste. "Grâce aux traitements ciblés qui permettent de guider la chimiothérapie jusqu’aux cellules cancéreuses, on parvient à réduire les récidives dans les situations les plus difficiles. L’obtention de ces rémissions sont essentielles pour préparer le patient à la greffe de la moelle".

Un autre espoir solide repose sur de nouveaux médicaments en comprimés qui inhibent l’action de protéines anormales augmentant l’agressivité du cancer.



Nouveau Traitement pour le cancer du poumon 2010


Chirurgie
La décision de recourir à la chirurgie dépendra de la taille de la tumeur et de l’endroit où elle se trouve. Au cours de l’intervention, on procédera à l’ablation totale ou partielle de la tumeur et de certains tissus sains environnants. L’intervention sera pratiquée sous anesthésie générale (vous serez endormi) et vous serez hospitalisé durant plusieurs jours après l’opération.

La chirurgie est surtout utilisée pour traiter les cancers du poumon non à petites cellules dont la taille est relativement modeste et qui ne se sont pas propagés.Habituellement, la chirurgie n’est pas indiquée pour les cancers du poumon à petites cellules, à moins que les tumeurs ne soient détectées très tôt, avant qu’elles commencent à se disséminer.

Il existe différentes interventions chirurgicales pour les cancers du poumon non à petites cellules :

· Résection cunéiforme : Le chirurgien retire la tumeur ainsi qu’une petite partie du poumon.

· Lobectomie : Le chirurgien enlève le lobe du poumon où se trouve la tumeur. Il s’agit du type de chirurgie le plus fréquemment utilisé pour le cancer du poumon.

· Pneumonectomie : Le chirurgien procède à l’ablation de tout le poumon. La fonction respiratoire sera alors assurée par le poumon restant.

Il faut parfois compter plusieurs semaines pour se rétablir complètement d’une chirurgie du poumon. Après l’intervention, il est normal d’éprouver de la douleur ou de l’inconfort. Il est également possible que de l’air ou du liquide s’accumule dans le thorax. En pareil cas, on insérera un tube pour drainer le liquide. Ces effets secondaires sont temporaires et peuvent être maîtrisés. Vous aurez probablement des exercices de toux et de respiration à faire plusieurs fois par jour.

Radiothérapie

En radiothérapie externe, on utilise un gros appareil qui permet de diriger un faisceau de rayons vers l’endroit précis de la tumeur. Le rayonnement endommage toutes les cellules qui se trouvent dans la trajectoire du faisceau – les cellules normales comme les cellules cancéreuses. En radiothérapie interne ou curiethérapie, des éléments radioactifs sont placés directement à l’intérieur ou à proximité de la tumeur.

Les effets secondaires de la radiothérapie sont habituellement légers et varient selon la partie du corps qui reçoit le traitement. Peut-être vous sentirez-vous plus fatigué qu’à l’ordinaire, aurez la diarrhée ou remarquerez que votre peau a changé d’aspect (elle peut devenir rouge ou être sensible au toucher) à l’endroit traité.

Effets secondaires de la radiothérapie

Chimiothérapie

La chimiothérapie peut être administrée sous forme de comprimés ou par injection. Les médicaments chimiothérapeutiques empêchent le développement et la propagation des cellules cancéreuses, mais ils endommagent aussi les cellules qui sont en santé. Les cellules saines pourront se rétablir avec le temps, mais dans l’intervalle, le traitement provoquera peut-être chez vous certains effets secondaires tels que : nausées, vomissements, perte d’appétit, fatigue, perte de cheveux et risque accru d’infection.

Effets secondairies de la chimiothérapie

Traitements ciblés

Les traitements ciblés reposent sur l’utilisation de médicaments ou d’autres substances pour bloquer la croissance et la propagation des cellules cancéreuses. Ces médicaments ont la faculté de s’attaquer à des types particuliers de cellules cancéreuses. On a parfois recours à un traitement ciblé pour traiter un cancer du poumon non à petites cellules qui récidive ou qui ne répond pas à la chimiothérapie. Les effets secondaires de ce type de traitement (par exemple : diarrhée, éruption cutanée, sécheresse ou irritation de la bouche, nausée et fatigue) sont généralement légers.

Thérapie photodynamique

Ce type de traitement consiste à injecter dans le sang un médicament spécial qui est absorbé par les cellules cancéreuses. Lorsqu’il est exposé à une lumière laser de haute énergie, le médicament devient actif et détruit les cellules cancéreuses. La thérapie photodynamique peut être utilisée pour traiter certains cas de cancer du poumon de stade précoce ou pour soulager les symptômes associés au blocage des voies aériennes.

Soulager la douleur

Voyez comment vous pouvez atténuer et contrôler la douleur de même que l’inconfort, les effets secondaires et le stress pendant que vous suivez vos traitements contre le cancer.

Faire face au cancer
Toutefois, quelle que soit la vôtre (cancer nouvellement diagnostiqué, traitement en cours ou rôle d’aidant auprès d’une personne atteinte de cancer), vous devrez probablement régler de nombreux problèmes pratiques, prendre des décisions difficiles et gérer toute une gamme d’émotions.

Un nouveau traitement 2010 pour le cancer de la prostate avancé

A l’occasion du Congrès européen annuel d'urologie qui a eu lieu à Stockholm, en Suède du 17 au 21 mars 2009, le laboratoire pharmaceutique suisse Ferring a annoncé le lancement européen de Firmagon (dégarélix), une nouvelle « option de traitement par hormonothérapie du cancer de la prostate avancé » indique le communiqué. Détails.
Ce nouveau traitement, assure le laboratoire Ferring dans son communiqué possède « un mécanisme d'action novateur qui se distingue des hormonothérapies habituellement utilisées »

Et d’ajouter : « administré par injection sous-cutanée », ce médicament « réduit rapidement le taux d'antigènes spécifiques prostatique (PSA) en bloquant immédiatement les récepteurs de la GnRH au niveau de la glande pituitaire. Le blocage des récepteurs élimine l'hormone lutéinisante, ce qui réduit la production de testostérone par les testicules. La croissance du cancer de la prostate étant stimulée par la testostérone, le fait de réduire les taux de testostérone peut donc ralentir la croissance des cellules cancéreuses »

Toujours selon le laboratoire, les études cliniques réalisées sur ce traitement montrent « une diminution plus rapide de la testostéronémie et du taux de PSA que la leuproréline, un des traitements actuels du cancer de la prostate avancé ».

« Il s'agit d'une nouvelle étape importante dans le traitement du cancer de la prostate avancé hormono-dépendant, où Firmagon offre une nouvelle option et un nouvel espoir à de nombreux patients » a commenté à cette occasion John Anderson, chirurgien urologue consultant au Royal Hallamshire Hospital de Sheffield, au Royaume-Uni. « Notre objectif consiste à réduire les taux de testostérone de façon rapide et durable, et ce traitement produit un effet rapide comparable à celui obtenu par la chirurgie ».

Dans les essais cliniques, le médicament « était généralement bien toléré. Les effets secondaires couramment observés sont des bouffées de chaleur, une douleur et un érythème au niveau du site d'injection, une prise de poids, de la fatigue et des douleurs dorsales » précise encore Ferring.

Précisons que le lancement européen de ce nouveau traitement fait suite à la décision de la Commission européenne d'accorder une autorisation de mise sur le marché à l'Union européenne le mois dernier.

Un nouveau traitement contre le cancer du foie inopérable 2010

La Commission européenne vient d’accorder son autorisation de mise sur le marché (AMM) au Nexavar (soranefib) dans le traitement du carcinome hépatocellulaire. C’est la forme la plus fréquente de cancer du foie, qui chaque année tue plus de 8 000 Français.

« C’est une avancée énorme pour au moins un tiers des patients diagnostiqués », souligne le Pr Jean-François Seitz, chef du service d’oncologie digestive à l’hôpital de la Timone, à Marseille. « Nous allons passer d’une aire où il n’y avait aucun traitement efficace à proposer, à celle d’un traitement médicamenteux simple (par voie orale) et efficace qui statistiquement allongera l’espérance de survie de 44%. »

Pour autant, tous les malades ne pourront en bénéficier. « Nous seront certainement confrontés à de faux espoirs », convient Jean-François Seitz. « Ce traitement sera indiqué chez des patients qui ont un carcinome hépatocellulaire et ne peuvent être traités par la chirurgie, la radiofréquence ou la transplantation hépatique. Ils devront par ailleurs présenter un fonctionnement hépatique et un état de santé général satisfaisants ».

Le soranefib est ce que l’on appelle une biothérapie. Il bloque à la fois la croissance des tumeurs, et l’angiogénèse qui lui est indispensable. Ce traitement est également reconnu pour son bon profil de tolérance. « Les effets secondaires gênants, de type diarrhées ou syndrome mains-pieds, touchent moins de 10% des patients » souligne le Pr Seitz. Rappelons que ce traitement a déjà reçu une AMM dans le traitement du cancer du rein avancé.

UCL : nouveau traitement contre le cancer 2010

Des chercheurs de l'UCL ont mis au point en collaboration avec d'autres chercheurs de l'université américaine 'Duke University' un traitement contre le cancer qui a été appliqué à ce stade à des souris et qui est complémentaire aux traitements conventionnels, comme ceux de la chimio- ou de la radio-thérapie, ont annoncé mercredi lors d'une conférence de presse le chercheur de l'UCL et au FNRS Pierre Sonveaux, qui a identifié la nouvelle approche anti-cancéreuse, et le professeur de l'UCL et maître de recherches au FNRS Olivier Feron, co-directeur de cette recherche.
Nouvelle approche 2010
Ces chercheurs sont parvenus dans un premier temps à identifier un processus de recyclage des déchets dans les tumeurs et lors d'une seconde étape à bloquer ce processus afin de détruire les cellules tumorales les plus résistantes. Ce traitement qui se base sur une nouvelle approche, permet, soit seul soit de manière combinée à la radiothérapie, de faire régresser les tumeurs cancéreuses chez les souris.
Il est le résultat d'une rechercher menée durant quatre ans principalement par l'UCL et par la Duke University. Une collaboration entre les chercheurs de l'UCL et une firme pharmaceutique sera prochainement initiée pour transformer cette stratégie thérapeutique déjà validée chez l'animal en un médicament destiné aux patients cancéreux, indique l'UCL. Au sein d'une tumeur, on distingue les cellules tumorales oxygénées, qui sont plus proches des vaisseaux sanguins, aux cellules tumorales hypoxiques, qui sont exposées à de faibles taux d'oxygène en raison de leur éloignement par rapport aux vaisseaux sanguins.
Déchet
Le traitement mis en place par les chercheurs vise à éliminer ces dernières, qui sont plus difficiles à détruire en raison justement de leur éloignement des vaisseaux sanguins qui transportent les médicaments. La survie des cellules tumorales hypoxiques est la cause de nombreuses rechute de la maladie. Si les cellules tumorales oxygénées se nourrissent de glucose et d'oxygène et rejettent du gaz carbonique, les cellules tumorales hypoxiques, qui ne reçoivent pas suffisamment d'oxygène, se nourrissent principalement de glucose et rejette du lactate, un autre type de déchet.
Les chercheurs de l'UCL ont découvert que le lactate, produit par les cellules tumorales hypoxiques, n'est pas éliminé dans la sang mais recyclé par les cellules tumorales oxygénées comme nourriture de substitution. Ils ont ensuite réalisé que les cellules tumorales oxygénées préfèrent le lactate au glucose et que de ce fait les cellules tumorales hypoxiques reçoivent tout le glucose dont elles ont besoin pour survivre. Les chercheurs ont eu alors l'idée de bloquer l'accès du lactate aux cellules tumorales oxygénées afin de perturber l'ensemble du processus de recyclage. L'objectif est de contraindre les cellules tumorales oxygénées à consommer le glucose et priver de la sorte les cellules tumorales hypoxiques de leur nourriture.
Régression majeure
En bloquant l'accès du lactate aux cellules tumorales oxygénées et en combinant ce traitement avec celui de la radiothérapie, les chercheurs ont observé une régression majeure des tumeurs chez la souris. Le nouveau traitement pourrait être utilisé pour traiter une grande variété de cancers humains puisque dans 99% des cancers, il existe des cellules tumorales hypoxiques qui produisent du lactate, ont expliqué les chercheurs de l'UCL.
La première phase des études cliniques, visant à tester la toxicité du traitement sur des humains avant son efficacité même, pourrait être lancée dans trois ou quatre ans, prévoient les chercheurs de l'UCL.

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